RoGer. Société de Biologie, 20 mai
2. Société de Biologie, 20 janvier 1912. T. LXXIT, p. 109; Paris Médical, 21 avril 1919.
TRAITEMENT. Fasc. II. — 685
À. Lumière et après lui L. Bazy, pendant la guerre, ont employé le persulfate de soude. A. Lumière (!) avait constaté que les persulfates alcalins sont capables de détruire la toxine tétanique et il pensa que ces sels seraient capables de s’opposer à l’intoxication tétanique chez l’homme. La méthode consiste à injecter dans une veine 20 c. c. d’une solution de persulfate de soude pur et neutre à 5 pour 100. Ces injections peuvent être répétées une ou deux fois chaque jour pendant 8 ou 15 jours.
Léger, Walther ont eu recours dans quelques cas aux injections souscutanées d'oxygène. Léger a injecté de 1 à 2 litres de ce gaz par jour.
Contre la contracture du diaphragme Sauerbruch a proposé la section des nerfs phréniques. Bérard et Lumière ont anesthésié ces nerfs localement à l’aide de l’allocaïne (?).
Thérapeutique spécifique.
L'agent spécifique contre la toxine est l’antitoxine ; la thérapeutique peut viser à faire produire l’antitoxine par l'organisme du malade, c’est l'immu-
nisation active ou à lui apporter toute préparée, c'est l’immunisation passive.
Immunisation active. — Henri Vallée et Louis Bazy () ont tenté la vaccination antitétanique. S'inspirant des travaux de Roux et Vaillard indiqués plus haut, ils ont mélangé de la toxine tétanique avec une solution iodée et ils ont injecté une première fois aux tétaniques #4 c. c. de toxine iodée, puis 8 c. c. une deuxième fois et 12 c. €. une troisième fois.
Immunisation passive. — L'emploi de l'agent thérapeutique spécifique, le sérum antitétanique chez l’homme, peut être fait préventivement avant l'apparition de tout symptôme clinique ou après le début du tétanos.
Dans le premier cas il s’agit d’une thérapeutique préventive.
Dans le deuxième cas il s’agit d'une méthode curative.
Sérothérapie préventive. — L'emploi du sérum antitétanique à titre préventif chez l'homme a soulevé de nombreuses discussions. Depuis longtemps Roux et Vaillard ont montré l'intérêt de cette méthode (‘) et, bien avant la guerre, Vaillard (5) résumant toutes les critiques formulées contre la sérothérapie préventive y avait répondu avec précision. Les observations de Championnière, de Bazy, de Schwartz, de Guinard, de Maunoury, de Vallas, de Reboul, de Krafft, etc., montraient que la sérothérapie préventive, d’une efficacité indiscutable chez les animaux domestiques, l'était également chez l’homme. Delbet (5) objectait que la mortalité du tétanos n'avait pas