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L: Coin. Art. Suette. Dici. encyclop. de Dechambre

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ÉPIDÉMIOLOGIE. Fasc. II. — 5351

Poitou de 1845. Les faits de 1849 (Aisne, Seine-et-Oise, Somme, départements de l'Est) furent l'objet d'écrits de Foucart, Bucquoy, Colson, Taufflleb. De 1850 à 1881, les rapports à l’Académie deviennent réguliers. Ils émanent surtout de Gauthier de Claubry, Barth, Trousseau, Joly, Briquet.

L'épidémie de l’île d'Oléron de 1880 eut pour historiens Ardoin, Pineau, Rochard. |

En 1887, Brouardel, Thoinot, Hontang, Parmentier, Girode recueillent, au cours de l'épidémie du Poitou, des documents précieux. Enfin, en 1906, l'épidémie des Charentes a donné lieu à des recherches sur la contagiosité de la suette. On y a organisé méthodiquement la lutte contre sa dissémination (Chantemesse et Jules Renault) (').

ÉPIDÉMIOLOGIE

Nous avons vu que la suette marquait une grande prédilection pour le territoire français. Doit-on l'identifier au mal qui a sévi jusqu’en 1551 en Angleterre? C'était l'opinion de Colin qui diffère de celle d’'Ozanam, Hecker, Littré. Rayer le soupçonna, Foucart l’admettait.

Thoinot et Hontang ont dressé très exactement le bilan des atteintes de la maladie sur les diverses provinces et régions tant au xvint qu’au xix° siècle. Nous leur empruntons beaucoup des détails qui suivent :

Au xvin siècle, de 1712 à 1800, la suette a envahi 27 départements : 1° Dans le Nord, c'est le groupe de la Picardie, de la Normandie, de l'Ile de France, de la Brie et de l’'Orléanais, comprenant les départements : Pas-de- Calais, Nord, Somme, Seine-Inférieure, Eure, Calvados, Manche, Aisne, Oise, Seine-et-Oise, Seine, Seine-et-Marne, Loiret. Ce groupe a une grande importance, la suette a longtemps été la « suette des Picards »; 2° dans l'Est : l'Alsace, la Franche-Comté, la Savoie forment une série de groupes; 9° au centre : l'Auvergne à payé un tribut assez léger à la maladie; le Puyde-Dôme, l'Allier, la Creuse ont été parfois atteints. « La suette paraît y avoir fait un assez long séjour, sans beaucoup de bruit, si ce n’est à Cusset »; 4° au sud, par contre, dans le Languedoc, les ravages de l’épidémie de 1782 (Pujol) qui sévit surtout dans le Tarn, furent terribles.

Ainsi, la suette française, au xvui siècle, respecta la plus grande partie du territoire, principalement tout l'Ouest, de la Bretagne aux Pyrénées.

Pour le xix® siècle, la carte de Thoinot montre des parties blanches (indiquant les régions indemnes) beaucoup moins nombreuses. Le maln'a guère respecté que la Bretagne, à l’ouest, quelques départements de l’Or-

1. Pour lire actuellement les ouvrages les plus complets sur la suette, il faut surtout se reporter à l’article de Coin, dans le Dictionnaire de Dechambre, aux recherches cliniques de PARMENTIER (Rev. méd.), aux travaux remarquables de Thoinot (BrouaR- DEL et TaoinorT: Acad. de méd., 1887; Comm. Cons. d'Hyg. pub., 1887); TnoinoT et Hox- TANG, Rev. d'Hyg., 1887; TuoiNoT, Rev. de Méd., 1889; Art. in Traité de Méd., BROUARDEL et GILBERT, 1905; Tuoinor et RiIBIERRE, in Trailé d'Hyg., CHANTEMESSE et Mosny, 1912).

Nous leur avons fait de larges emprunts.

Pour l'épidémie des Charentes, nous citerons la communication à l’Académie de Mé-

. decine de MM. CHANTEMESSE, MarcHoux et Haury (1906), le rapport de Haury (Revue

méd., 1907), enfin notre rapport à M. le Ministre de l'Intérieur (1906). Recueil des Actes officiels el documents intéressant l'hygiène publique, tome XXXV, 1907.

