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trachéotomie. En pareil cas, il est habituel de trouver des ulcérations des cordes vocales avec œdème inflammatoire de la muqueuse.
# x *# € L4 LA LA * g «a le l LA L’énanthème conjonctival est en général bénin, bien qu’on ait rapporté %
des exemples de conjonctivo-kératite. |
La vulvile peut-s’accompagner d’une légère douleur de la miction.
L’énanthème, comme l’exanthème, se produit par poussées et à vrai dire, il ne devient évident que s’il se fait plusieurs poussées; mais malgré la succession de ces poussées et eu égard à la rapidité d'évolution des vésicules des muqueuses, tous les éléments sont à un stade apparemment équivalent, sinon au même degré d'intensité. Comme pour la Variole, l'érosion ou l’ulcération de lénanthème varicelleux ne peut se différencier de la vésicule aphteuse ou herpétique.
Il. Évolution de la Varicelle. — On distingue à la Varicelle plusieurs périodes, moins bien délimitées que dans la Variole en raison de la réitération des poussées éruptives. Ce sont les phases d’incubation, d'invasion et d'éruption. | | )
Période d'incubation. — Elle dure en moyenne de 14 à 15 jours …
(Gerhardt). Elle peut être plus longue; elle semble pouvoir être exception-
nellement plus courte. Gouget a publié des faits où l’incubation a paru ne
pas dépasser 4 Jours, comme pour les cas observés par Semtschenko à Kasan lors d’une épidémie. L'inoculation rend difficile une précision absolue car Steiner dit avoir obtenu des éléments éruptifs huit Jours après l'inoculation et d'Heilly, trois Jours.
Une délimitation exacte est difficile en pratique médicale et cette difficulté explique les divergences ; c’est ainsi que l’on a observé les chiffres de 12 jours (Delpech), de 15 jours (Trousseau), de 17 jours (Picot). Apert,
lors d’une épidémie de la Maternité qu'il a pu suivre a constaté une suc-.
cession mathématiquement régulière de 14 jours. Carrel, Billaut en 1897, au cours d’une épidémie apparue dans un asile d'enfants, a relevé les chiffres de 11 à 14 jours; ce sont ceux que l’on rencontre le plus fréquemment.
Période d'invasion.— Elle peut manquer: l’exanthème débute d'emblée sans réaction générale, l’adulté continuant son travail ou l’enfant ses jeux. Elle peut exister, mais ébauchée et avec des symptômes d’une bénignité telle qu'ils peuvent passer inaperçus : c’est l’enfant qui se réveille maussade, triste ou fatigué, ou qui éprouve l’après-midi de petits frissons, avec une légère élévation de température à 38, 38%, de l’anorexie, quelques vomissements alimentaires. ;
Plus exceptionnellement elle débute par des symptômes violents. C’est ainsi que chez l'enfant, peuvent se déclarer, au milieu d’un syndrome hyper-
thermique à 40°, des vomissements répétés, du délire et des convulsions :
(Hunter, Dumas, Kassowitz) qui vont durer 2 jours (Kassowitz), 5 jours (Dumas); chez l’adulte, ce peut être une céphalée vive, des douleurs musculaires diffuses, quelquefois de la rachialgie, de l'angoisse respiratoire : symptômes qui ne durent en général que vingt-quatre heures (Trousseau, Cadet de Gassicourt), et dont l’intensité ne permet pas de conclure à la gravité de la maladie.
Période d’éruption. — Puis l’éruption apparaît avec cette marche irré-
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gulière qui tient aux poussées successives. Durant l'apparition de l’exanthème, ou bien l'enfant reste bien portant et promène sa maladie, ou après le syndrome général intense, il rentre très rapidement, très brusquement même, dans l’état normal, sans amaigrissement et sans perte des forces.
Mais souvent aussi, chez l'enfant comme chez l'adulte, les symptômes généraux persistent, surtout l'élévation de la température qui va osciller ordinairement entre 38° et 3%.
Parmi les signes généraux qui peuvent précéder ou accompagner l’érup- Lion, la fièvre est le plus important, malgré que Steiner ait constaté qu'elle manque dans la Varicelle inoculée, malgré qu'elle puisse faire également défaut lorsque l’éruption est discrète. Contrairement à ce qui se passe dans la Variole, elle apparaît avec l’éruption, atteignant son maximum dans la nuit, après une rémission matinale complète ou légère ; elle accentue son ascension dans les premiers jours à chaque poussée nouvelle (Rüille). Elle cesse, quand l'éruption s’est complétée, par une défervescence brusque.
Le pouls augmente de fréquence, mais modérément. La pression artérielle est à peine influencée, sauf dans les formes où l’éruption est confluente.
L'examen du sang montre des modifications dans l'équilibre leucocytaire, non pas, comme on l’a dit, dans le sens d’une crise hyperleucocytaire, mais bien au contraire, de leucopénie : le nombre des lymphocytes n’est pas réduit, et comme dans la Variole, Fig. 1. — Courbe ther-
x LS »4 . mique de Varicelle ou comme dans la Rougeole à la période d’éruption, DOUSSee henmiques il s'agit de mononucléose. au moment des pous-
Quant, aux réactions viscérales, elles sont appa- Sées éruptives). remment nulles au point de vue des signes physiques. Sans doute l’oligurie, l’albuminurie sont possibles. Mais 1l convient d'insister sur le peu d'influence qu’exerce sur l'organisme l’évolution de
la Varicelle.
Tels sont les caractères objectifs de la période éruptive et son évolution habituelle, dégagés de toute complication ou de toute aggravation. Bien entendu toutes les variantes sont possibles qui peuvent intéresser l'élément éruplif ou se caractériser par des modifications de l’évolution.