SHERRINGTON. The Lancet, he décembre 1917. N
n° BA L wi
b'PPT URL
TRAITEMENT. “Paso IT — 681
enlevés, les tissus écrasés, mortifiés, seront supprimés. Dans quelques
cas l’amputation (Larrey) d'un segment de membre a été pratiquée. Mais :
cette opération ne met pas à l'abri du tétanos.
Des lavages antiseptiques seront faits à l’aide d'oxygène à l’état naissant, d'eau oxygénée, de persulfate de soude (Lumière), d'acide phénique à 9 pour 100, d'hypochlorite de chaux, de sublimé à 1 pour 1000, d’air chaud. |
Ces lavages sont incapables de détruire la spore tétanique, cela résulte de notions bien établies, mais ils peuvent détruire les germes associés dont le rôle est de première importance. |
Ces règles sont indispensables à suivre aussi bien à titre préventif c’est-àdire de façon précoce après les accidents et blessures, qu’à une période plus tardive, alors que les contractures apparaissent déjà.
Les chirurgiens ont, au cours de la guerre, insisté sur ces prescriptions et bien établi que le sérum antitétanique, même injecté de bonne heure, ne dispense pas de les suivre.
Les observations de Lecène, de Souligoux, de Potherat, de Lenormant (1), etc., prouvent l'utilité des soins chirurgicaux des plaies de guerre dans la te du tétanos.
Traitement symptomatique et traitement non spécifique.
Dupuytren, Hervieux, Renzi ont depuis longtemps insisté sur le calme, l'absence d’excitants nécessaires au traitement des tétaniques. Renzi, il y a 00 ans, recommandait de mettre le malade dans une chambre obscure, de n’entrer dans cette chambre que toutes les quatre heures pour le faire boire ou l’alimenter, d’obstruer le conduit auditif externe à la cire, de mettre un tapis dans sa chambre, etc.
Verneuil mettait littéralement les malades dans le coton, les enveloppant ainsi des pieds au cou et les immobilisant dans une gouttière de Bonnet, procédé quelque peu renouvelé d'Hippocrate.
L'opium était employé par Larrey à la dose de 0 gr.25 à 4 grammes en 24 heures. Ce dernier chiffre aurait d’ailleurs été dépassé puisqu'on aurait atteint 7 à 8 grammes d’extrait par jour. Les injections de morphine ont été conseillées. La belladone, la jusquiame, le haschisch furent suecessivement usités.
Les inhalations de cliloroforme furent employées par Eschallier, interne de Velpeau én 1847 et celles de nitrite d’amyle en 1864 par Richardson. Les inhalations de choroforme ont été essayées à nouveau par Martin et Darré pendant la guerre.
Langenbeck en Allemagne et Verneuil en France recommandèrent l'usage du chloral qui est encore utilisé aujourd’hui. Ce médicament procure le sommeil, diminue les contractures, abolit la douleur et affaiblit l’excitabilité de la moelle. Verneuil attribuait au chloral une guérison des deux cinquièmes des tétaniques. Les doses de 6 à 16 grammes par Jour étaient conseillées, elles sont restées classiques et ces doses quotidiennes ont été