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II. — TRYPANOSOMOSE AMÉRICAINE OÙ MALADIE DE C. CHAGAS

La maladie à laquelle le nom de Carlos Chagas est attaché est une infection causée par un trypanosome se multipliant, d’abord, dans les cellules des différents viscères el se é rencontrant, ensuite, dans le sang périphérique. Cette maladie présente chez l’enfant des formes aiguës rapidément mortelles et des formes chroniques dont la symptomatologie complexe est fonction des organes lésés : cœur, corps thyroïde, système nerveux, etc. Cette affection est transmise à l’homme par les déjections, rarement par la piqûre, de certaines réduvidés apparlenant aux genres Triatoma (fig. 14) (— Conorhinus) Rhodnius (fig.15 et 16) et Erathyrus.

Cette affection, longtemps confon- 4 MS :

due avec l'ankylostomose sous les Fig- 14: — Triatomd megisia g, vecteur

D du Trypanosoma Cruzi. Grossi 2 fois.

noms d'Opilacäo et de Canguary, au Original.

Brésil, et probablement dans d’autres régions américaines, n'a été individualisée que depuis quelques années. C'est en effet en 1909 que O. Cruz et C. Chagas, à la suite de curieuses expériences de laboratoire, découvraient, à l’Institut‘ Oswaldo Cruz de Rio

1. Pour des renseignements plus complets sur ce sujet consulter le rapport de la Commission de la Société de pathologie exotique (1919). Commission composée de M. ‘Laveran, président; Brumpt, Gouzien, Lebœuf, L. Martin, Mesnil, Roubaud et Gustave Mañtin, rapporteur. |

E. BruMPT.

300 LES TRYPANOSOMOSES HUMAINES.

de Janeiro, le Trypanosoma Cruzi (‘). Ce parasite avait été inoculé à un ouistiti (Hapale) par des hémiptères hématophages (Triatoma megista) l'ayant piqué et ayant été en contact avec lui.

En faisant une enquête dans l'État de Minas-Geraes, région où les Triatomes abondent dans les maisons mal tenues, C. Chagas eut la bonne fortune de rencontrer le parasite dans le sang d’un jeune chat. Il le trouva ensuite chez des enfants et il fut ainsi conduit à considérer ce nouveau trypanosome comme la cause d’un certain nombre d'infections aiguës el chroniques dont nous étudierons la symptomatologie dans les chapitres suivants. La fréquence des lésions thyroïdiennes chez les malades fit

À Ÿ / \ Fig. 15. — Nymphe de Rhodnius prolivus dessinée 2 jours avant la mue quia b donné une femelle. Grossi 2 fois 1/2. Fig. 16. — Rhodnius prolixus adulte Original. mâle. Grossi 2 fois 1/2. Original.

admettre à C. Chagas que la plupart des goitres endémiques du Brésil, ainsi que les troubles qui accompagnent l'insuffisance thyroïdienne, étaient des séquelles d'une infection due au T. Cruzi. Peu d'auteurs l'ont suivi sur ce lLerrain et à la suite d'enquêtes faites en divers points de l'Amérique du Sud, on doit admettre qu'en dehors de la maladie de Chagas, et sans aucun lien éliologique avec elle, on observe fréquemment le goitre endémique (Beaurepaire-Aragäo; Kraus, Maggio et Rosenbusch; Brumpt, etc.). Distribution géographique. — La maladie à été signalée chez l'homme, au Brésil, dans l'État de Minas Geraes (Chagas, 1909), dans l'État de Säo Paulo (Bayma, 1914, E. Villela, 1918) ainsi que dans l'État de Goyaz. Elle a élé vue au San Salvador (G. Segovia, 1915), au Venezuela, dans les États de Trujillo et de Miranda (E. Tejera, 1919), enfin au Pérou (Escomel, 1919). Chez les hôtes vecteurs (Triatoma, Rhodnius, Erathyrus), le Trypanosoma Cruzi a élé rencontré depuis la République argentine jusqu'en Californie (?). 1. Synonymes : Schisotrypanum Cruzi (Chagas, 1909) ; Tr. Escomeli W. Yorke, 1990 ;

