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HOT NE HE

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TRAITEMENT-ET:PROPHYLAXIE. Fasc. V. — 65

intraveineuse du médicament. Des phénomènes généraux marqués peuvent accompagner celle brusque crise thérapeutique. Ils consistent en nausées, diarrhée, prostralion, mais cèdent spontanément en 5 ou 4 heures. D'ordinaire, le malade est capable, dès le surlendemain, de reprendre ses occupalions.

L'intensité de la réaction ne paraît pas être en relation avec le nombre plus ou moins grand de spirilles en circulation dans le sang: mais plutôt avec l’époque de l’évolution de la maladie, la crise étant d'autant moins vive qu'on se rapproche du moment de la défervescence naturelle.

La prophylaxie a, de son côté, Uré avantage de ce traitement qui permel de stériliser rapidement le réservoir de virus. Elle a principalement bénéficié, d'autre part, de la connaissance du mode de propagation de la maladie. Comme celle du typhus exanthématique, elle doit avoir pour objet la destruction des ectoparasites. La désinfection par le soufre des locaux contaminés, l'ébouillantement des vêtements des malades et des individus qui ont été à leur contact, la surverllance des locaux où s’entassent les miséreux, en particulier, la surveillance des prisons, tels sont les moyens les plus sûrs de combattre la fièvre récurrente.

CH Nicorre et LrPBrLaïizor,

SODOKU 1

Par D. THIBAUT

Ancien Interne des Hopitaux de Paris, Ancien préparateur à {a Faculté,

Affection due aux morsures de rat, le Sodoku (So : rat, Doku : prison) mérile d’'atüirer laltention des médecins européens. En effet, alors qu'il élail regardé autrefois comme exclusivement localisé au Japon et à la Chine, 1 est actuellement signalé non seulement en Amérique, mais encore en Europe, en France en parliculier.

Il existe, dans la littérature médicale, une série d'observations où l’on voit des morsures de rat être suivies d'accidents plus ou moins graves. Elles ne sont pas éliquelées Sodoku, mais paraissent bien lui appartenir.

Le premier cas de ce genre dale de 1840 et est dû à un auteur américain Wilcox : il s’agit d’un malade qui, mordu par un rat, présenta 12 à 15 jours après une Luméfaclion à l'endroit de la morsure; celle réaction locale s’accompagnant d’un élat général grave avec fièvre. Après une amélioration, il y eut une tendance à la rechute, mais celle-ci ne fut que légère, car la guérison Survint assez rapidement.

Watson, en 1840, Gillion, en 1868, Packaud, en 1872, rapportèrent des observations analogues. Depuis lors, les constatations devinrent plus fré-

-quentes, puisque Prœscher à pu compter 17 cas en Amérique du Nord et en consigner également en Europe : le premier est celui de Charpentier

découvert dans le sud de la France, le second est celui de Pena y Maja, en.

1885, rencontré en Espagne. Des cas ont élé observés en Anglelerre, en Allemagne, en Algérie, en Toscane. A. Gougel dans une revue analytique à le premier attiré l'attention sur la question. Depuis celle époque, des nouvelles observalions de Sodoku furent publiées, notamment par Ramond, Grenel, Laroche, Costa el Troisier, Fiévez, Braillon, d'Halluin.

Outre les lravaux japonais cités plus bas, il faut mentionner les thèses de Dessauvages et de Roulland, le mémoire de Dujarrier de la Rivière. Enfin, tout récemment, le travail espagnol de Escolano évalue à 40 environ le nombre de cas signalés en France ; mais, on peut, comme le fait M. Gandy à propos d'une observalion, se demander si tous sont d'une authenticité indiscutable.

Parasitologie. — Le Sodoku, évoluant comme une maladie infectieuse, il était naturel de rechercher l'agent pathogène : pour les uns, il faudrait incriminer un parasite, pour les autres un microbe.

L'origine microbienne a élé proposée par Prœscher.

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