Société de Biologie, A octobre
2. Société de Biologie, 1 octobre 1895; 14 mai 1898. Revue de Médecine, 1894, p. 80.
J. Camus et J.-J. Gouray.
soil la dose injectée, ne donne pas FR à le tétanos, nié ie d'incubation, ainsi que J. Courmont et Doyon l'ont bien montré, est toujours nécessaire, et la méthode SrAphiEe employée chez le chien, pendant cette période obligatoire d'incubation, n’a montré aucun trouble circulatoire ni respiratoire. Enriquez et Hallion, Guinard et Artaud ont montré des fail analogues pour d’autres toxines. La ricine, l’abrine paraissent agir de mêm et certains sels de métaux se comportent de façon semblable. Jean Camus (!) a observé une période d’incubation très nette dans la toxicité des sels de plomb mis en contact avec les centres nerveux. Le mode d introduction de la toxine Létanique dans l'organisme, pas plus que l’énormilé de la dose, n peut supprimer la phase d’ incubation qui est toujours au minimum de ne sieurs heures. ol La toxine injectée aux animaux gagne le système nerveux par voie. san- : guine et aussi par la voie des Le “Périphériques suivant les Lravaux de A. Marie. à Sn Chez les animaux qui prennent le tétanos, la toxine à peu sh peu du sang, mais au début des contractures et même au moment de la généralisation, lesang du cobaye peut encore tétaniser la souris, si la dose ne a été assez forle. (Pestana.) NRA Chez le lapin par contre le sang après 17 heures ne télanise he la souris la toxine disparaît du sang avant les contractures (À. Marie) et 1l est, qu sible de la déceler dans aucun organe, dans aucune sécrétion. SR Ces résultats diffèrent d’° ous suivant les espèces animales. Chez les animaux qui ne prennent pas le tétanos, chez les tortues, des. jeunes caïmans Mercautkoff a vu que la toxine nn. pendant des mois
pour la substance nerveuse. Wassermann et on )ont établi que di sul b tance nérveuse est re de DORE la ue a in vitro. |
1. Sociélé de Biologie, 12 mars 1940. D a 2. Berlin Klin, Wochensch., 1898. ea
EXPÉRIMENT ATION — PHYSIOLOGIE PA THOLOGIQUE. Fasc. II. — 677
n’est pas détruite par l’antitoxine, elles peuvent l’une et l’autre se libérer, et reprendre leurs propriétés.
Le mélange, en effet, est inoffensif pour lecobaye normal, pour le ue neuf, mais si le cobaye a précédemment subi l'inoculation de microbes (prodi- : giosus, colibacille, streptocoque, elc.); ou de produits microbiens, 1l est tétanisé et meurt. L'injection préventive d’antitoxine à des cobayes les immunise contre la toxine tétanique-injectée peu de temps après, mais si certains cobayes reçoivent en outre une injection de produits d’autres microbes ils perdent par cette dernière injection leur immunité et meurent du tétanos.
Ces expériences prouvent que la toxine na pas été détruite par l’antitoxine. |
Localisation de l’action de la toxine sur le système neuro-musculaire. — Une analyse physiologique des effets de la toxine a été poursuivie en 1892, 4895 et 1894 par J. Courmont et Doyon et si les conclusions de cette étude n'ont pas ‘été universellement adoptées elle n’en est pas moins un travail des plus documentés. Ils voient que le curare empêche ou fait disparaitre la contracture tétanique et ils concluent que la toxine n'agil pas sur le muscle. La section du nerf moteur ou de ses racines médullaires rend impossible la contracture tétanique des muscles correspondants. La destruction des centres médullaires rend impossibles les contractures dans la région correspondante. Le chloroforme diminue ou fait disparaître les contractures. Un muscle relié à un tronçon médullaire intact par son nerf moteur ne peut se contracturer sous l'influence de la toxine tétanique si le tronçon médullaire ne reçoit aucun filet sensitif. Le poison tétanique ne modifie pas l’excitabilité des nerfs moteurs. Il agit, disent J. Courmont et Doyon, comme s’il s’adressait au système sensitif (1).
Roger (?) a montré que l’hyperexcitabilité médullaire provoquée par la toxine télanique augmente la sensibilité à la strychnine, ses recherches établissent que la toxine provoque une hyperexcitabilité de la région correspondant au point inoculé et augmente, mais à un moindre degré, la sensibilité dans le reste de l’axe médullaire. Contrairement à ce-qu'on pouvait croire, les injections de strychnine à doses non mortelles n’exercent guère d'influence défavorable sur la marche du tétanos.
E. Mode d'action de la toxine tétanique sur la substance nerveuse. — Deux théories sont en présence pour expliquer le mode d'action de la toxine tétanique sur le tissu nerveux, la première est basée sur l’expérience de Wassermann et Takaki. l’autre sur les travaux de J. Courmont et Doyon.
La première théorie explique les phénomènes par une simple action physique sur adhérence physique sans combinaison, sans transformation de la toxine sur la substance nerveuse.
La seconde théorie explique l’action de la toxine par un phénomène chi-
4. Le tétanos, par J. CourMonrT et Doyox. Collection des Actualités médicales. 1 vol. de 96 pages. Bailhère, édit., Paris 1899. :