T. neotomæ Kofoïd et Me Culloch, 1916.

2. Il ne faudra pas confondre le T. Crusi avec les autres flagellés déjà signalés

nement un fait exception-

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Il est donc probable qu'un jour la maladie humaine sera signalée dans la vaste région américaine où se rencontrent les hôtes vecteurs. En étudiant les rapports des réduvidés avec l’homme et avecles réservoirs de virus habituels de la maladie (tatous, etc.), nous verrons comment il est possible d’expliquer le manque de concordance entre la maladie humaine et l'infection des insectes vecteurs.

ÉTIOLOGIE

La maladie de Chagas est inoculée à l’homme par divers réduvidés qui déposent leurs déjeclions sur sa peau excoriée ou humide ou sur ses muqueuses (Brumpt); l’inoculation par piqüres (C. Chagas, M. Torres) est certai-

nel.

Dans certains cas, l’infection peut être congénitea /Chez l'homme (C,.

Chagas) ou chez le cobaye (Nattan-Larrier).

Agent pathogène. — Le Trypanosoma Cruz adulte, du sang périphérique, est caractérisé par son corps trapu, une membrane ondulante peu plissée et un blépharoplaste volumineux et subterminal. Ces trypanosomes, longs de 20 en moyenne, sont très fragiles; les frotlis faits par les procédés ordinaires montrent rare-

ment des parasites intacts. Fig. 17. — Cycle évolutif de Trypanosoma Cruzi. De Pour: obtenir de bonnes 2 à 9 chez l’homme ou le vertébré:; de 9 à 14et 1

GE È : ; chez les Conocrhinus ou les Cimex. 1, Trypanosome préparations 1l est utile de métacyclique infectant le vertébré; 2, 5, 4, schizogocitrater le sang, de lefixer nie dans NA ARES 5 à 9, transformation du Trynes . panosome adulte (9); 10, Crithidia en voie de division GS vapeurs d acide RUE dans l'intestin moyen; 10’ et 10’, formes Leishmania que et ensuite de. faire le fréquentes dans l'estomac; 11 à 14, transformation frottis. progressive des Crithidia en Trypanosomes métacy-

cliques (1) dans l'intestin postérieur. Original.

chez les réduvidés hématophages. Donovan a décrit Crithidia conorhini chez T. rubrofasciata. Lafon a décrit le Trypanosoma Boylei chez T. rubrofasciata. Kofoïd et Mc Culloch ont signalé Tr. neotomae chez T. protracta, enfin E. Tejera le Tr. Rangeli . or prolicus. Il est probable que le T. neotomæ de Californie est identique au- 7. Cruzi,.

E. Brumprt.

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La figure 17 montre en 6, 7, 8, 9 l'aspect des trypanosomes du sang périphérique. Le parasite 7, qui provient des formes intra-cellulaires (2,5,4), est grèle, très mobile et traverse rapidement le champ du microscope; la forme 8 est une forme intermédiaire avec la forme jeune et la forme adulte (9), plus grande, restant sur place et incapable de traverser le champ microscopique. On n’observe jamais de forme en voie de division dans le sang; ce trypanosome adulte est une forme d'attente capable d'évoluer chez les hôtes vecteurs. Ces trypanosomes, injectés à des animaux sensibles « neufs », pénètrent dans les cellules des organes. Il est vraisemblable que chez les malades ils sont susceptibles, après avoir vécu un certain temps dans le sang périphérique, de réinfester les cellules de l'organisme, et de recommencer leur cycle.

Chez l’homme, ces parasites ne sont jamais abondants dans le sang. Chez

Fig. 18. — Trypanosoma Crusi (Virus vénézuélien du D° E. Tejera). Frottis de muscle cardiaque d’un rat. Il est facile de suivre toutes les transformations entre la forme Leishmania (1) et les formes Trypanosoma (9) qui vont se répandre dans la circulation générale. Original.

les enfants ayant une infection aiguë mortelle, on en rencontre 1 ou 2? par champ. ( à

Dans les cas aigus, légers, passant à la chronicité, les parasites disparaissent en 15 ou 20 jours et ne peuvent être mis en évidence que par le xénodiagnostic (cf. p.312), ou par l’inoculation aux animaux de laboratoire.

