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o4 SCARLEATINE.:

altténuée, pourront se limiter à la céphalée, aux vomissements, aux crampes, aux bourdonnements d'oreille, à la dyspnée, aux troubles oculaires, ou; signalant une urémie grave, ils pourront s'affirmer par des crises d'éclampsie, précédant l’aggravation brusque de la céphalée ou des vomissements, la diminution rapide des urines, ou encore l’accentuation de la dyspnée, prélude d'une crise d’urémie dyspnéique.

La néphrite scarlatineuse, rentre surtout, en définitive, au point de vue.

clinique dans les néphrites hydropigènes, hématuriques. Pour le P' Hutinel, la néphrite hydropigène se rencontrerait surtout chez les scarlatineux mal soignés, mal alimentés, exposés de bonne heure au refroidissement (ce serait, en ville, la néphrite des classes pauvres), la néphrite hématurique s’observant, à l’hôpital plus particulièrement, chez des scarlatineux bien surveillés, nourris correctement. Il nous semble qu'il serait aussi exact de dire que la néphrite hydropigène est la forme la plus fréquente des Scarlatines méconnues, ambulatoires. | Comme on le peut déjà prévoir l’évolution est essentiellement variable. Elle peut aboutir à la mort par anurie, par urémie (17 0/0 des faits) auquel cas le malade peut succomber dans le coma ou au milieu des crises éclamptiques. Le plus souvent elle aboutit à la guérison complète après une durée de quelques jours, de quelques semaines, de quelques mois, ou à la guérison relative. Le malade conserve de l’albuminurie à un taux moins marqué (albuminurie intermittente sous l'influence de la moindre cause, ou intermittente périodique), ou de l’albuminurie et de l’œdème, indices de la persistance d’une lésion plus ou moins marquée, qui pourra d’ailleurs continuer à se développer alors même que l’albuminurie aura disparu. Potain, Picot (de Bordeaux), Brault, Cornil et Ranvier, Castaigne ont admis ce passage de la néphrite aiguë scarlatineuse à la néphrite chronique

que Leichenstern, Bull et Bartels ont nié. Ce passage à l’état chronique ne

paraît pas douteux ; maïs il semble bien que Labadie-Lagrave ail raison de le considérer comme exceptionnel et de penser que le plus habituellement persiste un état de débilité rénale, de myopragie qu'un examen attentif et prolongé des urines, aidé de tous les procédés de la technique moderne, devra surveiller.

On peut, avons-nous dit, observer au cours de la Scarlatine, maïs exceptionnellement, une néphrite suraiguë, forme très grave quoique susceptible de guérison, qui rappelle la néphrite suraiguë de l’intoxication mercurielle. Cette néphrite peut débuter par des troubles gastro-intestinaux; mais surtout par une anurie presque totale et brutale, sans œdème et sans signes

de grande urémie. Le cathétérisme ne donne souvent issue qu’à quelques gouttes d'une urine riche en cylindres et en albumine.

Il semble que ce soit surtout dans cette forme que s’observent les lésions réliniennes, susceptibles d’ailleurs d’apparaître également au cours des formes précédentes. Ces lésions se caractérisent anatomiquement soit par de l'hypertension péripapillaire avec légère infiltration séreuse, correspondant à de l'obnubilation visuelle sous forme de brouillards, nuages ou éclairs, soit par une newro-rélinite véritable pouvant entrainer la perte passagère ou définitive de la vision: le caractère de cette amblvyopie ou de

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celte amaurose scarlatineuse élant d'apparaître ou de disparaître brusquement. |

Telles sont les modalités les plus habituelles comme les plus rares de la néphrite scarlatineuse. Bien que nous les ayons présentées dégagées:de toutes les complications inflammatoires qui peuvent les précéder, les suivre ou les compliquer, elles présentent comme on le voit un syndrome des plus complexes. S'il nous a paru que nous. devions insister sur leur description, c’est comme nous l'avons dit, que la néphrite scarlatineuse est

CN Enr SE

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‘Fig. 9. — Lésions histologiques du rein dans la Scarlatine, caractérisées surtout par la dilatation et la congestion du bouquet vasculaire des glomérules et des capillaires occupant les espaces interstitiels. Multiplication des cellules du plasmode glomérulaire (gross. 150/1). :

le. type clinique le mieux défini des néphrites aiguës el aussi l’une des localisations ou des complications les plus graves de la Scarlatine.

Anatomie pathologique.— Si les controverses ont pour ainsi dire cessé concernant les albuminuries tardives devant la précision des documents histologiques récents, elles subsistent encore sur le point de savoir si l’'albuminurie du début répond à une lésion superficielle du rein, comme le pensent Brault et Castaigne, qui n'admettent pas d'albuminurie sans lésion rénale, ou si elle est d'origine hématogène. Pour nombre d'auteurs les conclusions restent encore difficiles et l'existence de lésions trouvées à l’autopsie de scarlatineux morts de façon précoce qui avaient présenté de l’albumine ne saurait résoudre le problème, les albuminuries précoces n'étant pas toutes similaires. D'ailleurs les autopsies faites à la période éruplive sont rares. Rosenstein en a cependant pratiqué un certain nombre et de ses examens comme de ceux de Crooke, de Friedlander, de Cornil et

P.-J. TEissier et M. Düvorr.

Brault, il résulte en général que le rein est de volume normal ou à péme augmenté; qu'il est congestionné, que les étoiles de Verheyen sont plus accusées et, à la coupe, que les glomérules apparaissent sous formé de petites taches rouges. Leur épithélium de revêtement est desquamé (glomérulite desquamative) et un croissant albumineux mêlé de quelques leucocytes, se développe entre la capsule de Bowman et le bouquet glomérulaire. Dans les tubes contournés, l’épithélium a subi la tuméfaction trouble, et est parfois infiltré de granulations graisseuses. Les lésions interstitielles sont représentées par l'accumulation de cellules embryonnaires autour des

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