JULES RENAULT

léanais et du Berry, les Alpes restant presque inatlaquées, enfin les départements de la Corrèze, de l'Aveyron et l'Ariège. Tout le reste du territoire a payé tribut. | Mais ici, il faut classer les épidémies de suette en 2 catégories : 1° les épidémies générales, très rares, la maladie n'ayant pas coutume de gagner de proche en proche de vastes étendues; 2° les épidémies locales, d’arrondissement ou de commune; les tableaux abondent en épidémies de ce genre. | Envisagée ainsi, la suette constitue une maladie endémo- ÉPAER ROUE les foyers d’endémie étant peu intenses. Parfois une épidémie s’y développe, restant localisée à un hameau, une commune, ou bien s'étendant à une région plus vaste, ne couvrant jamais une portion très large du territoire.

Parmi les épidémies à grande extension, il faut citer les épidémies de l'Oise, de 1821 à 1832; celle de 1841-1842, qui s’étendit à la Dordogne, la

Charente, le Lot-et-Garonne, le Tarn-et-Garonne, les Deux-Sèvres. En 1849, le choléra s’associa à la suette et des îlots doublement infectés surgirent

dans les départements de Somme, Seine-et-Oise, Oise, Aisne, Marne, Meuse

Jura, Deux-Sèvres, Haute-Vienne, Gers, Yonne, Meurthe-et-Moselle, Puy-de- Dôme.

En 1887, la Vienne, l'Indre, la Haute-Vienne et les Deux-Sèvres ol à nouveau ee en 1906, di: les Charentes et les Deux-Sèvres eut heu la dernière grande ot |

Quelques épidémies d'arrondissement et de canton sont restées ee l'épidémie de Seine-et-Marne (1839), celle du Poitou (1845) que Grisolle décrivit; celle de 1864 à Castelnaudary (étude de Galtier); enfin la suette d'Oléron (1880), (Ardoin et Rochard).

Si l’on étudie l’endémicité de la suette, on peut dire qu’au xrx* siècle la maladie a établi ses quartiers dans 5 régions principales :

1° Nord : Pas-de-Calais, Nord, Somme, Aisne, Oise, Seine-Inférieure,

Eure, Seine-et-Oise, Marne, Seine-et-Marne; % Owest : Indre-et-Loire,

Deux-Sèvres, Vienne, Charente-Inférieure, Charente, Dordogne, Lot-et-

Garonne; 5° Est : Haute-Saône, Doubs, Jura, Isère: 4 Centre : Puy-de-

Dôme, Lozère; 5° Midi : Var, à droite; Pyrénées-Orientales, Hérault, Aude,

à Re « Ce n’est pas à dire, comme nous l'avons noté, que l'on observe cOnsch la suette dans toute l'étendue de ces régions, mais il ne se passe

pas d’année où les médecins n’observent pas quelques cas ». Thoïnot est

persuadé que « le rayon endémique actuel est beaucoup plus vaste encore, que la suette est, non pas une affection en voie d'extinction, mais une affection en progrès, plus méconnue qu’absente ».

ÉTIOLOGIE — PATHOGÉNIE

La cause efficiente, évidemment microbienne, de la suette miliaire ést

encore inconnue, malgré les recherches de Roux et Chantemesse (1887) et

les travaux suscités par l’épidémie de 1906, en particulier ceux de Chan--

temesse et Ferré.

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ÉTIOLOGIE — PATHOGÉNIE. Fasc. II. — 335

Causes adjuvantes. — Pour Brouardel, la suette était une maladie endémique, avec poussées épidémiques. Mais les causes mêmes des épidémies nous sont encore inconnues. Le fait que la suette a ses fiefs endémiques devait fatalement atlirer l'attention sur une analogie possible avec le paludisme; mais l’origine tellurique de la suette est, de même que celle de la malaria, une conception erronée. |

L'influence des saisons est évidente; sur 180 épidémies relevées par Hirsch, 85 ont eu lieu en été, 63 au printemps, 29 en hiver, 9 en automne.

On à invoqué la sécheresse de l'air; l'influence des vents a été aussi incriminée : la marche de l'épidémie suivrait la direction des vents dominants.

