‹ Nouveau traité de médicine (volume 5)Chapitre 71 sur 224 · APPAREIL RESPIRATOIRE · texte numérisé non relu

APPAREIL RESPIRATOIRE

Les complications respiratoires se résument plus particulièrement aux lésions laryngées et broncho-pulmonaires. Les faits de pneumonie qu'Andral, Rilliet et Barthez, d'Espine et Picot ont publiés semblent ressortir à la broncho-pneumonie pseudo-lobaire. La pneumonie paraît aussi exceplionnelle, de même l’abcès du poumon (Vialis, Cuvier), la gangrène pulmonaire (Landrieux, Graves, Costallat), l’embolie el l’apoplexie pulmonaires : trois élats morbides qui ne reposent que sur des observations isolées.

Les lésions pleurales sont moins fréquentes que les lésions bronchopulmonaires.

J'ai déjà signalé que des accidents asphyxiques mortels, pouvant rendre nécessaire la out , ont paru être dus, lors de la phase d’éruption ou de suppuration, à l’æœdème & one plus exactement à l’œdème des replis ary-épiglotiiques, que provoquent l'abondance des pustules et le gonflement inflammatoire qui en résulte. L’asphyxie peut aussi dépendre de l’accumula- Lion d’exsudats pseudo-membraneux et muqueux, d’épanchements sanguins ou d'abcès sous-muqueux ayant délerminé par compression des accidents graves (une observation de Trousseau). On a pu signaler (j'en ai observé pour ma part) des lésions du périchondrite avec abcès sous-périchondrique des cartilages du larynx, des nécroses du cartilage qui peuvent entraîner la mort ou provoquer des’cicatricés vicieuses du larynx.

La bronchite pustuleuse est habituelle, elle ne représente pas à proprement parler une complication à moins que le nombre des pustules soit tel qu'il provoque lasphyxie. Il n'en va pas de mème de la broncho-pneumonie qui est une complication fréquente .et grave de la Variole. Joffroy, Breynaert ont admis en se basant sur les examens nécropsiques une propor- Lion de 50 0/0. Les chiffres d’Auché de 32 0/0 chez l’enfant, 40 0 0 chez l’adulle, semblent correspondre à la vérité clinique. Cette fréquence varie d'ailleurs dans des limites étendues selon les épidémies. Les lésions peuvent affecter la forme pseudo-lobaire, ou à foyers disséminés; très excep- Lionnellement celle de la bronchite capillaire. Ni étiologiquement (la Broncho-pneumonie peut relever indifféremment du pneumocoque et du

l'élément parenchymateux, et comme pour la Scarlatine avec M. Schæfer, nous avons retrouvé surtout la prédominance de la congestion vasculaire, des lésions vasculaires limitées, pouvant aller aux ruptures et aux légères hémorrhagies.

P.-J: Trissrer:

streptocoque ou du staphylocoque, parfois d'associations microbiennes), ni cliniquement, ni anatomiquement.elle ne présente de caractères partculiers. |

Elle débute rarement au stade d’éruption, le plus habituellement au’ stade de suppuration, son apparition pouvant être annoncée par l’accentualion des symptômes généraux (dyspnée, fièvre) el un arrêt de l évolution éruptive.

Breynaert insiste sur sa gravité, il n'aurait observé la guérison que dans 4 cas sur 30. La suppuration serait fréquente. mais le passage à lPélat chronique exceptionnel.

Les complications pleurales affectent surtout la forme séreuse, ou sérosanguinolente (associée à li broncho-pneumonie streptococcique, Auché) plus rarement la forme purulente d'emblée, ou purulente secondaire par infection streptococcique (Auché), exceptionnellement la forme putride.

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