‹ Nouveau traité de médicineChapitre 46 sur 189 · LS N · texte numérisé non relu

LS N

RERSRES

qu

[1 ne | | RTE « FE

ICRIERS 22

as DÉS RSS RRRRBEE ae) Œi [11

s SRE

Er)

HD ns.

S S ra [ |

Fig. 24. — Paludisme quarte de rechute, à P. malariæ ou quartanum. — Infection première

en Corse, fin septembre 1910.

Quinine 0,50 au deuxième accès. Apyrexie. (Rieux.)

sent el 1l est fréquent que la température ne dépasse pas 389,5. Ajoutons

Fig. 25. — Sang dans. le paludisme quarte simple, à P. malariæ, au moment de Paccès, — 1, schizonte jeune dans une hématie; 2, rosace à 8 mérozoites ; 5, hématie normale.

enfin que contrairement à l’accès tierce, l'accès quarte est plus souvent vespéral que matutinal. Pendant la période d’apyrexie là température demeure normale ou un peu inférieure à la normale, le malade n'éprouve que de la faiblesse et de l’anémie. Cette apyrexie peut être spontanée ; dans ce cas elle survient après un certain nombre d'accès. Mais que cette apyrexie soit spontanée ou provoquée par la quinine, la récidive est fréquente. Celle-ci se produit au bout d’un temps variable, de cinq Jours à plusieurs semaines. La régularité cyclique de la quarte se manifeste surtout au cours des rechutes plus ou moins

1. A. Brizer. Contribution à l'étude de la fièvre quarte. Bull. méd. de l'Algérie, 1901,

n°7 et 8, p. 261 et 301.

H. Vincent et-J. RIEux.

éloignées de l'infection initiale et elle aussi peut être tenue pour un dogme. Qu'est à la période d’invasion le Paludisme quarte primaire? I est diffi-

cile d'y répondre avec certitude; mais il semble bien que la quarte, comme

la Lierce, ne possède pas à l'origine le Lype caractérisé qu'elle revêt au cours des rechutes et qu’elle puisse alors se présenter sous la forme d'accès quotidiens. En tout cas une fois adaptée à l'organisme, elle montre une téna-

n BA 72h 18h po où 4h 8% 121 168 20h ch 49 8% 12! 16% 20% 0! 47 87 124 16% 20/7

Fig. 26. — Schéma représentant l’évolution parallèle de la température et de la schizogonie dans un accès quarte à P. malariæ ou quartanum. \.

cité el une persistance qui surpassent celles de la tierce. Comme celle-ci, la période. la plus active de ses rechutes est la saison hiberno-vernale, qui suit l'infection première : mais les rechutes ultérieures sont-beaucoup plus lardives. | |

20 Relation de P. quartanum avec ia fièvre quarte. — (Celle relation est très bien établie en ce qui concerne les schizontes. Comme dans la tierce

bénigne, les schizontes en forme de petits anneaux se rencontrent dans Île

sang au moment de l’acmé et de la chute fébriles. 24 heures plus tard, ce

sont les bandes encore étroites que nous avons décriles, puis, au bout de :

FORMES CLINIQUES DU PALUDISME. Fase. V. — 109

2% heures, les mêmes bandes épaissies et remplissant le globule rouge, dont les dimensions sont restées normales. Enfin, à la fin de la troisième période de 24 heures, c'est-à-dire vers la 60° à 70° heure, les formes de division apparaissent qui aboutissent à la rosace à 8 mérozoïles, dont la mise en liberté coïncide avec le nouvel accès. Pendant toute cette évolution les hématozoaires restent rares dans le sang périphérique, contrairement à ce qui se passe (rès souvent pour P. vivax el, comme nous Île verrons, pour P. præcox.

Si les schizontes de P. quartanum sont rares dans le sang périphérique, les gamètes le sont encore plus. Aussi

= 14 7 2 0 GAY comprend-on que si leur étude morpho- |. Septembre 1885 218314151617 |8|2|22177|22 S S

logique est relativement bien faite, celle pa 0 frs br Vs Ps Vs Vs Vs smstrs de leur persistance et de leur évolution dans le sang, de leur rôle dans les re- DT chutes le soit beaucoup moins. Il est |#2° = vraisemblable cependant que cette ques- HS R lion ne doit pas différer essentiellement |, | de celle des gamètes de P. vivax et que | + les grandes lignes de celle-ci s'appliquent aux gamèles de P. malariæ. 39° B) Fièvre quarte associée. — À priori | | l'association de P. quarlanum peut se |, faire : {° avec P. vivax; 2° avec P. præcox ; 9° avec P. quartanum lui-même. La e première association de tierce et de 137?

quarte est certainement des plus rares.

Ruge dit ne jamais l'avoir rencontrée. D | + Nous n'en connaissons non plus aucun RUSSREn fait. Les raisons de celte exception ARRCREEEEEE échappent. Peut-être la meilleure en est- BS2LTIT elle dans la rareté el la réparüilion un Fig. 27. — Paludisme double-quarte,

peu spéciale de la fièvre quarte. L’associa- à P. quartanum. (H. Vincent.)

