SIROPS AVEC DES LIQUEURS ÉMULSIVES
On ne prépare qu’un seul'sirop avec’ les liqueurs émulsives. C'est le sirop d'amandes ou d’orgeat. Il en sera traité spécialement à l’article Amandes.
SIROFS COMPOSÉS, :
Dans la préparation des sirops. composés, il faut se conformer à toutes les règles que nous avons prescrites pour les. sirops simples, en appliquant à CHER substance le procédé qui lui convient le mieux.
Le nombre des sir'Ops composés dont les médécins font usage est, assez restreint. Un petit nombre seulement ont éLé CONSEEYÉS, dans le nouveau Codex.
Tous ces sirops composés sont faits :
è crue) EU | 8. «nié up Mas 1° A l'aide de la distillation ; Ex.:: sirop antiscorbutique. AT
2° Par décoction; Ex. : sirop de salsepareilles 2:26 4e 0 3° Par infusion ; Ex. : sirop des cinq racines. E 4° Parinfusion et macération ; Ex. : sirop de chcoré composé. 5° Par digestion; Ex. : ‘irOp de mou de veau. 4: 2 out,
Les sirops préparés avec le secours dela distillation s sont ceux. de stæchas, d’armoise et de raifort composés. La manipulation est à peu près la même pour chacun d'eux. Elle consiste à distiller les matières qui entrent dans la composition du sirop à la chaleur
du bain-marie, pour retirer une certaine quantité de liqueur he
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aromatique. On fait, avec celle-ci et suffisante quantité de sucré blanc, un premier sirop par solution.
On passe le résidu de la distillation, et l’on s’en sert pour préparer un sirop par coction à la manière ordinaire. Quand ce deuxième sirop est refroidi, on le mêle au premier.
Quelques praticiens font cuire fortement le second sirop, et quand il est en grande partie refroidi, le ramènent au point convenable par l'addition du liquide distillé.
: M. Salles conseille de cuire le sirop au degré ordinaire, mais de prendré à part un poids de sucré double du poids de la liqueur distillée, de le cuire au boulé'et dé lé mélanger au premier sirop. Îl ajoute à ce mélange la liqueur aromatique. Ces moyens opératoires sont à peu près également bons.
DES MELLITES.
Les mellites sont des sirops dans lesquels le sucre est remplacé par le miel.
Le miel qui entre dans a composition des mellites est un mélange, en des proportions très variables, de deux sucres très différents : l’un est solide, cristallisable et tout à fait pareil au sucre de raisin ; l’autre est liquide , incristallisable et mal connu dans sa RSR Les miels contiennent, en outre de la matière sucrée, de petites quantités d’un acide végétal, des principes odorants et colorants qui ont une grande influence sur leurs qualités. Souvent ils retiennent de la cire. Ils sont d’autant plus convenables pour la préparation des sirops qu’ils en contiennent moins ; quelques miels sont mêlés de couvin qui les rend susceptibles de s’altérer plus promptement ; il ne faut pas s'en servir. On trouve aussi quelquefois dans le commerce des miels qui ont été falsifiés par l’amidon. Il faut se garder d’en faire usage. On les reconnaît en les dissolvant dans l’eau froide ; l’amidon se dépose ; on le met en contact avec l’iode qui lui fait prendre une couleur bleue. Aujourd’hui, on falsifie les miels avec le sucre de fécule ; en outre de la saveur peu agréable et de l’aspéct particulier qu'ils présentent, ces miels se reconnaissent encore, en ce que leur solution dans l’eau précipite abondamment par l’oxalate d'ammoniaque et les sels de baryte , à cause du sulfate de chaux, toujours contenu dans le sucre de fécule.
DES MELLITES. 261
Le miel donne des sirops qui se conservent moins bien que ceux que l'on fait avec le sucre, aussi sont-ils généralement moins employés; ils participent plus ou moins à la Lu laxative qui appartient au miel donné à haute dose.
On peut appliquer à la préparation des mellites les règles que nous avons posées pour la préparation des sirops. On donne à ces médicaments le même degré de cuite.
Le miel se clarifie de bnidns par l’ébullition ; aussi est-il presque toujours inutile d'employer l’intermède de l’albumine. On ne s’en sert qu’autant que l’on à affaire à des liqueurs fort
troubles et très chargées. On n'’enlève que les premières
écumes qui se forment ; puis l’on écume encore une fois au moment de passer; si on enlevait. les écumes à mesure qu’elles se forment , on finirait par séparer sous cette forme la majeure partie du miel : on peut avec avantage appliquer à la préparation des mellites la clarification au papier, suivant la méthode de M. Desmarest.
MELLITE SIMPLE, (Sirop de | miel.) RRNOS dE Donne qualilé...,.11 ss. 3
On porte à l’ébullition, on écume et l’on fait cuire en consistance de sirop.
Quand le sirop de miel n’a pas été fait avec des miels de première qualité, il n’a jamais une transparence parfaite; ce qu’il faut attribuer à la cire qui reste en suspension.
Il y a deux procédés pour clarifier les miels mêlés de cire : l’un a été employé par M. Thierry; l'autre par M. Savin. Suivant le procédé de M. Thierry, on met dans une bassine 6 kilogrammes de miel avec 72 grammes de craie , et un litre et demi d’eau; on fait bouillir pendant quelques bitiites. et l’on ajoute un deiifitre d’eau dans lequel on a battu 3 blancs d'œufs: on laisse bouillir encore quelques instants et l’on verse dans un vase où la craie se dépose; on tire les liqueurs à clair, et on les remet sur le feu jusqu'à ce qu'elles aient acquis le degré de concentration nécessaire. M. Savin conseille de remplacer le carbonate de chaux par la magnésie blanche, On emploie 8 grammes de magnésie par kilogramme de miel. Dans le procédé de M. Savin, le com-
962 | DES SACCHAROLES. | à posé magnésien vient en grande partie à la surface du sirop, de sorte qu'on peut l'enlever avec une écumoire, sans êtré obligé d'attendre qu'il ait eu le temps de se précipiter; mais la magnésie, sans doute parce qu’elle est moins parfaitement saturée que la craie, fonce toujours la couleur du sirop, suivant l’observation de M. Thierry. __ . . Ste:
. Quand le sucre était fort cher, on enlevait au sirop de miel sa saveur et \% odeur particulières, pour le faire servir de matière
sucrante. Voici la manière d'opérer : À Pr.: Miel, douzé livres.......... rt à à gg .. 6,000 grammes. Eau, trois livres. .......... Li 200 PERS AUUU Craie, six onces., See ceceneeieveseeesee 192 { Charbon animal, quatre onces. ...... tek 125 |
Blancs d'ŒUL. ... sommier sis dia doinae » vie No 4,
‘On mét le miel, l’eau et la craie dans une bassine ; On fait bouillir trois à quatre minutes; on ajoute le charbon , puis les blancs d'œufs battus avec ‘quatre livres d’eau ; on fait cuire en consistance de sirop ; on laisse déposer et l’on passe à l'étamine.
Les liqueurs que l’on emploie à la préparation des mellites sont les mêmes que celles qui servent à la préparation des sirops ; On les obtient par les procédés qui ont déjà été décrits.
Les mellites les plus employés sont les suivants :
Mellite simple ou sirop de Miel, Oximel simple, — deScille, — Scillitique,
= de Mercuriale, — (Colchique.
— de Roses rouges,