Dans les Charentes on pense que la suette a des préférences suivant la nature géologique du sol. Les communes frappées en 1906 sont sur la série

oolithique des terrains jurassiques (argilo-calcaires) et sur des terrains qua-

ternaires (alluvions anciennes ou récentes), tandis que les villages des terrains tertiaires et crétacés sont restés indemnes.

L'épidémicité de la suette est reconnue depuis des siècles, mais sa contagiosité, déjà admise au xvur° siècle, a été fort discutée au cours du xix* siècle.

La contagion directe de l’homme malade à l'homme sain a été considérée comme indéniable par Brouardel et Thoinot en 1887.

Dans les épidémies intenses il est difticile de saisir la contagion, à cause de la multiplité des contacts entre les individus du même pays; aussi n’estce pas en plein cœur de la région atteinte qu'il faut chercher les cas de contagion, mais plutôt dans les zones nouvellement atteintes.

Voici quelques faits recueillis au cours de l'épidémie de 1906. Le D° Guilhaud a observé dans la commune de Varaize (canton de Saint-Jean-d’Angély) 35 .malades sur 668 habitants : un hameau de cette commune, le hameau du Bois-Raquet, est composé de deux maisons avec 12 habitants: le premier malade de ce hameau avait été à la foire de Matha le 1® juin, il tombe malade le 5; quelques jours après sa femme et une voisine sont atteintes. Dans le bourg même de Varaize le premier malade a été le facteur qui fait la tournée de Saint-Pierre-de-Juilliers, centre infecté; c’est quelques jours après qu'éclatèrent les nouveaux cas.

A Nachamps, canton de Tonnay-Charente, le premier malade fut linstituteur, qui fut pris le 5 juin, deux Jours après avoir été à Beauvais-sous- Matha, centre infecté, alors qu'il n’y avait aucun’ tas dans le canton de Saint-

Jean-d'Angély, qui sépare le canton de Tonnay-Boutonne de celui de Matha.

Le D' Marchand (d’Aulnay) cite le cas suivant : à la Villedieu, sur 455 habitants il y eut 2 malades; la première fut une femme de 35 ans qui n’était pas sortie depuis un mois : elle déjeûne et dine avec des maçons venant de Beauvais-sous-Matha, un des centres les plus contaminés; deux

jours après elle tombe malade.

D’autres part, il semble bien que les foires, réunions, assemblées, aient eu une influence sur la diffusion de la maladie. Jusqu'au 4 juin ces réunions se passèrent comme à l'ordinaire et les médecins ont remarqué l'extension de l'épidémie après chacune d'elles : l'épidémie d’abord limitée à la commune de, Genac s'étendit après la foire de Gourville qui eut lieu le 20 mai, après la frérie du bois des Bouchauds, très fréquentée par toute la jeunesse des

JULES RENAULT

environs, qui eut lieu le 20 (le bois des Bouchauds se trouve entre Genac et Saint-Cybardeaux).

À Rouillac le premier cas fut vu le 24 par le D' Mercier chez un enfant qui avait été à la frérie des Bouchauds ; 11 ÿ eut 5 cas jusqu’au 27; le 27 eut lieu la foire de Rouillac, le lendemain les cas sont devenus très nombreux. Le 5 juin les foires sont supprimées : à partir du 10 l'épidémie ne gagne plus en étendue et se contente de frapper les habitants des régions qu ‘elle avait envahies jusqu’à ce jour.

Lorsque l épidémie arrive dans un village, elle frappe d’abord une ou .

personnes ; 2 ou 6 Jours après, elle en frappe 20 ou 50, puis quelques cas

isolés se déclarent pendant une quinzaine de Jours.

Ainsi le D' Haury rapporte de ce mode d’invasion l’exemple suivant. À Vaux-Rouillac, le mari et la femme tombent malades le 28, ils avaient été souffrants à la foire de Rouillac et meurent l’un le 30 et l’autre le 51; dans la nuit du 31 maï au {* juin, 40 personnes sont frappées; il ne se produit ensuite que quelques cas.

Chaque petite épidémie de village rappelle ainsi ce qu’on observe dans les épidémies de toutes les maladies : un ou deux cas d’abord, puis une explosion plus ou moins grande, puis quelques cas isolés de plus en plus éloignés les uns des autres.

