‹ Nouveau traité de pharmacie théorique et pratique (volume 2)Chapitre 195 sur 355 · LIMONADE · texte numérisé non relu

LIMONADE

Les fruits des orangers sont employés à faire des boissons rafraîchissantes ; mais la composition et les propriétés médicales de celles-ci changent suivant la manière dont elles ont été préparées.

Quand on enlève l'écorce des citrons , qu'on coupe la partie succulente et qu'on la laisse en contact avec l'eau froide , l'on obtient une simple dissolution du suc dans l'eau.

Si l'on soumelà rébulliUon,on obtient ce qu'on appelle une

iOO UiiS MÉDICAMENS FOURNIS PAR LES VÉGÉTAUX.

limonade cuile , dont la saveur paraît moins acide et dont la consistance est plus mucilagineuse. C'est que par la chaleur les cellules chargées de principes gommeux sont crevées et que le mucilage qui y est contenu se répand dans la liqueur. M. Cadet avait cru que la quantité d'acide était diminuée , mais je me suis assuré par la saturation comparative des deux liqueurs qu'il n'en est rien. La tisane paraît moins aigre parce que les particules acides enveloppées de toutes parts par un liquide visqueux exercent une impression moins vive sur les tissus vivans.

Quand on prépare de la limonade , soit à froid soit à chaud , en laissant toute l'écorce du fruit , on obtient une boisson tonique par le principe amer , et excitante par l'huile volatile qu'elle contient. C'est au médecin de prescrire le modus faciendi suivant les effets qu'il veut produire.

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