Lion avec P. præcox est moins rare, mais

nullement fréquente elle aussi. Quant à la dernière association de P. quartanum avec P. quartanum même, elle est la plus fréquente des trois. Elle est, pour la fièvre quarte, ce qu'est la double-tierce pour la tierce, c’est-à-dire l’enchevêtrement de plusieurs cycles quartes les uns dans les autres. Dans un premier type, deux cycles quartes se succèdent à 24 heures d'intervalle: la courbe fébrile accuse dès lors deux accès quotidiens, un jour d’apyrexie, deux accès quotidiens; c’est le cycle double-quarte. Dans un second type, trois cycles quartes se succèdent ne laissant entre eux aucun jour d’apyrexie et réalisant ainsi une fièvre quotidienne : c’est le cycle triple-quarte. Des deux modalités la première est la plus fréquente. Nous pourrions répéter, à propos de la double-quarte, ce que nous avons dit à propos de la doublelierce. Il est fréquent que les accès jumelés soient très inégaux, l’un faible, l'autre intense et vice versa; il est fréquent aussi que le cycle soit rompu pour laisser place à un cyele quarte vrai el, inversement, qu'au cours d'un

H° Vincent et Je RIEUx.

L . « 7 "PEN NM el CL TROT CPE x P > * : Là TC $ a de PARA 1"

cycle quarte apparaisse sans raison apparente un cycle double-quarte, Le cycle double-quarte est dù à l'évolution de deux générations de P. quar- Llanum, l’une précédant l’autre de 24 heures. Dès lors au moment du second accès, on trouve dans le sang des Plasmodium de première génération âgés de 24 heures et des schizontes nouvellement éclos de la deuxième génération.

Le cycle triple-quarte est dû à l’évolution de trois générations de P, quartanum, se succédant à 24 heures d'intervalle. Le diagnostic hématologique est nécessaire, pour établir qu'il s’agit de triple-quarte, car l'accès quotidien sous lequel elle se présente peut appartenir encore à une double-tierce, ou, comme nous allons le voir. au paludisme tropical.

IV. Paludisme tropical non pernicieux dû à Plasmodium præcox ou immaculatum. — Le paludisme dit tropical, non pernicieux (ou fièvre estivo-automnale des Italiens), se présente lui aussi, d'après la base héma- — tologique, selon deux modalités :

3___ # ; 1° Le paludisme tropical simple;

En 2 Le paludisme tropical associé ou

mixte.

"5 À) Paludisme tropical simple. — me Le paludisme tropical simple est ca- ; ractérisé : cliniquement par des accès fébriles, qui, au lieu de se manifester Fig. 28. — Sang dans le paludisme double- es 1Ë re DENON qes Dans quarte, à P. malariæ, au moment d’un dismes tierce ou quarte, montre une accès. — 1, hématie contenant un irrégularité plus ou moins grande; et ne na hématologiquement, par le développe:

un schizonte de 24 heures, provoca- ment dans l'organisme de P. præcox teur de laccès de Ia veille. ou immaculatum et des gamètes en

croissant.

1° Caractères cliniques. — D'une manière générale, l'accès tropical obéit à la grande loi clinique qui régit la malaria, l’intermittence fébrile, avec les symptômes qui accompagnent l'accès : frisson, chaleur, sueur. Les signes généraux : la céphalée, le malaise, la courbature, la faiblesse du pouls, les vomissements peuvent même être particulièrement intenses. Mais on ne retrouve pas 1c1 la régularité si remarquable des fièvres tierce et quarte et de leurs variétés. Pas d'égalité dans les périodes apyrétiques, non plus que dans les fastigium fébriles. Un accès du jour empiète par sa durée sur le lendemain, la défervescence est parfois incomplète. La fièvre revêt souvent le type quotidien, mais parfois aussi tierce, ou même quarte, mais irréguliers. Enfin, les symptômes caractéristiques de l'accès sont parfois atténués el frustes, surtout le frisson et la transpiration.

Mais ce qu'on doit faire ressortir dans ce paludisme tropical, et qui est incontestablement rare dans le tierce ou le quarte, c’est la tendance au type fébrile continu et à la subintrance des accès. Il convient de bien s'entendre sur ce terme « continu ». La fièvre n’est en rien comparable à une fièvre continue vraie, à la manière de la fièvre typhoïde par exemple. Il s’agit

ES

FORMES, CLINIQUES DU PALUDISME. Fasc. V. — 111

d’une fièvre relativement. continue, c’est-à-dire « lorsqu'il n'y a pas de * paroxysmes distincts séparés par les intervalles d’apyrexies, et que la température reste pendant plusieurs jours au-dessus de la normale » [A. Laveran(!)]. C'est une forme dans laquelle les accès « se prolongent, rentrent l’un dans l’autre et dans cette chaîne morbide, les paroxysmes subintrants ou anticipants sont à peine séparés par un intervalle apyrétique » [Griesinger (?)}. Il existe donc une apparence de continuité et le fait est facilement

Octobre 1912 Tr | Octobre. 1911 Sr BEnS CRIE FARM LÀ

ü DH HERO BE El snnts

RSR RARE ARE n HE En gs RRRRRRETRE nR 1 HE san

PE LT ENT eHÉETÉ BANRABRRAUE CÉPÉCLLELCÈRN PRE (D EE ESS

CIRALLOENTNO Cal CECI CR ENT ES WA OO CIE ME (REY EI Y HONTE

FRE HET HAE ME ELTSLR Hi un

u Es

IN a

Page 1