Tout ces faits militent en faveur de la contagiosité directe de la suette;

cependant il est impossible de:ne pas être frappé d’une observation faite par

beaucoup d'auteurs : lintégrité absolue des villes, alors que les agglomé- P 8 rations voisines sont d'autant plus touchées qu'elles sont plus petites. A

Angoulême il n’y eut pas un cas de suette, bien que plus de 200 personnes

fussent allées à la foire de Rouillac le 27 mai; à Saint-Jean-d’Angély, sur 7000 habitants 4 seulement furent malades.

Il est difficile de concevoir une épidémie qui frappe ainsi les campagnes et respecte les villes sans se demander quel facteur particulier peut régir une telle singularité.

D'autre part nous devons remarquer que des personnes atteintes de suette

ont pu voyager en dehors de la région frappée sans provoquer de cas de contagion.

Le D' Haury a observé entre autres les cas suivants : un marchand de:

bestiaux et un de ses amis partent pour Paris le 7 mai; l’un est pris de suetle le 27, l’autre le 28; ils font néanmoins leur voyage, reviennent à Luxé le 29, vont à la foire à Saint-Cybard-de-Montmoreau le même jour; l’un d'eux meurt le 51 en rentrant chez lui à Villeneuve-de-Mons. L'enquête

a démontré qu'il ne s’est développé aucun cas de suette dans les pays où ces

malades ont séjourné.

De même un chef de train qui fait tous les jours le trajet d'Angoulême à Matha est pris de suette en rentrant chez lui, dans un faubourg d'Angoulême; sa suette évolue sans causer la moindre contagion.

La suette des campagnols. — Ces singularités s’expliqueraient aisément par une hypothèse que MM. Chantemesse, Marchoux et Haury ont développée à l’Académie de médecine (le 23 octobre 1906) : « la suette serait une maladie d’un rat des champs transmissible à l’homme par les puces...

sde

ÉTIOLOGIE — PATHOGÉNIE. Fasc. Il. — 535

« 1° La région envahie par la suette est précisément celle qui a été ravagée, il y a deux ans, par les campagnols. Quoique le nombre de ces rongeurs ait beaucoup diminué depuis 1904, on a revu dans beaucoup de villages des rats des champs assez nombreux au cours de l'hiver et du printemps dernier, notamment à Vaux-Rouillac et à Matha. À Genac un seul propriétaire, en labourant son champ, a mis à jour trois ou quatre nids par sillon ; à Vouharte, les cultivateurs ont rencontré tant de campagnols pendant l'hiver dernier qu'ils ont hésité avant de semer, craignant de perdre la semence et la récolte. Or ces rongeurs, qui étaient si nombreux en hiver et au mois d'avril, ont tout à coup disparu si complètement que, malgré toutes nos recherches et tous les efforts du maire de Matha, il nous a été impossible au mois de juin d’en capturer un seul. Nous n'avons donc pas la preuve directe qu'une épidémie sévit sur eux.

« 2° En visitant les maisons de Genac, les premières atteintes par la suette, nous avons constaté sur le corps des habitants une fréquence extraordinaire de piqûres de puces. Ces hommes n’en prenaient aucun soin et un envahissement de leurs maisons par des puces infectées aurait pu passer inaperçu à leurs yeux ; cependant beaucoup d’entre eux avaient remarqué lexagération du nombre de cette vermine et l'avaient attribuée à l'invasion de leurs maisons par des rats d’eau que chassait l’inondation. Car les immeubles qui ont fourni les cas les plus graves sont bâtis le long d’un ruisseau qui traverse le village de Genac. Sous l'influence des pluies abondantes de l’hiver dernier le niveau du ruisseau s'était élevé à la fin d'avril en même temps que la nappe souterraine qui affleurait en plusieurs endroits du village.

« Il est permis de supposer ceci : les campagnols chassés par l’eau de leurs terriers ont pénétré dans le village et jusque dans les maisons. Si une épidémie bien spéciale a sévi, ils ont pu contaminer les puces des maisons ou laisser dans ces demeures quelques espèces de vermine, capables de piquer l’homme. La maladie s’est répandue chez ces rongeurs comme cela se passe ordinairement pour les rats. Fuyant la contagion, les animaux malades ont apporté le virus dans les terriers environnants.

« 51 celte supposition était exacte, les endroits les plus fréquentés par les campagnols auraient dû être les plus atteints. Or c’est précisément ce que nous avons constaté, par exemple, à Vaux-Rouillac, à Matha, à Voubharte, etc.