L'évolution de ce parasite a été interprétée de différentes façons par C. Chagas, qui en a découvert les principales phases. Voici comment nos expériences nous permettent de décrire le développement de ce parasite chez le vertébré et les invertébrés vecteurs.

a) Chez le vertébré. — Quand on inocule un animal sensible avec des trypanosomes sanguicoles adultes, certains d’entre eux pénètrent dans les fibres musculaires, les fibres cardiaques, les cellules de la névroglie, etc., etc. et y prennent la forme Leishmania (fig. 17, 2, 5, 4 et fig. 18). Le même phénomène se produit quand on injecte des trypanosomes métacycliques (fig. 17, 1) de l’invertébré, mais, dans ce dernier cas, tous les Trypanosomes introduits dans l'organisme gagnent les viscères, car on n’en voit aucun

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dans le sang phériphérique pendant les premiers jours de l'expérience. Les formes Leishmania des tissus se mulliplient, tantôt par simple division binaire, tantôt par division multiple (schizogonie). Ce dernier mode de multiplication, entrevu par Hartmann (1910), a été surtout bien étudié par le regretté G. Vianna, qui a montré les localisations multiples du parasite.

Fig. 19, — Trypanosoma Cruzi. Evolution chez l’invertébré. Formes de l'intestin moyen, 1, 2, 5, 4, formes Herpetomonas ; 5, 6, 7, formes Crüthidia; 2, 6, T1, formes én voie de division. Gross. 1800. Original.

Tous les tissus du corps peuvent être envahis par les formes schizogoniques. Dans certaines infections expérimentales, le quart des fibres musculaires ou cardiaques est envahi (fig. 24).

Quatre ou cinq Jours après l’inoculation, les formes Leishmania com-

Fig. 20. — Trypanosoma Cruzi. Evolution chez l’invertébré. Formes latentes de l’esto-

mac. 1, 2, 5, 4, formes habituelles ; à, 6 et 7 formes en division. Gross. 1800. Original.

mencent à se transformer en lrypanosomes. Cette transformation est simultanée dans un élément donné. Les trypanosomes se font jour à travers les lissus et gagnent le sang; c’est alors qu'on voil apparaître dans ce liquide les formes grêles et jeunes (fig. 17); vers le 8° jour apparaissent les premières formes adultes (9). Chez les animaux d'expérience fortement infestés, on peut observer parfois des formes Leis/mania entraînées dans le torrent circulatoire. |

b) Chez l’'invertébré. — Les trypanosomes adultes ingérés par les hôtes vecteurs, que ces derniers soient à l’état de larve, de nymphe ou d’adulte, se transforment d’abord en Crithidia (10, fig. 17), puis les formes qui restent dans l'estomac prennent les aspects divers du type Lershmania, représentés sur la figure 20: Nous avons trouvé ces formes stomacales, immobiles, en nombre immense, chez des Triatomes infestés depuis 14 et

E. BrumPrt.

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même 20 mois. Ces formes Leishmania se multiplient, passent dans l’intestin moyen, revêtent rapidement la forme Crithidia et continuent à se multiplier sous cette forme (fig. 19). En 8 ou 10 jours, ou en plusieurs semaines, suivant les cas, on voit apparaître dans le gros intestin les Trypanosomes métacycliques (1, fig. 17; 8, fig. 21), incapables de se diviser et pathogènes pour le vertébré. Ce sont ces flagellés qui sont parfois rejetés par milliers dans les déjections des triatomes; ces formes métacycliques - sont aptes à traverser activement les téguments et les muqueuses avec lesquels ils entrent en contact (Histotropisme). Les flagellés du type Crithida ne sont pas infectieux, mais les trypanosomes métacycliques infectent à coup sûr le vertébré par injection intra-péritonéale (Brumpt et Piraja da Silva, 1912), dès qu'ils arrivent en contact avec une muqueuse quelconque

Fig. 21. — Trypanosoma Cruzi. Évolution chez l’invertébré. Formes de l'intestin postérieur rejetées avec les déjections. 1,2, 5, 4, 5, 6, formes de passage entre les Crithidia et les Trypanosomes métacycliques (8); 7, Trypanosome anormal avec 2 noyaux ; 9, forme de l'intestin moyen évacuée dans les déjections. Gross. 1800. Original.

