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ments du sang. On à déduit de cette ressemblance que l’on avait affaire à des tumeurs embryonnaires du type placentaire et on les a dénommées placentomes du testicule ou de l'ovaire. | Cette origine est loin d’être démontrée et la question est. encore discutée. Il nous semble plus logique d'admettre que le polymorphisme cellulaire, et notamment la réaction giganto-cellulaire, est en rapport avec les remaniements dus aux hémorragies et aux processus de nécrose. La présence des cellules géantes du type de celles des corps étrangers n’implique nullement pour nous l’origine de ces tumeurs aux dépens du placenta et ne justifie pas le nom de placentome qui leur a été donné (Roussy).
EMBRYOMES TERATOIÏDES OU TRIDERMIQUES
Les tumeurs embryonnaires complexes sont particulièrement fréquentes au niveau des glandes sexuelles, ovaire et testicule. Ces tumeurs sont constituées par des éléments disparates, parmi lesquels on retrouve ordinairement des tissus rappelant la structure de la peau ou de ses annexes; poil, ongle, glande, dent, etc., d’où leur nom de dermoïde. Au niveau de l'ovaire, on a affaire le plus souvent à des tumeurs kystiques ; kyste dermoïde. |
Embryome de l'ovaire (kyste dermoïde). — Ordinairement umi-latéraux, plus rares que les kystes mucoïdes, les kystes dermoïdes ou embryomes de l'ovaire atteignent parfois un volume considérable (orange, tête de fœtus ou d’adulte). De forme irrégulière, de consistance inégale, dure, osseuse en certains points, fluctuante en d’autres, ils ont une coloration blanc jaunâtre. |
Le contenu est très particulier : matière sébacée grisâätre, parfois de consistance filante et huileuse, d'autres fois compacte comme du mastic. Souvent on rencontre dans les kystes, des poils, des dents et des amas de tissus cartilagineux ou osseux; ou enfin, et plus rarement, des organes plus hautement différenciés, comme un fragment de glande mammaire ou même des fragments d’embryon reconnaissable. |
Au point de vue histologique la structure de la paroi est tout à fait caractéristique et rappelle habituellement celle de la peau avec son épithélium malpighien et ses différentes couches : couche cornée, corps muqueux de Malpighi, couche basale. Dans le derme, présence de follicules pileux, de glandes sudoripares et sébacées. Ailleurs, on pourra retrouver des éléments les plus disparates, tels qu’un fragment de muqueuse digestive à épithélium cylindrique, des glandes acineuses rappelant le corps thyroïde ou encore du tissu hépatique ou rénal, SN même du tissu nerveux central ou périphérique.
Les kystes .dermoïdes de l'ovaire, qui, du point de vue nosographique, représentent une tumeur bénigne, limitée, non envahissante et ne faisant pas de métastase, peuvent exceptionnellement se transformer en véritable cancer par transformation maligne d’un des éléments composants.
Embryome du testicule. — Ce sont les tumeurs anciennement appelées Lumeurs mixtes du testicule. De consistance inégale, de volume souvent
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À. RS PSE ë
kyste
| liquide épidermique. .
dans kyste.
épithélium de la paroi du kyste.
amas mVXO-
RUN LR kyste avec adipo-épithélial
paroi fibreuse.
cartilage.
acini glandulaires.
amas épithélial
tubes sémi-
kyste. nifères.
f végétations papillaires épithéliales.
ve: kyste tissu con).
épidermique. Adulte.
: À amas tissu con). cartilagineux jeune.
cavité glandul.
avec sécrétion.
N nus ET LT 1 ro MN NE x Fig. 84 — Embryome du testicule. Tumeur mixte (RoussY).
A.— Une bande fibreuse sépare le testicule normal de la masse néoplasique. Celle ci frappe par la multiplicité de ses éléments constitutifs : formation cavitaire partiellement comblée par des lames concentriques rappelant l’enroulement du globe corné, véritable kyste épidermique; cellules conjonctives jeunes, entremêlées de cellules adipeuses et d’amas épithéliaux sans architecture; amas épithélial plein, surmonté d’un kyste sans contenu apparent: vaste poche kystique pourvue d’un revêtement épithélial très irrégulier, avec multiples végétations papillaires intra-cavitaires ; masse cartilagineuse. Enfin kystes de taille variable (Gr. 12/1).
Quelques-unes de ces multiples variétés tissulaires sont figurées en B au fort grossissement (Gr. 65/1). On y rencontre le kyste épidermique avec son centre Corné, le kyste avec ses végétations papillaires épithéliales centrées par un axe conjonctivovasculaire, un volumineux amas cartilagineux hyalin; enfin, un kyste à revêtement cubique simple. ; >
Gusrave Roussy et Maurice WoLzr.
considérable, elles présentent à la coupe des zones dures, parfois cartilagineuses ou osseuses, et des zones ramollies par nécrose et hémorragie. Très souvent on y trouve de nombreux kystes pouvant donner à la glande un véritable aspect de gâteau de miel : maladie kystique du testicule.
Au point de vue histologique, on peut retrouver, d’une facon moins fréquente et surtout moins polymorphe que dans les tumeurs embryonnaires de l'ovaire, tous les tissus dont nous avons parlé ci-dessus. Quant aux kystes, ils sont tantôt lapissés par un épithélium pavimenteux, tantôt par un épithélium cylindrique ou caliciforme.
Comme les embryomes de l'ovaire, les embryomes du testicule peuvent se transformer en tumeur maligne par transformation cancéreuse d’un des éléments constitutifs du néoplasme.
Pathogénie des kystes dermoïdes. — 1° Théorie parthénogénétique (Mathias Duval). — Basée sur le fait que chez un grand nombre d'animaux inférieurs la formation d'un être nouveau peut se produire sans l'intervention fécondante d'un mâle, cette théorie admet que chez la femme vierge, la segmentation de l’ovule peut se faire indépendamment de la fécondation. Cette théorie de la parthénogénese ne peut s'appliquer qu'aux tératomes de l'ovaire et ne semble guère admise aujourd'hui. |
2° Théorie blastomérique (W. Roux). — Les blastomères sont les cellules primitives nées de la segmentation initiale de l’ovule, On admet que dans cerlaines conditions, encore inconnues, il se produit un trouble dans lPordination régulière de cette segmentation; une ou plusieurs des blastomères ainsi isolées peuvent évoluer pour leur propre compte et aboutir en fin de compte à la formation atypique d’un embryon plus ou moins incomplet.
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