Société de Chirurgie, 14 et 28 mai
| J. Camus et J.-J. GourNnary.
continuées pendant des jours ét des semaines. Les chiffres de 25 à 50 grammes par 24 heures qui ont été atteints sont déconseillés.
Les voies habituelles d'introduction du médicament sont la voie buccale ou la voie rectale. Il est nécessaire pour éviter l'intolérance que le chloral soit dilué (1 pour 50) en potion ou en lavement et il est bon de ne pas dépasser 5 grammes en une seule dose. Les injections sous-cutanées, et les injections intra-veineuses (Oré 1872) par piqûre directe de la veine const tuent des méthodes d'exception, les premières donnent des nécroses et sont à rejeter, les dernières demandent une extrême prudence et exposeraient à des accidents.
Les expériences de Roger (‘) sur le cobaye montrent que chez cet.
animal tout au moins l’action du chloral n’est nullement spécifique. Les Bromures se sont montrés inférieurs au chloral. Le curare paraît avoir occasionné des accidents.
La fève de calabar aurait à son actif quelques guérisons. Les bains de
vapeur, les bains tièdes el prolongés ont paru d’un effet heureux dans des cas de tétanos chronique, mais les changements de place, les secousses
qu’ils occasionnent dans les transports du blessé de son lit à la baignoire
et de celle-ci à son lit offrent de grands inconvénients en DURS les excitations.
Le nombre et la variété des médications recommandées sont saisissants
et des statistiques fort probantes ont été apportées en faveur des traitements les plus hétéroclites. :
De nos jours les injections d'acide phénique en solution faible (Méthode de Bacelli) ont rencontré de nombreux partisans, mais bien des. a ont affaibli la faveur dont a joui cette méthode. ;
Le sulfate de magnésie diminue les contractures (Meltzer et Aer, Les
solutions de ce sel ont été injectées sous la peau dans les muscles, dans les veines, dans le liquide céphalo-rachidien (Ramond, Griffon et Lian, Tanton): Cette dernière injection pratiquée par voie lombaire a un effet plus constant et plus durable. Mais cette méthode n’agit que sur les contractures et paraît dépourvue d'action curative, il ne LL pas d’ailleurs qu'elle soit sans danger. |
Jean Camus (2), poursuivant au point de vue expérimental des recherches sur la valeur comparative de ces substances et du sérum antilétanique, a
conclu que le sulfate de magnésie en injection intra-rachidienne et l'acide
phénique sous la peau sont chez le chien dépourvus d’action sur l’évolution du tétanos. Le sulfate de magnésie diminue momentanément les contrac-
tures et l’excitabilité, mais il peut provoquer des accidents graves quand on
l'injecte dans le liquide céphalo-rachidien.
Le sérum antitétanique, employé dans des conditions identiques dans les
mêmes séries d'animaux en expérience que les substances Préceens a des effets sans comparaison supérieurs.
Les recherches expérimentales de E. Salles de Gommés (Sao Paulo) arrivent aux mêmes conclusions.