‹ Nouveau traité de médicine (volume 5)Chapitre 120 sur 224 · GH 7 ROGER · texte numérisé non relu

GH 7 ROGER

poumon d'un fœtus de à mois, provenant d'une femme atteinte du charbon. Dans deux faits observés par Eppinger et dans un autre dû à Morisani, les résultats furent négatifs.

Il est difficile d ÉLAbbe quelle est la fréquence de la transmission intraplacentaire du charbon. La statistique ne peut donner que des résultats 1llusoirées. Si la bactéridie ne passe de la mère au fœtus que d’une façon variable, c'est que les faits en apparence identiques sont en réalité dissemblables, et queV’expérience est modifiée, à notre insu, par diverses conditions qui entra- | vent ou favorisent le passage. Or, pour que le charbon puisse se transmettre au fœtus, il est indispensable qu'il existe des altérations placentaires, phlébites, artériles, hémorragies, foyers de nécrose; le placenta normal, comme le rein normal, oppose au microbe une barrière infranchissable. Malvoz(!), à : qui l’on doit ce résultat, fait remarquer que les bactéridies envahissent plus facilement le fœtus du cobaye que celui du lapin, ce qui s'explique par une plus grande fréquence des altérations placentaires chez le premier de ces animaux. eu

L'étude du charbon a pu encore servir à démontrer expérimentalement la réalité de la loi que Colles a établie pour la syphilis. Lingard () a imoculé le charbon à des fœtus de lapines, contenus dans l'utérus : les mères ne furent pas contaminées, el pourtant elles acquirent une immunité parfaite qui existait encore au bout de 8 mois. Dans quelques cas, comme lors de la syphilis par conception, la mère contracta l'infection charbonneuse; il existait alors des allérations placentaires dans lesquelles on put suivre le passage des bacilles. Quand la mère résiste, les agents pathogènes siègent exclusivement dans les vaisseaux fœtaux du placenta.

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