(buccale, oculaire, rectale), ou plus rarement en traversant son épiderme (Brumpt). |

Réservoir de virus. — Ce trypanosome se rencontre spontanément dans le sang de l’homme, de divers tatous(!) (Tatus novemcinctus, Dasypus seæcinctus, Dasypus unicinctus), chez le chat domestique (Chagas) et chez la sarigue (Didelphis aurita). Chez les tatous et les sarigues, les trypanosomes sont toujours assez abondants et l'infection semble être de longue durée. Etant donné l’ubiquité de ce trypanosome, il est probable que le chier et divers autres animaux domestiques jouent aussi le rôle de réservoir de virus, |

Dans des conditions expérimentales, ce parasite est facilement inoculable aux animaux de laboratoire : lapin, cobaye, rat. souris, lérot, hérisson, chien, chat, cercopithèque, macaques divers, ouistitis, Cebus capucinus, Lemur mongoz, Lepus brasiliensis, jeunes sarigues (C. Chagas, Brumpt et P. da Silva; Brumpt; Mayer et da Rocha Lima; Brumpt et Florencio Gomes, E. Tejera, etc.). Nous avons eu l’occasion de démontrer la grande sensibilité du Cercopithecus ruber et d’un chimpanzé adulte ainsi que celle de

4. Dans la région où la maladie est endémique, les tatous, en parfait état de santé, hébergent les parasites dans la proportion de 40 à 50 pour 100 des cas. L’infection est transmise de tatou à tatou par le Triatoma geniculata (C. Chagas).

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trois cynocéphales (Papio sphinx), généralement réfractaires aux trypanosomoses. Un agneau de 5 semaines a été infecté, deux chevreaux de quelques semaines ont été malades sans présenter de parasites à l'examen direct. Enfin, deux jeunes porcs inoculés à Säo Paulo, en juillet 1914, ne présentaient pas de parasites le 15° jour.

Les poules, les canaris, les lézards et les grenouilles sont réfractaires.

La virulence du T. Cruzi est très variable suivant les souches étudiées el suivant sa généalogie. La virulence, exallée par de nombreux passages, peul ètre ramenée à son état imilial par passage chez les invertébrés vecteurs (Brumpt).

La culture initiale de ce parasite est facile à obtenir dans la plupart des cas (Chagas), mais les subcultures échouent souvent {Delanoe). Cependant, Maggio et Rosenbusch, de Buenos- Ayres, ont obtenu facilement des passages et Nüller a, constaté qu'à la 19° génération les cultures étaient encore'infectieuses, sans que leur virulence fût atténuée. Après une année de culture la virulence baisse.

Agents vecteurs.

— Le vecteur habituel de la maladie de Chagas, au Brésil, est un gros réduvidé (fig. 14), de 5 centimètres de longueur, tout à fail adapté à l'habitation humaine ou à ses dépendances (porcheries). Sa biologie est bien connue depuis les travaux de €. Chagas, de Neiva et de Piraja da Silva. L'insecte ailé est capable de voler et d’altaquer les gens couchés dans des hamacs; les larves et les nymphes aptères ne s’attaquent qu'aux gens dont les couchettes sont sur le sol ou en contact avec les murs crevassés dans lesquels elles abondent.

