Société de Biologie, 12 novembre 1898, p
3. Bibliothèque de thérapeutique. Médicaments microbiens. Article Sérothérapie antitétanique, par VAILLARD, p. 235. Baïllière, édit., Paris 1909.
J. Camus et J.-J. CR
ra | UN TÉTANOS 0 0 0
il peut supporter un jeûne de plusieurs jours. si les conte ne pr gressent plus, il peut attendre qu’elles rétrocèdent et que l'alimentation ins possible. La durée de résistance dans ces conditions est évidemment beaucoup moindre chez les petits animaux. Ceux-ci succombent plus rapidement quand les différents centres nerveux de la Me | de la déglutition, de la régulation thermique, etc., sont touchés (!). te
Les travaux ultérieurs de William P. Park et Matthias Nicoll(?) de Nue. York concluent également à l’action curatrice du sérum antitétanique surlout en injections intra-rachidiennes. Les études expérimentales de E. Salles. Gommès (Sao Paulo 1918) montrent de même l’inefficacité de l'acide phé nique, du sulfate de magnésie, du chloral, etc., et l'insuffisance du sérum. antitétanique injecté sous la peau ou dans les veines et sa grande supériorité par voie intra-rachidienne. . : ne
Sherrington () a repris les or as les plus complètes et les Las con cluantes sur ce sujet. Il confirme pleinement les travaux des auteurs pré. cédents. Il a expérimenté sur 130 singes : par la sérothérapie intra-musculaire la mortalité a été de 22 sur 95 cas, par la sérothérapie sous-cutanée > la mortalité a atteint 23 sur 95 cas, par la sérothérapie intra-veineuse elle a été de 18 sur 25 cas, par la sérothérapie intra-rachidienne lombaire, elle devient de 41 sur 25 et par la sérothérapie intra-rachidienne bulbaire elle tombe à 8 sur 20. Sherrington constate encore que la voie sous dure mérienne cérébrale est fort peu satisfaisante puisqu'elle a donné dans ses à expériences 10 morts sur 10 cas. ;
VE
TRAITEMENT
Les données expérimentales qui ont été exposées précisent les indica tions thérapeutiques. Les facteurs importants nous apparaissent mainte. nant avec netteté: ce Sont : la nature de la blessure, les associations micro: biennes, l’atteinte du système nerveux et les contractures qui en dépendent, enfin la production continue de toxine par le bacille au niveau des Le et sa fixation sur les centres nerveux. |
La thérapeutique doit donc viser : 1° à modifier l’état des Hess à 1 débarrasser des microbes divers qu’elles contiennent ; 2% à combattre. les symptômes inquiélants, contractures et ed oblenente spasmodiques | qui menacent les muscles nécessaires à la vie; 3 neutraliser la toxine cause des accidents, c’est-à-dire instituer le ee spécifique qui POS être
soit préventif, soit curatif. FPS :
Traitement des plaies.
Les plaies doivent être soigneusement nettoyées de toutes les ml débris de vêtements, parcelles de terre, projectiles. Les caillots seront
1. JEAN Camus. Contribution à l'étude du traitement du tétanos expérimental. Socièté de Biologie, 29 avril 1911. T. LXX, p. 633; Journal médical français, 15 mai 193. 2. The Journal of the American "Medical Association, vol. LXIII, ue December, Era p- 235.