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Communication verbale

CT

LES BILHARZIOSES

Professeur de Parasitologie à {a Faculté de Médecine de Paris. Membre de {’ Académie de Médecine.

On désigne sous le nom de bilharzioses des maladies parasitaires, à symplomatologie variable, provoquées par des vers trématodes sanguicoles appartenant au genre Schistosoma Weinland, 1858, plus souvent connu sous le nom de Bilharzia Cobbold, 1859. Les vers par eux-mêmes semblent peu pathogènes, ce sont leurs œufs qui, par leur accumulation dans les organes, provoquent les troubles morbides dont nous allons entreprendre l'étude.

On connaît actuellement trois maladies différentes, provoquées chacune par une espèce particulière de bilharzie. Ce sont : la bilharziose vésicale déterminée par le S. hæmatobium (Bilharz, 1859), la bilharziose intestinale causée par le S. Mansoni Sambon, 1907, enfin la bilharziose artériosoveineuse due au S. japonicum Katsurada, 1904.

La biologie des diverses bilharzies parasites de Phomme explique toute la pathogénie de ces affections. Nous savons, en effet, que les œufs sont déposés dans les Lissus par les femelles adultes qui, poussées par des tropismes déterminés, vont pondre dans différents organes : vessie, tube digestif, foie, cerveau, etc., et produisent ainsi, indirectement, les accidents que nous éludierons plus en détail.

Le cycle évolutif des bilharzies n’est entièrement connu que depuis quelques années et, fait curieux, c’est la dernière espèce découverte qui, par suite de sa grande ubiquité et de conditions épidémiologiques tout à fait favorables, a permis de résoudre ce problème et de découvrir ensuite le cycle des autres espèces plus anciennement connues, qu’un grand nombre «le savants helminthologistes avaient étudiées en vain.

C'est en 1910 que deux savants japonais, Katsurada et Hashegawa, ont montré qu'il suffisait de metire des chats, pendant une heure et demie, en contact avec de l’eau souillée d’une région infestée par le S. japonicum, pour obtenir une infestalion intense. Les animaux, contaminés par la voie culanée, montrent à l'autopsie, au bout d’un mois, des milliers de vers adultes dans leurs vaisseaux sanguins.

En 1915, deux autres savants japonais, Mivairi et Suziki, découvrent le mollusque hôte intermédiaire du ver et démontrent que la forme infectieuse pénétrant à travers la peau est la cercaire. Cette découverte fondamentale fut confirmée et précisée par Leiper et Atkinson (1914) envoyés en mission en Extrême-Orient pour contrôler les travaux des auteurs Japonais. Quelques mois plus tard (1915), Leiper étudie en Egypte le cycle évolutif

E. BrumpPr.

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des autres espèces de bilharzies parasites de l'homme el démontre que ces vers évoluent, comme lous les trématodes, chez diverses mollusques et que la forme infectieuse est la cercaire libre, à queue bifide, pénétrant à travers les téguments ou les muqueuses.

Les travaux des auteurs précédemment cités, en nous faisant connaître le

cycle évolutif des bilharzies et la biologie des mollusques hôtes’ intermé-

diaires, nous permettent d'expliquer les faits étiologiques les plus obscurs el vont nous servir de base pour lutter avec efficacité contre les redoutables endémies que sont les bilharzioses.

Dans les chapitres qui suivent nous étudierons successivement la bilharziose vésicale, la bilhaïziose intestinale et la bilharziose artérioso-veineuse.

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