Cette espèce n’est d’ailleurs pas le seul vecteur naturel du T. Crusi, Chagas et Machado ont signalé le T. geniculata, trouvé dans les terriers de latous; Brumpt et F. Gomes ont trouvé leur T. Chagasi dans des terriers de Cherodon rupestris, à 1 2 kilomètres de toute habitation (fig. 25), ce qui montre : bien que le germe de la maladie de Chagas existe, dans la nature, en dehors de l’homme, qui n’est pour lui qu’un hôte aussi favorable qu’accidentel. D’autres auteurs (Neiva, etc.), ont signalé l'infection naturelle de T. infestans, T: sordida, T. vitticeps, T. d'midiala var. maculipennis. Au

Fig. 22. — Chaumières à Triatomes. Environs de Lassance (Brésil). Cliché E. Brumpt.

E. Braumrr.

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Vénézuela, E. Tejera a rencontré l'infection naturelle chez Rhodnius prolixus el chez Erathyrus cuspidatus. Si lon considère le Trypanosoma neotomæ comme identique à 7. Cruzi, on peut ajouter. à cette liste le Triatoma protracta de Californie, qui s s'étend jusqu’au #1° de latitude Nord (Great Lake City, Uta).

Enfin, dans dés conditions expérimentales, il a été facile d’infester

T. sanguisuga des États-Unis et le cosmopolite T. rubrofasciata (Brumpt, Neiva). Il est probable que le T. Cruzi pourrait évoluer chez toutes les espèces de triatome, car il n'existe pas, ainsi que nous l'avons démontré, de trypanosome plus ubiquiste que lui. Nous l'avons fait évoluer avec facilité chez quatre espèces de punaises (Cimex lectularius, C. rotundatus, C. Boueti, C.

hirundinis), chez

thodorus Savignyi el O.moubala) vectéurs de la fièvre à tiques africaine. |

Rhipicephalus sanguineus et À mblyomma cayennense, peu-

maladie mécaniquement (Neiva, César Pinto). La mulupli-

| cité des hôtes vica-

Fig. 25. — Vue du point de la Savane des Monts de Cabral riants montre que

(800 m. alt.: 12 km. de Lassance, Brésil) où fut trouvé Trialoma Chagasi. (Cliché E. Brumpt.)

celte lrypanosomose

100 pour 100 des cas, à tous les stades de leur existence; leurs déjections deviennent infectieuses de 8 à 20 jours plus tard, et de conservent leur pouvoir infectieux toute leur existence, sans le transmeltre jamais à leurs

descendants et sans sembler souffrir de l'intensité de leur parasitisme. Des .

Ô. moubata ont pu conserver leur infection plus de 5 ans (Mayer, 1918). Les moustiques, Siegomyia fasciata el Culex pipiens ne transmettent pas l'infection (Mayer et da Rocha Lima).

Les facteurs qui influent sur la distribution géographique et la fréquence de la maladie humaine, qui ne concorde pas actuellement avec linfestation des hôtes vecteurs naturels ou expérimentaux, sont nombreux. Le climat favorise le développement des hôtes vecteurs et le développement des para-

sites chez ces derniers, si la température moyenne est assez élevée. Les

saisons agissent surtout en augmentant, durant les chaleurs, la voracité des vecteurs qui par la multiplicité des repas ont plus de chances de devenir

Enfin deux ixodes :

pourrait s'adapter dans de nombreux pays. Les réduvides vecteurs peuvent s'infecter, dans .

deux acariens (Orni-

vent transmettre la

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infectieux et de contaminer l’homme. La nature du pays, son degré de civilisation, agissent sur la multiplication des mammifères, réservoirs naturels de virus.

Enfin, le rôle le plus favorisant est lié à l’habitat des vecteurs et aux rapports plus ou moins étroits qu'ils ont avec l’homme.

Les autres facteurs étiologiques ont une importance secondaire facile à comprendre. La maladie peut se contracter à des âges différents, mais les formes aiguës ne se rencontrent que chez les enfants. La race, le sexe, la profession n'ont aucune importance. Seule l'habitation joue un grand rôle puisque, suivant la nature des matériaux utilisés, les triatomes peuvent pulluler ou, au contraire, être assez rares ou absents. Le mode de couchage dans des lits scellés aux murs, habituel dans les chaumières des paysans brésiliens, favorise l’infestation.

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