‹ Nouveau traité de médicineChapitre 44 sur 189 · ET |S · texte numérisé non relu

ET |S

SR Le SRan “ Ha ie 38° ll ERRE CET ET : :

CT NT177 | HA IEEE 379 e LIT LL Le en x IVave Es TT] - Ti æ ES : ea 36° (] Es RRBRBRE Be | HET la ou:

Fig. 13.—Paludisme tierce, à P. vi Fig. 14. — Paludisme, à P. vivax, d'invasion ou vaæ, de rechute. — Infection pre- primaire. — Séjour en région palustre du 18 mière datant de cinq mois (sep- au 26 septembre 1910. Premier accès fébrile le tembre 1911) au Maroc. Cycle 9 octobre P. vivax le 11 octobre. Quinine à de 46 heures environ. Quinine. courts intervalles. Apyrexie rapide et défimtive. (Rieux.) (P. Hornus, Maroc.)

46 heures. C’est enfin, surtout après une succession plus ou moins longue d'accès lierces, quand les derniers accès accusent un léger retard sur les précédents; mais de ceci encore l'observation est rare. La régularité cyclique de 48 heures de l'accès tierce de rechute doit donc être tenue pour très habituelle.

Quels sont les caractères du paludisme tierce primaire ou d’invasion dans les pays à malaria? La réponse n'est pas aisée, parce que les observations ne sont pas aussi fréquentes que celles de la tierce de rechute. Toutefois des observations probantes faites au Maroc(') ont permis d'en grouper

1. Rieux et Hornus. Notes sur le paludisme dans le Maroc occidental. Arch. de méd. et de pharm. mail., 1913, n° 7.

H. Vincent et J.. RrEUx.

quelques cas. De leur analyse clinique, Rieux el Hornus ont déduit que la récularité initiale de la courbe thermique n’est pas aussi grande que dans la tierce de rechute. Parfois la manifestation fébrile initiale se réduit à un seul accès qui n’a pas de surlendemain, même sans quinisation. Ou bien, à la suite de cet accès primordial et après plusieurs Jours.d'apyrexie, le cycle fébrile tierce apparaît avec la régularité classique. D'autres fois la courbe thermique affecte le type continu, mais bref, coupé d’intermittences et surmonté de clochers: irréguliers. Force est

T'. Décembre 1912

pe° sin,s ms ns bus \m, ss rs ns |

k - donc de conclure que le cycle thermique:

SSSR TR régulier de 48 heures ne s'établit pas néces-

gao EREUIT [ sairement à l'origine de l'infection par P.

| [ei VIVax.

FA à Enfin il y a lieu de signaler, dans le palu-

fe" [ A disme tierce d’invasion où de rechute, un

LT | fait qu'on constate assez rarement, parce

39° | que les malades sont le plus souvent obser-

RE vés en plein cycle tierce confirmé et aussi

j fi Î parce qu'ils absorbent souvent de la quinine

Fe à la première manifestation fébrile : c'est

F celui des apyrexies qui se montrent sponta-

37° TT nément après un accès, lequel par cela

[ REY même apparaît isolé. Celte apyrexie spon-

ê É SRE ER tanée dure un nombre très variable de

re TS LL jours, souvent 14 à 18 jours. Le jour où la k SRE fièvre reparaît le cycle tierce s'établit.

352 $ La fièvre tierce bénigne se manifeste, chez

Fig. 15. — Paludisme double-tierce le Malade non traité, pendant une “période

de rechute, à P.vivax, — Infec- assez longue. Une fois l'infection produite,

tion première remontant à six mois (avril 1912) à Madagascar.

Quinine 0,50 au moment de l'accès du 4 déc. Apyrexie de cinq jours. Accès double-tierce.

en élé par exemple, les rechutes apparaissent d’abord assez espacées pendant l'automne suivant. Elles se rapprochent à

La quinine donnée par doses fractionnées de 0,25, à partir du 10 à midi, n’a modifié ni l'accès du 10 ni celui du 11, mais a entrainé l’apyrexie à

la fin de l'hiver et au début du printemps.

