‹ Nouveau traité de médicine (volume 5)Chapitre 150 sur 224 · SL ES D LAC · texte numérisé non relu

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ÉTIOLOGIE. Fasc. II. — ÿT

nisme, tel que celui qu'occasionne une maladie infectieuse, la rougeole en particulier. Parfois plusieurs rechutes peuvent se succéder donnant lieu à la diphtérie prolongée (Aubinière, Boidin) (1. É

Les récidives (?) peuvent s’observer deux el trois ans après une premièré alteinte, alors que dans l'intervalle les bacillés ont certainement disparu de la gorge : il y a donc eu réinfection par une nouvelle contagion. En raison de lFimmunité assez souvent conférée par la première atteinte, les récidives. sont relativement rares et, en général, elles sont moins graves. On a pu constater jusqu'à deux ou trois récidives chez le même sujet.

Il nous reste à parler des causes extrinsèques qui influent sur la maladie. Le clünat n'a que peu d'importance; la diphtérie sévit aussi bien dans les contrées tropicales que dans les pays les plus froids; cependant elle a une prédilection pour la zone tempérée où elle est devenue endémique alors qu'elle présente surtout le caractère épidémique dans les régions plus chaudes.

Les conditions atmosphériques exercent une notable influence sur la propagation de la maladie. Les cas en sont plus fréquents et plus graves de “décembre à mai, pendant la saison humide et froide, qui agit peut-être par la prédisposilion qu'elle crée aux affections du pharvnx et des voies respiratoires qui offrent alors des conditions favorables à limplantation du bacille. On peut encore invoquer l'influence du manque d’éclairement solaire et des changements brusques de température plus fréquents en cette saison.

Les conditions d'hygiène générale et lès facteurs sociaux jouent ici le même rôle que dans toutes les maladies épidémiques. La misère, Falimenlation suffisante, l’insalubrité des habitations, le manque de chauffage, la promiscuilé, la négligence des basses classes en matière de prophylaxie favorisent la propagation du mal. Dans les grandes villes, ce sont les quartiers pauvres et surpeuplés qui paient le plus lourd tribut à la maladie. Les populations urbaines et rurales sont à peu près également frappées.

Endémique dans les grands centres et dans certaines régions rurales, a diphtérie présente de temps à autre des poussées épidémiques de gravilé et de durée variables.

Certaines maladies, soit par les lésions des premières voies qu'elles créent, soit surtout par laffaiblissement des défenses de l'organisme qu'elles déterminent, prédisposent à la diphtérie : ce sont principalement la rougeole et la scarlatine, moins souvent la coqueluche, la grippe, les fièvres typhoïde el paralyphoïdes. Mentionnons encore le rôle de certaines inflammations chroniques locales, pharyngite, amygdalite, adénoïdite, et celur très exceplionnel du traumatisme opératoire dans Fablation des amygdales et des végélations adénoïdes.

1. l'aGe. Gas. des hôp., 1906, 925 juin. — AuriniÈrE. La diphtérie prolongée, 7h. de Paris, 1902-1905. — L. BorniN, Bull. Soc. Med. Hôp., séance du 28 mai 1920. 2. À. GERARD. Les récidives de la diphtérie, Th.'de Paris, 1903-1904, n° 574.

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