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DES PILULES ET BOLS

On nomme pilules, de pilula, petite balle, des médicaments d’une consistance de pâte ferme , telle qu’elle n’adhère pas aux mains, et qu’elle me s’aplatit pas après qu’on: lui a donné Ja forme a LA TON TON RP 338

L'usage des pilules est très ancien : le principal motif de leur invention a été, sans Contredit, de faire ayaler plus facilement.aux malades des médicaments d’une saveur désagréable, ou qu’il était utile de ne pas laisser séjourner dans la bouche, soit, à cause de leur ténacité, soit parce qu'ils auraient pu agir sur ses parties intérieures. | |

La composition des pilules est extrêmement variée : souyent ce sont des médicaments très compliqués. On y fait entrer des pulpes, des extraits, des résines, des gommes-résines, des matières minérales, des poudres, ete. |

Il est des matières qui ont naturellement la consistance nécessaire pour être roulées en pilules et conserver cette forme ; et quand ces matières sont très solubles et que par conséquent elles peuvent se diviser facilement dans l'estomac, on peut les employer sans aucune addition ; mais il en est beaucoup d’autres qui sont trop fermes ou trop molles, et qui ont besoin d’être ramenées au degré de consistance convenable. |

IL en est d’autres qui, bien qu'ayant naturellement la consistance requise, ont besoin derecevoir une matière qui les divise, de peur qu’en raison de leur insolubilité, elles ne traversent le canal intestinal sans se diviser, ou que, par leur àcreté , elles ne

viennent à agir trop activement sur quelque point limité de l’estomac ; telles sont les résines que la contusion ou quelques gouttes d'alcool ramolliraient suffisamment pour qu'elles puissent prendre la consistance pilulaire, mais qui sous cet état ne présenteraient pas les garanties nécessaires d'action ou d'innocuité.

On corrige ces états particuliers des corps au moyen de substances d’ailleurs fort différentes, qui prennent le nom d’excipients, et dont la nature dépend de celle des autres matières qui entrent dans la composition des pilules. L'huile est l’excipient des pilules de savon; c’est le vinaigre dans celles de Bontius, le baume de soufre anisé dans les les de Morton ; l’oximel scillitique dans les pilules de scille, un sirop dans les pilules de cynoglosse, les pilules bénites de Fuller, et les pilules antecibum : on se sert aussi de mie de pain, d'extraits, de mucilages, de poudres inertes, etc.; mais toutes ces matières ne sont pas également appropriées à la confection des pilules.

Les mucilages ont le grand inconvénient dé durcir DéHiCOUp la masse en se étrsronr de sorte qu’elle devient tout à fait sèche et cassante. Îl peut en résulter de graves inconvénients ; le premier, que les pilules traversent les voies digestives. sans être attaquées; le deuxième, qu’elles peuvent séjourner. trop longtemps contre quelque partie de l'estomac et des. intestins , et y déterminer une irritation, si elles contiennent une Pic àcre.

Les huiles volatiles ne lient bien les masses qu Mutant qu elles sont riches en parties résineuses; autrement, les pilules que l'on a préparées avec leur aide se dessèchent et se ne au bout de quelque temps.

Quelques 8 gouttes d'alcool ramollissent les résines et. les gommes-résines, et leur donnent la consistance convenable.

Enfin, lon ne doit pas perdre de vue que l’excipient doit être approprié à la nature des matières qui entrent dans la composition d’une masse pilulaire. | |

En général, on doit employer à la préparation des pilules, des excipients qui se délaient facilement, à moins que celles-ci ne , soient elles-mêmes formées de substances très solubles : le miel, le savon, remplissent toutes les conditions désirables. Si au bout de quelque temps les pilules se sont desséchées, on les ramollit en les battant avec une quantité convenable d’excipient.

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