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Fig. 46. — Epithélioma de la surrénale. Gr. : 50/1 (Roussy).
Tumeur bilatérale des surrénales chez un homme de 46 ans. L’autopsie permit de reconnaitre deux blocs néoplasiques énormes occupant symétriquement les régions rénales droite et gauche. De ces masses on put extirper les deux reins, mais les capsules surrénales faisaient intimement corps avec les tumeurs. Le foie, la rate et les ganglions étaient le siège de nombreuses métastases.
De. haut en bas on reconnait : 1° le tissu cellulo-graisseux d’enveloppe contenant quelques amas cellulaires néoplasiques; 2% la capsule fibreuse de la glande; 5° une large couche correspondant à la zone corticale de la surrénale. Seule, une certaine disposition trabéculaire rappelle encore la zone fasciculée. La morphologie cellulaire est profondément modifiée. Pas de spongiocytes; # plus bas apparaissent dans l'épaisseur du stroma de soutien, ici plus abondant, des traînées cellulaires irrégulières, foncées, formant parfois des îlots arrondis pleins : ce sont autant de boyaux néoplasiques dont on appréciera les caractéristiques cellulaires sur la figure suivante.
laire ou végétant avec de nombreuses travées conjonetivo-vasculaires soit accolées les unes aux autres, soit séparées. Sur ces travées s’ordonnent des cellules cylindro-cubiques à protoplasma granuleux chromophobes. À la
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périphérie persiste souvent une notable quantité de tissu hypophysaire en hyperplasie, et nulle part encore dans la capsule d’enveloppe on ne trouve d'infiltration par les éléments néoplasiques. Nous classons ce type dans les formes de transition parce que, quoiqu'il s'agisse de tumeurs macroscopiques très appréciables, rien encore au point de vue histologique ne permet de les ranger parmi les épithéliomas proprement dits. Elles correspondent vraisemblablement au stade de transformation d'un adénome en épithéhoma.
20 L’épithélioma infiltré correspond à une tumeur dépassant les limites de la selle turcique pour envahir la loge conjonctive et méningée, le chiasma optique, les vaisseaux carotidiens et l’encéphale. Ce sont les tumeurs à évolution extrêmement lente et qui se traduisent au point de vue clinique par le syndrome acromégalique. De consistance molle, de couleur non limitée, la tumeur présente des prolongements intra-craniens et souvent aussi des zones dégénérées. Au microscope, son aspect est extrêmement polymorphe et il est très difficile d’y retrouver en quelques points une structure rappelant le tissu glandulaire. Ordinairement elle est formée de pelites cellules foncées, à noyaux très colorés, à protoplasma chromophile, sans orientation définie, agencées parfois sur les axes conjonctivo-vasculaires.
Les cellules présentent souvent des noyaux monstrueux et des mitoses atypiques. En de nombreux points existent des formations kystiques avec des zones de dégénérescence. Enfin on retrouve ici ou là, au voisinage des zones dégénérées, une ordination en rayons de roue des éléments cellulaires autour des vaisseaux : aspect périthélial.
Il existe en outre, au niveau de l'hypophyse, des épithéliomas pavimenteux dont on a rapporté quelques exemples. D'après Roussy et Clunet, 1l s'agit là de tumeurs développées aux dépens d'éléments épendymaires, cellules épendymaires aberrantes du lobe antérieur ou cellules épendymaires du lobe postérieur dont la structure est analogue à celle des tumeurs épendymaires développées au voisinage des ventricules latéraux. Ces épithéliomas doivent être rangés, par conséquent, dans le cadre des tumeurs hétérotopiques.
Epithélioma de la surrénale. — Nous ne parlerons que des tumeurs épithéliales développées aux dépens de la substance corticale; celles de la substance médullaire se rattachent au groupe des tumeurs para-sympathiques qui seront traitées ailleurs.
Le cancer surrénalien primitif est relativement rare. Lecène en a relevé 45 observations. On en a publié depuis un certain nombre de cas dont o récents dus à Roussy et Leroux.
Les tumeurs de la surrénale atteignent parfois un volume considérable ; coiffant le rein, dépassant la ligne médiane, elles peuvent descendre Jusque dans la fosse iliaque en refoulant tous les organes. Elles sont uni- ou bilatérales. La généralisation est fréquente et se fait dans la graisse souspéritonéale et dans les organes voisins, rate, ganglions, etc...
Au point de vue histologique, l’épithélioma surrénalien cortical est formé par des cellules du type indifférencié, petites cellules à protoplasma granu-
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leux foncé; les tellules claires spongiocylaires manquent totalement. Par contre les monstruosités, les mitoses typiques et alypiques s’y retrouvent avec une intensilé particulière. En certains points, 1l est possible parfois de
cellules Lumorales avec noyaux alypiques.
groupe cellulaire en transformation maligne.
capillaire sanguin.
stroma conjonct.
noyau atypique et cellule tumorale dégénérée
tissu lymphoïde.
Pocellutes néoplas. dans Elymphatiques (embolies cancér.).
Fig. 47. — Epithélioma de la surrénale. Gr. 290/1 (Roussy). A. Un point de la figure précédente. — Au centre, un capillaire sanguin; en contact
plus ou moins intime avec lui, on aperçoit soit des groupes cellulaires épithéliomateux compacts, soit des cellules isolées atypiques. Quelques-unes de ces cellules ont même franchi la paroi capillaire et pénétré dans la lumière, signature de métastases possibles et fréquentes.
Les caractères morphologiques des cellules sont très variables ; ce sont en général de grandes cellules à protoplasma homogène, non granuleux, sans surcharge graisseuse, mais dont les noyaux offrent les atypies les plus variées de forme et de coloration; les monstruosités nucléaires sont fréquentes et on peut noter quelques figures de caryolyse.
B. Métastase ganglionnaire. — Une large fente lymphatique apparait bourrée de cellules métastasiques reproduisant les mêmes variétés morphologiques que plus
haut. Il s’agit ici d’une métastase ganglionuaire paravertébrale de la tumeur précédente.
GusTaAvE Roussy et Maurice Worr.
retrouver la fiiation directe entre les travées cellulaires normales et les travées néoplasiques.