‹ Nouveau traité de médicine (volume 5)Chapitre 52 sur 224 · IL. — Rash hémorragique, dit astacoïde · texte numérisé non relu

IL. — Rash hémorragique, dit astacoïde

III. — Elément de varicelle IV. — Eléments de varicelle (dimensions normales). (différents stades du développement).

Masson ET Cie, ÉDITEURS.

Demoulin, Sc.

CRE OTHER | | LOMP VARQF THERE es | VMIVERSITY OF DUT

« an CE | L ' :

* on w [l x À 4 " . " | ’ < ü 44 | ; * à | PTE * 0 4) :

o È $ DIRES à :

à Cd) hi | d Ce" 7 V2: ca! : N

DESCRIPTION CLINIQUE. Fasc. II. — 165

Quand on se trouve, par exemple, en présence d’un enfant au tégument indemne de toute autre éruption, l’exanthème varicelleux que l’on observe est quelque peu différent, car, au milieu des éléments présentant le dernier degré de maturation (l’aspect croûtelleux), se disposent des éléments nouveaux, maculeux, qui se disséminent en nombre variable.

Ainsi, l'examen d’une région déterminée permet de voir des éléments d’âges différents, pour cette raison que l’exanthème varicelleux (c’est là un de ses caractères importants), évolue en poussées successives, poussées qui au milieu d’un syndrome général discret, se produisent plus particulièrement le soir ou la nuit. Ce sont ces poussées dont le nombre peut être de quatre à cinq, qui, dans des intervalles de vingt-quatre à quarante-huit heures, sèment entre les éléments anciens les macules et les vésicules nouvelles, dont le volume s’atténue à mesure ou en même temps que leur évolution semble avorter.

Le type évolutif habituel de l’exanthème de la Varicelle s'affirme donc par le polymorphisme des éléments, pôolymorphisme qui dépend exclusivement de l’âge différent de ces éléments('). La dernière poussée semble se produire en général huit jours au plus tard après la première, mais on en à signalé, après un mois (Thomas), après deux mois (Trousseau).

Durant qu'évolue l’exanthème varicellique peut apparaître, également, l’énanthème.

La Varicelle, sans doute, atteint à un faible degré en général, les muqueuses. Weil (de Lyon) a signalé le signe de Koplik. Les vésicules qui s'ouvrent rapidement et se présentent sous la forme d'érosions rouges, entourées d'un léger gonflement et d’une zone violacée, ou d’érosions opalines, aphteuses d'aspect, peuvent être si discrètes qu'elles passent inaperçues, ne provoquant aucun trouble fonctionnel et simplement perdues sous le syndrome lésionnel banal, habituel à la maladie aiguë fébrile (stomatite légère, angine simple). Quand elles apparaissent en nombre, elles peuvent occuper les diverses muqueuses; bouche et pharynx le plus souvent; parfois prépuce, vulve; plus rarement conjonctive ou cornée.

Dans la bouche ou le pharynx la stomatite ou la pharyngite deviennent alors érosives, parfois même prennent le caractère ulcéreux ; les vésicules se présentent disséminées partout, occupantles bords et la pointe de la langue, la muqueuse des joues, du voile du palais, de l’arrière-pharynx. Une certaine sensibilité à la mastication, une salivation légère accompagnent cette stomalite. Plus rarement, quand les érosions sont confluentes ou que l'absence de proprelé buccale est le fait habituel, l'érosion peut devenir une ulcération. Cette ulcération s’infecte et alors la gène de la mastication et de la déglutition, devient plus: douloureuse en même temps que la salivation est plus abondante. | |

Lorsque l'énanthème gagne le larynx et la trachée il peut se produire une douleur rétro-sternale avec un certain degré de gène respiratoire, l’altéralion de la voix, une toux rauqué et des phénomènes de suffocation donnant l'apparence du croup : tous signes légitimant parfois le tubage ou la

Page 1