SIROP DE FUMETERRE
Pr.: Suc dépuré de fumeterre..........0. See ie, MEL x Sucre blanc. s...sseosenvessmcpeeserese Î
Faites cuire en consistance de sirop ; passez.
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DES CRUCIFÈRES: ie
La famille des crucifères, si remarquable par l'analogie botanique de toutes les plantes qui la composent, ne l’est pas moïnsu par la similitude des propriélés de ces. plantes et de toutes leurs. parties... Elle est telle, qu’en tenant compte de leur plus oumoïns grande activité, on peut les FUREUR les unes aux suis PAP l'usage médical.
Les crucifères. sont; riches en . et pour cette raison, sans.
doute, elles végètent surtout avec vigueur dans le voisinage de nos habitations, et elles gagnent plutôt qu'elles ne perdent de leurs propriétés par la-culture. Le soufre seretrouve dans toutes, et il est un des principes constituants de l'huile âcre volatile qui se retrouve presque identique dans toutes les espèces, et à laquelle elles doivent leur principale propriété. Dans la moutarde, le soufre a été trouvé encore dans une matière fixe crimahisabies qui à .veçu le nom de sinapisine.
Les crucifères sont des végétaux éminemment stimulants. Si le principe actif y est très concentré, comme dans la racine dé raifort ou dans celle de l’Zberis latifolia, il peut agir comme ru béfiant; plus dilué, il devient à l’intérieur un médicament utile.
Les crucifères produisent un sentiment de chaleur à Festomac qui a peu de durée. Il en résulte une activité générale, mais dont l'effet n’est que momentané. Bientôt la matière active qui la produisait est éliminée, et se fait reconnaître par.son odeur dans les humeurs excrétées de la transpiration, le-lait, les urines:
C'est cette action si remarquable des crucifères qui leur a valu une réputation bien méritée dans toutes les maladies où il y a débilité. On y a recours surtout pour combattre le. vice:scrofuleux ou scorbutique ; souvent on leur associe des matières toniques dont l’action plus durable maintient les effets trop passagers des crucifères. Quelques plantes contiennent naturellement cette as-
sociation de parties âcres et amères. Je citerai le cresson et surtout le cochléaria.
L'action stimulante des crucifères les fait employer avec succès dans les catarrhes chroniques et dans l’œdème du poumon. Ils facilitent la secrétion des mucosités, et en diminuent bientôt ja quantité. C’est dans cette intention que l'on emploie les sirops d'érysimum, decresson, de chou rouge. On'peut au besoin leur substituer des antiscorbutiques plus énergiques, en ayant égard pour la dose à cette plus grande activité.
Le principe actif des crucifères est très abondant dans la racine du grand raifort et dans celle. de l’Jberis latifohia , quilui,estsubstituée dans quelques parties du midi de la France. Il abonde encore dans le radis noir (Raphanus niger), qui sert plutôt comme aliment. C’est comme tels que l’on emploie larave (Brassica-napus), le cresson, le chou; leur matière volatile engagée au milieu d’un tissu charnu et tendre lui sert de condiment. La cuisson à laquelle
on soumet les crucifères dissipe plus ou moins le principe volatil et diminue leur saveur, comme dans le chou, le navet. L’étiolement artificiel du chou marin (Crambe maritima), l'étiolement naturel du chou pommé, en isolant les feuilles de l’action vivifiante de la lumière, s'opposent au développement du principe volatil et rendent ces aliments d’une saveur plus douce, en même temps qu’ils laissent la fibre dans un état de mollesse plus convenable à l'alimentation.
Les semences des crucifères contiennent les éléments propres à former l’huile volatile, qui s’y développe sous l'influence de l'eau et leur communique des propriétés identiques à celles de ces plantes fraîches. Les différents Sinapis sont surtout remarquables sous ce rapport. Sous le nom de moutarde, on emploie en Europe les sinapis nigra, arvensis et alba ; à la Chine, le S. sinensis; dans l’Inde, les S. dichotoma, racemosa. Les semences de notre érysimum commun, et cellés de la roquette (Zrassica eruca), ont les mêmes propriétés ; on les retrouve encore, quoiqu’à un plus faible degré, dans les semences de colza et de navette, qui servent à faire de Fhuile à brüler. Toutes les semences des crucifères peuvent fournir une huile qui est contenue dans la semence même, dont la saveur est douce, et qui acquiert ordinairement une saveur désagréable dans l'opération qui sert à l’extraire, par son mélange avec les'autres principes quela graine contient ; les moutardes fournissent de l’huile ; on la retire plus ordinairement du colza et de la navette. Au Japon, le Sinapis cernua est employé au Inèême usage.
Les propriétés des crucifères résidant principalement dans un principe volatil, on devra, dans leur emploi médical, éviter de les soumettre à l’action de la chaleur ; la dessiccation seule suffirait pour leur faire perdre toutes leurs propriétés. Aussi ces plantes sont-elles toujours employées à leur état de fraîcheur, et souvent à l'état de suc ; si l’on est obligé dé recourir à l’action du feu pour . leur donner une forme pharmaceutique convenable, il faut opérer en vase clos, ou avoir recours à la distillation.
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DES CRUCIFÈRES. | 393 I. PRÉPARATIONS QUI CONTIENNENT TOUTES LA SUBSTANCE DES PLANTES CRUCIFÈRES.