S1R0I> DE FLEURS DE PÊCHER
Pr. : Fleurs de pêcher mondées 1 livre.
Eau 3
Sucre 4 onces.
( Codex. )
On fait une infusion des fleurs ; on la passe avec expression; on la laisse déposer ; on la décante , et on y fait fondre le sucre. On fait cuire en consistance de sirop.
La formule du sirop de fleurs de pêcher varie avec chaque auteur. On a reproché avec raison au Codex d'avoir fait un sirop trop faible. C'est dans ce but d'y remédier que MM. Henry et Guibourt ont proposé la formule suivante :
Pr. : Fleurs de pécher 2 parties.
Eau bouillante 3
Sucre 2
On mêle le sucre à l'infusion de fleurs, etl'onfait cuireà 31» bouillant.
Les mêmes auteurs donnent comme préférable le procé(|Ié suivant; ct
Pr. : Fleurs de pêcher récentes et mondées.. 4 parties. Sucre environ 6
On pile les fleurs et l'on en exprime le suc ; on le filtre ; on en obtient de 26 à 28 onces ; on y ajoute le double de son poids de sucre blanc ; on fait fondre le sucre au bain-marie , et l'on passe au blanchet.
Le sirop obtenu par l'infusion des fleurs de pêcher, en employant soit les doses du Codex , soit celles de MM. Henry et
Guibourt, perd pendant la coction une partie de son principe aromatique.
Le sirop de suc est plus odorant et plus fort, puisqu'on n'y introduit pas d'eau étrangère. Il a toul-à-ftiit l'odeur particulière aux fleurs de pêcher. Pour juger plus sûrement les deux procédés, j'ai versé sur le marc des fleurs , qui avaient servi à préparer le sirop de suc, une quantité d'eau telle qu'après qu'elle eut été exprimée et transformée en sirop , et que celui-ci eut été mêlé au premier sirop de suc, le tout représentait autant de produit qu'en avait donné pareille quantité de fleurs traitée par la méthode de MM. Henry et Guibourt. Tout l'avantage de saveur et d'odeur restait encore au sirop fait avec le suc.
M. Boullay a donné un procédé qui consiste à retirer par la distillation une certaine quantité de liqueur aromatique et à faire deux sirops, l'un par simple solution avec la liqueur distillée, l'autre par coclion et clarification avec le liquide résidu de la distillation. J'ai répété ce procédé qui ne m'a pas donné un résultat avantageux. Sous le rapport de l'odeur le produit était inférieur au sirop de suc de fleurs. En outre la liqueur qui restait après la distillation était trouble et assez abondante. Il fallut procéder à la clarification par l'albumine qui pût enlever une partie du principe purgatif et à une évaporation assez ion > gue qui pût en altérer une autre partie.