L'époque de prédilection des rechutes s'étend de l'automne à février-mars. Chez certains malades ils disparaissent à ce moment; chez

partir du 12 déc. (Rieux.) d’autres ils reviennent dans les mois $suivants :avril, mai. juin. Mais, parfois, l’infection se prolonge sous la forme d'accès dans le cours de l’été et de l'automne suivants. Le paludisme tierce peut alors être lalent et ne se manifester par aucun accès franc, alors que P. vivax existe dans le sang. Les rechutes sont provoquées par les causes les plus diverses : fatigue, émotion, refroidissement, etc. Parfois, enfin, elles paraissent spontanées.

20 Relation de P. vivax avec le cycle tierce vrai. — Le P. vivax ou tertianum est l'agent de la Lierce bénigne. C'est sa propre évolution qui produit le cycle fébrile du paludisme tierce de rechute et sa régularité quasi mathématique. La forme jeune du schizonte existe dans les hématies

FORMES APEROURE DO PALUDISME,.. Fasc. Vi: — 10%

au moment de l’acmé et de la chute de l'accès de fièvre. Pendant les 24 heures d' apyrexie qui suivent, on trouve, dans le sang, le schizonte sous

forme de plasmodes de plus en plus Fe au sein du globule hypertrophié et pâli. Enfin, 24 heures plus tard, avant que l’accès fébrile recom-

gù— 2 Q 0 Fig. 16. — Sang dans le paludisme herce à Fig. 17. — Sang dans le paludisme tierce P. vivaæ, au début d’un accès fébrile. — à P. vivax, 24 à 28 heures après un accès 4, hématie normale; 2, hématie conte- fébrile. — 1, hématie normale ; 2, hémanant un schizonte jeune: 3, hématie te contenant un schizonte de 24 heures contenant une rosace ou sporocyte mür environ; 5, macrogamète,

à 16 mérozoïtes ; 4, macrogamète.

mence, ce sont les sporocytes, formes prêtes à la division et à la mise en liberté:des mérozoïtes, qu'on observe dans le sang. Cette évolution! est représentée dans le schéma ci-contre, qui montre : 1° que la période fébrile

Fig. 18. — Sang dans le paludisme tierce à Fig. 19. — Sang dans le paludisme double-

P.-vivax, 40 heures environ après l'accès ferce, à P. vivax, au moment d’un fébrile précédent, 8 heures environ avant accès fébrile. — 1, hématie normale; l’accès fébrile à venir. — 1, hématie nor- 2, hématie contenant un schizonte jeune, male ; 2, hématie contenant un schizonte dont l’éclosion a provoqué l'accès: de 40 heures environ; 3, hématie con- 3, hématie contenant un schizonte ‘de tenant un schizonte de 45 heures envi- 24 heures provocateur de l’accès de la ron, dont la division nucléaire com- veille; 4, macrogamète.

ménce; 4, macrogamète. <

coïncide avec la mise en liberté des mérozoïtes, leur pénétration dans le globule rouge et le début du développement des schizontes; 2 qu’à la période d’apyrexie correspond le développement du schizonte jusqu’au sporocyte:

Toutefois, dans le paludisme tierce secondaire, mais surtout ne celui de première invasion, les faits n’ont pas toujours une évolution aussi rigou-

H, Vincent et J. Rieux.

reuse. La cause en est à l’évolution non nécessairement synchrone des divers schizontes d’une même génération de P. vivax. Pour peu, par exemple, que l’évolution de certains plasmodes soit relardée de 4 à 8 heures on trouvera à la fois dans le sang, à l’acmé fébrile, des jeunes schizontes et des sporocytes en retard, quoique peu nombreux. Il en sera de même, si, au lieu de sporocytes retardés, on a affaire à des schizontes précoces.

Dans cette appréciation, il

= = 1°A “ e LA BA ah 16% 20% où E% BA 13% 26% 20 où 4% 87 y a lieu d'être mis en garde.

contre la cause d'erreur provenant des gamètes. On les trouve pour ainsi dire constamment, surtout dans la tierce de rechute, à côté des schizontes jeunes, demi-mûrs et mûrs. Il faut donc avoir soin de les différencier des schizontes.

