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DES MOXAS

/ / graduée de la chaleur. On sait que les tiges de cette plante sont / remplies d’une moelle spongieuse qui contient du nitre. M. Percy se contentait de faire couper les tiges arrivées à maturité par petits tronçons. L’enveloppe ligneuse extérieure donnait le moyen de les manœuvrer facilement avec les mains, sans le secours d’aucun instrument.

M. Robinet ayant remarqué que, suivant l'état de maturité auquel elles avaient été recueillies, les tiges de grand soleil ne remplissaient pas toujours également bien les indications cherchées, a modifié de la manière suivante la fabrication des moxas.

Un petit cylindre de moelle de sureau d’un demi-pouce de hauteur est placé au centre ; il brüle toujours également à cause de son petit diamètre; il forme un mandrin sur lequel on construit un cylindre plus gros avec du coton nitré que l’on soutient au moyen d’une petite bandelette de mousseline nitrée également, et que l’on colle sur ses bords.

M. Graëèfe de Berlin a conseillé de se servir comme moxas de pains à cacheter, trempés dans un mélange de 3 parties d’essence de térébenthine et de 1 partie d’éther. On les essuie et on les brule. Il est bon d'y faire quelques trous pour rendre la combustion plus égale. Ces moxas, qui sont fort commodes, ne doivent pas cependant ètre propres à produire cette action graduée que l’on recherche souvent dans l'application. |

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