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DESCRIPTION CLINIQUE. Fasc. II. — 195
aux extrémités, ou encore dans les régions qui ont été l’objet d’une irrilation antérieure. 3
L’énanthème, qui apparaît presque simultanément, est très intense. Dès le début, la muqueuse buccale est boursouflée par une efflorescence d’élevures qui dès le 4 jour se rompent et dont la confluence est souvent telle que l’épithélium se soulève en entier sous la forme d’une fausse membrane, grisâtre ou noirâtre qui semble tapisser toute la cavité buccale. Une salivation abondante, une dysphagie intense en sont la conséquence. La langue est couverte d’un enduit limoneux abondant. Les autres muqueuses sont aussi intensément touchées : la muqueuse nasale est boursouflée au point qu'il en résulte de l’obstruction des fosses nasales; la muqueuse larynoée fortement œdématiée, l’œdème rétrécissant le larynx et provoquant une dyspnée parfois intense, de la raucité de la voix ou de l’apho-
nie, Symptômes que vient accen- 23L4/25/2627b8hols0114 [2/3 [4[5[6|7[8[9 tuer l’éruption trachéale et bron- | RTS dan] chique; la muqueuse oculaire, k
assez intéressée pour que se produise une violente photophobie.
La muqueuse vaginale etvulvaire sont également le siège d’un œædème marqué.
Contrairement à ce qui se SE CEMTILR passe pour la Variole discrète, HIT le syndrome général qui accom- | pagne l’exanthème, ne S'atténue Fig. 3. — Courbe thermique de Variole pas, encore moins ne disparait. confluente.
Sans doute quelques symptômes
subissent une légère modification d’ailleurs passagère — abaissement de la température à 59°, diminution de fréquence du pouls, atténuation de la rachialgie et des vomissements. — Exceptionnellement même, on a pu observer pendant quelques heures, de l’apyrexie; mais le malaise général, le délire, la diarrhée, insomnie persistent.
Tel est le tableau clinique auquel se bornent le plus habituellement, à cette période, les descriptions classiques et auqüel une exploration plus attentive permet d'ajouter quelques signes.
L'appareil cardio-vasculaire (c’est là un point sur lequel j'aurai à revenir au chapitre des complications), ne présente le plus souvent rien de réellement anormal, en déhors de la tachycardie et des modifications de rythme qui sont la conséquence de cette tachycardie. Mais une mention particulière doit être accordée à la chute de la pression artérielle, chute très marquée et qui revêtira à un moment donné une signification pronostique importante.
Le foie, même antérieurement normal, augmente de volume de façon notable et cette hypertrophie est douloureuse ; de même, la rate.
Les urines présentent au maximum le syndrome précédemment décrit, et l’on retrouve également une formule sanguine de même nature que celle qui a élé signalée pour la Variole discrète, mais plus accentuée.