‹ Nouveau traité de pharmacie théorique et pratiqueChapitre 15 sur 451 · DE LA PREMIÈRE ÉDITION. XLI · texte numérisé non relu

DE LA PREMIÈRE ÉDITION. XLI

tendre clairement, et je ne crois pas qu'il y ail jamais eu confusion à ce sujet.

Quant aux formules elles-mêmes, j'ai rapporté, de préférence, comme je l'ai dit, celles du Codex; c’est la loi écrite à laquelle tout pharmacien doit être tenu de se conformer, sous peine de livrer la thérapeutique à l'anarchie la plus complète. Je ne reconnais à personne le droit de substituer une formule à une formule légale; si elle ne vaut pas mieux, à quoi bon; si elle donne un produit de: qualité supérieure, le délivrer sans l'accord du médecin, c'est donner au malade un médicament différent de celui sur les effets duquel le médecin eroit pouvoir compter. Il n'est qu’un seul cas où les procédés de préparation peuvent être changés sans inconvénients, c’est quand il s’agit de matières d'une composition chimique bien déterminée, pour lesquelles il importe peu que l’on se serve de tel ou tel mode de fabrication, parce qu'ils conduisent absolument au même résultat; mais quant aux préparations d'une composition plus difficile à connaitre, comme toutes les préparations spécialement pharmaceutiques fournies par les plantes ou les animaux, libre aux pharmaciens d'en étudier les préparations, de proposer des modifications de formules; mais toutes bonnes qu'elles soient, le nouveau médicament ne doit être délivré dans,son officine, qu'autant qu'il a élé adopté par le Codex légal ou qu’il est l'objet d’une prescription spéciale de la part du médecin.

Les modifications apportées aux formules ont eu souvent.pour objet d'établir des rapports simples entre les différentes matières qui entrent dans la préparation des médicaments, de manière à ce que l’on puisse saisir de

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