Rousse. Thèse de Paris
P.-J. Trissier et M. Duvorr.
lueraït avec une éruption plus forte, une fièvre plus élevée, tout en conser-
vant un pronostic bénin; par contre Antoine a signalé que les Varicelles. post-scarlatineuses étaient particulièrement graves et Variot a rapporté un
cas mortel où les bulles varicelleuses étaient devenues phagédéniques. Il n'en fut pas ainsi dans l'épidémie relatée par Gouget. Dans les cas que nous avons observés à l'hôpital Claude-Bernard, la Varicelle n’a jamais été iggravée, si quelquefois elle a été modifiée dans son exanthème.
L'association de la Coqueluche à la Scarlatine peut aggraver la Scarlatine et semble favoriser lé développement d'une Scarlatine hémorrhagique.
On a dit que la Scarlatine n'exerçait aucune influence sur l’évolution de
la tuberculose. Il est de notion classique et vraie que la tuberculose-active est infiniment plus rare à la suite de la Scarlatine que de la Rougeoleuet de la Coqueluche. Cependant nous avons déjà parlé de faits (adénopathies, rhumalisme tuberculeux, tuberculose aiguë) où linfluence de la :Scarlatine paraît avoir été réelle. D'autre part el contrairement à ce qui a été récemment rapporté, la Scarlatine comme la Rougeole pourrait empêcher la:eutiréaction à la tuberculime. Ce sont là des données dont l'étude: mrérite:d’être
reprise.
PRONOSTIC
Si la Scarlatine est une maladie souvent bénigne, elle est aussi une maladie dont la gravité ne saurait ètre méconnue.
De nombreuses raisons obligent à réserver le pronostic général, et à propos de chaque cas particulier se présentent de grandes difficultés à ‘envisager le pronostic immédiat ou éloigné.
Il n’est pas de maladie, disait Trousseau, qui soit aussi déconcertante el trompe davantage le An dans ses prévisions, eu égard, ajoutait:l, aux nombreuses complications, le plus souvent fortuites et que le praticien ne peut connaître alors même qu’elles sont imminentes. Rien de plus difficile, disait Morgand, que le pronostic de la Scarlatine. Pour Mällot, ‘1il.me faut porter aucun pronostic dans la Scarlatine.
De fait, il n’est pas de maladie qui soit plus pertide, plus à surprises ; il n’en est pas qui démente plus brutalement les conclusions en apparence les plus sages et les plus solidement assises.
Le pronostic de la Scarlatine doit être réservé alors mème que les phénomènes initiaux sont d'aspect bénin, en raison de la fréquence relative des complications de la convalescence dans les Scarlatines les plus bénignes, en raison aussi, quoique à un degré moindre, des aggravations foudroyantes qui peuvent entraîner la mort chez les sujets semblant le plus légèrement atteints, en raison enfin des séquelles (otite, néphrite) qui en apparence œuéries peuvent devenir à plus ou moins longue échéance Forigine dé lésions définitives ou d'accidents graves et mortels.
Inversement, 1l est des Scarlatines graves, il est même des Scarlatimes malignes, qui en dépit de toute Rue peuvent guérir.
Il est cependant des éléments de pronostic général que l’on doit recher-