GÉNÉRALITÉS SUR LES SPIROCHËTES
gorie, prennent place les spirochèles des deux maladies que nous étudions, Sp. Obermeieri pour la fièvre récurrente, Sp. Duttoni pour la fièvre des iques: Mentionnons également le spirochète des oiseaux (Sp. gallinarum) qui a été si souvent pris comme type d’élude dans les sprrochétoses. Différents points d'un intérêt général dans la connaissance de l’évolution des spirochètes ont été éclaireis sur lui; nous'y reviendrons ultérieurement.
Recherche des spirochètes. — Nul moyen nest préférable à lultramicroscope pour déceler les spirochètes dans le sang des vertébrés ou les Lissus des arthropodes infectés. Comme colorant, le Giemsa pour:les frottis de sang est à recommander; les imprégnations au nitrate d'argent donnent les meilleurs résullats sur les coupes d'insectes.
Morphologie des spirochètes. — Examinés vivants à l’ultra-microscope, ils sont lendus suivant un axe recüiligne et constilués par 7 à 8 tours de spire très serrés. Sur froilis, ils apparaissent détendus, serpentiformes et ne présentent que 2 où 5 larges ondulations. Sp. Duttoni semble légèrement plus long et plus large que Sp. Obermeieri (Sp. Duttoni : long de 24 à 50 u: épaisseur 1 uw 45; Sp. Obermetieri : long 19 à 20 uw; épaisseur 0 y 4).
La vie sanguicole de nombreux spirochètes, leur transmission par les arthropodes, leur sensibilité vis-à-vis de cerlains médicaments qui exercent une aclion analogue sur les prolozoaires et laissent indifférentes les bacléries ont semblé autant de raisons valables pour apparenter les spirochètes et les flagellés. Le mode de division des spirochètes a toujours été invoqué pour trancher celle question : longitudinal, 1} sanclionnerait définilivement l'opinion précédente; transversal, il rapprocherait les spirochèles des bactéries. En apportant dans la question le secours de la meilleure technique histologique, Duboscq et Lebailly ont clos la longue période de discussions engagées sur ce sujet; 1ls se prononcent définitivement pour la division transversale.
Pouvoir pathogène expérimental des spirochètes. — Un certain nombre de mammifères sont sensibles aux virus de la fièvre récurrente et de la fièvre des tiques. Cependant, ou «doit s'adresser exclusivement aux singes, si l'on désire reproduire une infection d'une durée appréciable et dont l'évolution soit celle de la maladie humaine; la maladie expérimentale des singes peut en effet s'accompagner de rechutes.
Le spirochète de DE est plus pathogène que celui d'Obermeier. Il infecte les lapins, cobayes, souris, rats, les chiens et même les chevaux. Celui d'Obermeier détermine chez les souris et les rats une infection bénigne et infecte à grand'peine les cobayes, les lapins et les chauves-souris.
Pluralité des spirochètes du groupe Obermeieri. — Rappelons seulement pour mémoire que plusieurs savants se sont efforcés de démembrer ce groupe. Chaque continent s’est vu adjuger une espèce à part : l'Europe conservant l'Obermeieri, l'Amérique à reçu en partage le Sp. Novuyi, l'Asie (Inde) le Sp. Costeri, et l'Afrique mineure elle-même le Sp. berbera.
Aujourd'hui qu'on connaît la transmission héréditaire des spirilles chez les poux, il semble impossible d'admettre qu'un échange incessant de ces parasiles n'ait point, dès le début de lhistoire, répandu sous tous les elimals non tropicaux la mème spirillose humaine.