« 5° Les villages situés dans les régions basses et humides des bords de la Charente n’ont été frappés qu'après les agglomérations sises sur des points élevés, c’est-à-dire à la fin de mai et au mois de juin au moment où la sécheresse avait placé les zones déclives dans les conditions les plus favorables pour héberger des campaghols. En outre, comment ne pas remarquer que la rivière de la Charente et sa vallée au sud et à l’est ont influé sur la marche de l'épidémie, puisque l'extension de celle-ci a été plus forte et plus régulière du côté de l’ouest et du nord ?

« 4 Les villages épargnés par l’épidémie sont les mêmes qui, en 1904, n'ont pas eu à souffrir des ravages exércés dans les communes environnantes par les campagnols. Les raisons qui les ont protégés contre ces ron-

Juzes RENAULT.

336 SUETTE MILIAIRE. à

geurs ne seraient-elles pas les mêmes que celles qui les ont garantis cette année contre la suette ?... » | |

Dans les Charentes, Fe habitants et plusieurs médecins rattacheraient volontiers l'épidémie régnante de suette à l'invasion des campagnols en 1904. Personne n'avait songé à la comparaison de la suette à la peste, à la transmission d’une maladie de campagnols par les insectes et pro-. duisant chez l'homme une épidémie de suette.

Cette hypothèse intéressante, mais non vérifiée, a été combattue par Vignol (') qui invoque contre elle les faits suivants : 1° Les campagnols dis parus ne sont pas morts comme on l’a pensé. Leurs terriers étaient vides et rien ne prouve qu'ils aient été frappés d'épizootie ; % un intervalle de quatorze mois sépare l’exode des rongeurs et l’épidémie de suette; 5° la puce de l’homme ne vit pas sur le campagnol et la puce du campagnol ne vit pas sur l’homme ; 4° le champ d’expansion de la suette de 1906 ne représente qu'une fraction des territoires envahis en 1904 par les campagnols ; 5° les campagnols existent dans des pays que la suette n'a jamais visités, et ils sont inconnus dans l'ile d'Oléron, cependant frappée par la suette en 1880.

Sexe. — Pour Gallier, les femmes payaient à la maladie double tibuts Thoinot, en 1887, a constaté que la différence d’un sexe à l'autre était beaucoup moins marquée. En 1906, noûs avons noté pour 100 une PE pUPHISS de 54 femmes et de 46 hommes.

Age. — Parrot admettait l’immunité relative des enfants. Thoinot, Hontang ont constaté en 1887 que ceux-ci étaient très fréquemment atteints. Dans l'épidémie de 1906, nous avons pu constater que les enfants étaient beaucoup moins touchés que les adultes. En Charente, il y eut seulement 163 enfants sur 2690 malades ; en Charente-Inférieure, 72 enfants sur. 3500 malades :; dans les Ds ve 8 sur 108. | Sue

Constitution. — La suette affectionne, d’après les classiques, les sujets robustes et vigoureux. En réalité, elle ne distingue pas et frappe aveuglément. Il en est de même en ce qui concerne les diverses classes de la société. ete

Associations morbides ; suette et rougeole. — L'association de la suelle avec d’autres maladies a été notée dans la plupart des épidémies :. avec le choléra, en 1832, en Picardie, avec la variole en 1849 dans lé Poitou, avec la fièvre typhoïde en 1858 dans la Vienne ; mais c’est surtout et presque loujours la rougeole qu'on rencontre avec elle, eh 1845, dans le Poitou, en 1851 dans la Charente-Inférieure, en 1861 à Rueil, en 1865 dans l'Oise, en 1864 dans le Pas-de-Calais, en 1886-1887 à Montmorillon.

Pour Brouardel et Thoinot, les cas de rougeole que l’on observa à Mont: morillon avec l’épidémie de suette n'étaient probablement que des cas de suette avec une éruption morbiliforme.

En 1906 dans les Charentes, il ne paraît pas douteux qu'il y ait eu d’ abord de très nombreux cas de rougeole, que la suetle se soit superposée à celte dernière, ait évolué avec elle dans une certaine région et seule dans une région beaucoup plus étendue. | : :

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