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parasite, des cellules géantes, formées aux dépens du sarcoplasme, indépendamment de la destruction des fibrilles musculaires. Plus tard, toutes ces cellules vivantes sont détruites et mélangées au reste de la substance musculaire par les mouvements de la larve. Les phagocytes du dehors S'introduisent dans le faisceau; ils le désagrègent en pelils morceaux qu'ils englobent ensuite. Romanovilch admet que la larve possède la propriété de dissoudre le myoplasme du faisceau primitif, mais il n’a pu le démontrer in vuro. |
Autour de la capsule, on observe une accumulation intense d'éosinophiles, ee qui n'existe pas dans les autres mvosiles,. |
SYMPTOMATOLOGIE
Les premiers accidents apparaissent du côté du tube digesuf, variant, nous le savons, avec la quantité de larves ingérées. Dans là maladie expérimentale des animaux ils sont fréquents, mais chez F Homme ils peuvent passer inaperçus. Les symplômes le plus souvent observés sont le vomissement où au moins les nausées, la diminulion de Pappélt ; les malades se plaignent d'un goût persistant désagréable. Peu après se manifestent les troubles intestinaux. Quelquefois on observe de la constipation, mais le plus souvent il s'agit d'une diarrhée intense, d'abord fécaloïde, puis aqueuse. Ces symptômes correspondent à la phase d'invasion intestinale du parasite. Is apparaissent quelques heures après 1e repas, mais lardent souvent, ainsi que nous allons le voir. Dès ce stade, on peul observer une parésie musculaire avec lension douloureuse; il est probable que ce phénomène n'a rien à voir avec l’encapsulement des trichines qui aura lieu plus lard. kupprecht, qui à observé un grand nombre de malades, el auquel nous devons une excellente étude clinique de la lrichinose, considère ces douleurs musculaires comme pathognomoniques el servant à différencier cette affection du choléra, lorsque la diarrhée est intense. À ces phénomènes, succèdent des troubles musculaires vrais, coïncidant avec l’envahissement des parasites. Ts sont également très variables, suivant qu'il s'agit d'une infestation légère où intense. Dans les cas bénins, on observe simplement une Lension douloureuse dans les muscles des membres qui sont durs au loucher., Dans les formes graves ces phénomènes sont plus accentués, en outre lous les muscles de l'organisme sont alleints, de sorte que les mouvements de toute nalure deviennent extrêmement pénibles : la mastication, la parole, les mouvements de l'œil provoquent de lrès vives douleurs, la respiration est ralentie, le sujel peut mourir dans le marasme à ce stade. Bernstein de New-York rapporte une observation dans laquelle le malade pouvait à peine ouvrir la bouche el tirer la langue; les avant-bras, fléchis sur les bras, ne pouvaient être bougés. La pression sur les muscles des extrémités du thorax el de la tête causait d’atroces souffrances.
Enfin, dans une troisième période, on observe les accidents les plus variés, dus à l’action toxique des larves. L’œdème apparait dans les muscles d'abord, puis dans la paroi abdominale : la face peut à son Lour être envahie,
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ce qui donne à la physionomie un aspect particulier, d'où l'expression populaire de ‘< maladie des grosses Lêles » sous lequel la trichinose était désignée. Ces œdèmes peuvent atteindre une telle intensité qu'il se forme «des escarres.
Les accidents cutanés consistent en fourmillements, pruril, éruptions pustuleuses. Staubli insiste sur la fréquence des furoncles. Plusieurs fois, on a signalé des néoformalions cancéreuses. Ortiz de la Torre (1892) à opéré une tumeur de la langue où le point de départ de la sclérose et du processus ulcéralif était formé. par des larves encapsulées. Balber à également soigné un cancer de la lèvre dû probablement à la trichinose.
Les sueurs profuses sont la règle. Elles débutent dès la période d'envahissement musculaire et peuvent persister pendant toute la durée de la maladie. |
La fièvre apparaît dès le début dans les cas graves : dès la période de troubles intestinaux le malade est pris de frissons, puis la température s'élève et atteint parfois 40 et 41°. Elle peut se maintenir pendant cinq ou six semaines, sa courbe présente alors une grande ressemblance avec celle de la fièvre typhoïde, et des erreurs de diagnostic ont été commises. Le pouls suit la marche de la température. Dans les cas bénins, elle s'élève moins et tombe plus vite.
Le cœur et les reins peuvent être. altérés par l’action toxique des trichines. Staubli pense également que la tachycardie peut être due à Faction directe des larves. Babès (1907) imdique la néphrile el la mvocardile comme complicalions tardives. |
On observe aussi des symptômes de lappareil oculaire sur lesquels
>arker (1906) a attiré l'attention. Ils existent dès le début de Faffection: c'est d'abord lœdème palpébral, qui manque rarement: le globe de l'œil est douloureux au toucher. L’hyperémie de la conjonetive est moins fréquente, enfin parfois on note de la diplopie.
Le système nerveux est également touché. Meyer (1918) a trouvé des trichines dans le liquide céphalo-rachidien d’un malade présentant des symptômes de méningite. Slaubli a également constaté la présence du signe de Kernig et l'abolition du réflexe rotulien. On observe souvent une dépression intellectuelle; dans les cas graves, il y a délire et agitation.
Chez les femmes, la menstruation est troublée. L'avortement n’est pas de règle. IL est intéressant de constater que le fœtus n'est pas envahi par les Trichines ; les larves ne perforent done pas le filtre placentaire.
Marche de la maladie. Pronostic. — La gravité de la trichinose es extrêmement variable. Elle dépend de la quantité et de la vitalité des larves absorbées. Nous verrons plus loin que le mode de préparation culinaire peut tuer les parasites. Lorsque peu de vers évoluent dans lorganisme, les accidents peuvent être très bénins el n'occasionner aucun {trouble appréciable. Cependant la consommation répétée de faibles doses finit par provoquer des accidents; dans le cas, par exemple, d'un Jambon contenant peu de larves, dont on mange tous les jours quelques tranches.
Le début, se fait un temps variable ‘après le repas infestant : voici la stalistique dressée par Kralz pour la terrible épidémie qui, à Hadersleben
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(Saxe prusienne), fit 357 victimes, dont 101 frappées mortellement, sur une population d'environ 2000 habilants (1865).
Sur 280 cas pour lesquels on put avoir des renseignements précis, la
maladie débuta :
93 fois du Lau 5° jour après l’infestation.
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Dans les cas légers, la maladie se réduit à des troubles muscylaires qui durent deux ou trois semaines, parfois trois ou quatre mois. Après guérison, ils peuvent encore persister sous forme de douleurs rhumatoïdes pendant de longues années (huit ans dans un cas rapporté par Wendit). La diarrhée, abondante au début, lorsqu'elle existe, est d’un bon augure pour le pronoslic, car elle entraîne un grand nombre de parasites dans les selles. C’est peut-être pour celle raison que la trichinose est moins grave chez l’enfant, plus sujet à la diarrhée, que chez ladulte.
La mortalité varie comme la gravité de la maladie; les statistiques donnent de { à 50 pour 100 : le pourcentage semble être plus fort dans les grandes épidémies. Elle dépend, répétons-le encore, des circonstances dans lesquelles s’est faite l’infestalion. Lorsque la terminaison fatale se produit, c'est à l'occasion des phénomènes intestinaux du début dans les cas où des doses considérables de larves ont été ingérées ou, plus souvent, de la quatrième à la sixième semaine; l’asphyxie par paralysie respiratoire emporte le malade. On observe des complications pulmonaires tardives catarrhe bronchique, œdème, pneumonie, rarement pleurésie.