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DIPHTÉRIE ASSOCIÉE A D'AUTRES INFECTIONS

La diphtérie est susceptible de s'associer à toutes les maladies infectieuses et, réciproquement, d’autres infections peuvent atteindre le sujet en puissance de diphtérie. Certaines de ces combinaisons sont assez fréquentes et impriment au tableau clinique et au pronostic habituels de la diphtérie des modifications importantes; ce sont les seules que nous étudierons, en distinguant deux éventualités possibles d'association de! la

diphtérie : association à une infection banale, association à une maladie spécifique.

1° Diphtérie associée à des maladies non spécifiques.

Parmi ces dernières, la streptococcie représente la plus fréquente de beaucoup et la seule qui possède une individualité clinique nette, tandis que les autres associations qu’on a décrites, staphylo-diphtérie, cocco-diphlérie, à supposer même qu'elles aient quelque réalité pathogénique, ne donnent lieu à aucun tableau clinique spécial.

Diphtérie associée à la streptococcie (Strepto-diphtérie de L. Martin). — Nous avons déjà discuté le rôle pathogène respectif du B: de Lôffler et du streptocoque au cours de la diphtérie (v. p. 517), nous ny reviendrons pas ici. Cliniquement, la parlicipation du streptocoque se traduit par des aspects divers et revêt une gravité très variable sans <a on puisse encore saisir la cause qui conditionne ces différences.

Dans un premier groupe de faits, l’adjonction du strepltocoque ne retentit que sur l’élat local; elle ne s'accompagne d'aucun phénomène d'infection générale. Tout se borne à quelques manifestations inflammatoires du côté du pharynx : la muqueuse entre les fausses membranes présente une rougeur inusilée dans la diphtérie commune; parfois, l’exsudat lui-même est plus fongueux et prend une teinte sale; après sa chute, il persiste sur la muqueuse une mince couche grisâätre cernée d'un liséré. rouge; l’adénopathie est plus marquée. A la convalescence se montre souvent quelque suppuration de voisinage, tantôt une otite moyenne, tantôt un adénophlegmon cervical. Ces accidents septiques restent bénins et ne font que prolonger de quelque temps la durée de la maladie sans assombrir son pronostic.

A cette forme légère s’oppose la forme si redoutable où évoluent de pair, l'intoxication diphtérique et l'infection streptococcique, toutes deux d'une égale gravité. Le tableau clinique reproduit celui de l’angine maligne, déjà décrite. À peine peut-on trouver ici quelques nuances, telles qu'une réaction inflammatoire locale plus précoce, plus vive et plus étendue. Ce qui imprime à cette forme une marque distinctive, ce ne sont pas tant les symplômes mêmes que leur évolution, et, en particulier, la persistance des signes généraux. Comme dans l’angine maligne, sous l'influence du sérum, la gorge se nelloie au bout d’une semaine, preuve que les manifestations locales étaient bien le fait de la diphtérie; mais, landis que dans l’angine

* à LA

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