E.-C. AVIRAGNET et HALLÉ, Bull. Méd., 18 janvier
E.-C. AviRAGNET, B. Weizz-Haré et P.-L. Marie.
accélérée du sérum de cheval, et par suile de lanti-Loxine, dont la persis=.
tance dans l’organisme peul se trouver réduite, lors de la réimjection, à 45; 10 jours et parfois même moins.
Pathogénie des accidents sériques. — Anaphylaxie et Antianaphy- .
laxie. — Les accidents sériques sont la traduction clinique des modificæ
tions biologiques provoquées dans l'or ganisme par l'injection d'un sérum
organique étranger. Ces injections provoquent des troubles auxquels Francioni puis von Pirquet et B. Schick ont donné le nom de « Maladie du sérum ». à | Toute injection sérique, qu ‘elle ait où non proy oqué des accidents, détermine une transformation des réactions humorales ; l'organisme se trouve placé dans un état d'anaphylaxie (Charles R ichet), c'est-à-dire d'hyper-
sensibilité ou encore d'allergie (von Pirquet), ou capacité de réaction modi=
fiée. Cette transformation de l'organisme est latente quand il n'y à pas eu d'accidents sériques; elle est manifeste quand des accidents sériques importants permettent de déceler l'existence de précipiline.
Dans les deux cas la réinjection sérique provoquera une réaction humo-
rale intense précoce el par suile une élimination accélérée du sérum. Cette : notion générale de l’anaphylaxie, qui a subi des interprétations multiples
et dont l’énumération même sort du cadre de cel article (*) à été lorigime de bien des malentendus. La crainte d'accidents graves de nature anaphy- . lactique et dont lapparilion possible ne pourrait être redoutée que si Pinjec-
tion seconde était pratiquée par voie inlra-veineuse, a eu pour conséquence.
infiniment plus grave d'empêcher certains médecins de recourir en temps ulile à des réinjections nécessaires. On ne saurait trop répéter que cette crainte est illusoire et ne saurait en aucun cas empêcher une mjection sérique lorsque l'indication en est posée.
On s’est d’ailleurs préoccupé d'éviter l'inconvénient même minime résultant de petits accidents anaphylactiques el Besredka (2?) s'est efforcé de nréciser des règles d’anti-anaphylaxie. Pour l'obtenir, cet auteur conseille de pratiquer lors de la réinjection, une injection minime, 1 €. c. par exemple, et par voie sous-cutanée, el quatre heures après l’état anli-anaphylactique per-
mellra linjection importante par voie intra-musculaire ou mêmé mtra-
veineuse. D'autre part l'injection d’1/4 de c. c. par voie intra-veimeuse con-
duirait au même résultat, mais dans le délai plus court d’un quart d'heure. Ch. Richet, Brodin et Saint-Girons (5) préconisent l'usage de sérum très
dilué, soit au dixième, dans l'eau salée physiologique. Les travaux récents
de Kopaczewski(‘) ont montré l'efficacité des solutions de carbonate de
soude utilisées pour prévenir le choc anaphylactique.
1. B. Weizc-HaLLs et H. Lemainr. Caractères de l’immunité passive con par la
séruinthérapie. Presse méd., n° 41, 20 mai 1508. 2. BESREDKA. Anaphylaxie et antianaphylaxie. Paris, Mâsson, 1918.
9. CH. RICHET, BRooiN et SAINT-GiRo\S. Revue de Méd., 1920, n° 1. 4. KoPACZEwSKI. Ann. de Méd., VELE, 1929.