B) Fièvre tierce associée ou double tierce. — Le paludisme tierce, au lieu d’être produit par l’évolution cyclique d'une seule génération de plasmodium vivax, peut encore être produit par l'association de deux générations de ce P. Il s'agit alors de « double tierce ».

P. vivax peut encore être

reportons l'étude de celte associalion à l'exposé du paludisme tropical.

1° Caractères cliniques. — La caractéristique clinique de celte forme de paludisme tierce

| | jour, au lieu d'un accès tous Fig. 20. — Schéma représentant l’évolution pa- Îles deux jours. Cet accès quotirallèle de la température et de a schizogonie djen ne diffère pas chniquement dans un accès tierce à P. vivax. , HART :

de l'accès tierce proprement dit

el présente, comme tout accès

intermittent, ses trois stades plus ou moins nets de frisson, de chaleur et de sueurs. Il peut s’observer le malin, le soir, ‘au milieu de la journée; d’après nos observations l'accès est, plus souvent que dans la tierce vraie, vespéral (midi ou soirée). En tout cas, 1l est généralement régulier, en ce sens que tous les accès ont lieu soit le matin, soit le soir, que leur durée

est égale, ainsi que leur intensité, mesurée par l’acmé de la fièvre; des cas

s’observent cependant où un accès plus intense succède à un accès moins fort. |

associé à P. præcox; mais nous.

est l'apparition d’un accès par

EE nu nd à Ce 3 "7, vi RL +.

HR, Le

FORMES CLINIQUES DU PALUDISME, Fasc. V. -— 105

Comme pour laccès tierce type, on observe dans les accès double-tierce la période d’apyrexie spontanée dont nous avons déjà parlé. Enfin lout ce que nous avons dit du paludisme tierce d’invasion, de l’époque des rechutes et en particulier de leur prédilection pour l'automne et l'hiver, s'applique, en tout point,-au paludisme double-tierce. La parenté de ces deux modalités du paludisme tierce-bénin, s'établit en outre par leur transformation réciproque : le paludisme tierce peut se transformer en double-tieree et inversement. C’est la première transformation qui s’observe le plus souvent; le

T' Tr | Septenbre 1911

617]8|29110!21 12113 |74 |25 22123 |2% |25 |26 |Z6 42° MS PS RS PTS SPLS [72S PR S SIUS pe° M SIRS IN SIRSIRS S | | ° ER . di SÈ | | - À | 11° ECTRE SE RIRE *z . Ja ES ue N 4o° Lo? :

L | ; 39°? Es d9°® & 38? 38° 879 En 36° | 362 | | [I 33° FI9 Fig. A. — Paludisme double-tierce - Fig. 22. — Paludisme double-tierce de rechute à de rechute. (H. Vincent, 1895.) P. vivax. — Infection première un mois et

demi auparavant (août 1911) au Maroc. La quinine donnée par doses fractionnées de cycle double-tierce peut survenir 0,25 le 24 septembre à partir de 16 heures a

immédiatement après un cycle entrainé l’apyrexie définitive. (Rieux.) lierce; ou bien le cycle double- Lierce peut faire son apparition au cours d’une rechute plus ou moins loin- Laine, alors que les manifestations précédentes étaient du type ierce pur. 90 Relation de P. vivax avec le cycle double-tierce. — Le paludisme double-tierce n’est pas autre chose qu'une fièvre tierce dans laquelle existent deux cycles parasitaires séparés et dont les P. vivax évoluent chacun pour leur propre compte, à un jour d'intervalle. À côté de schizontes d’un âge déterminé existent donc des schizontes de 24 heures plus âgés. En les reconnaissant et après différenciation des gamètes de P. vivax, il est facile de les situer dans la courbe thermique du malade. Le schéma ci-contre et les figures qui l’accompagnent le font aisément comprendre.

Page 1