POMADE DE COLOQUINTE
Pr.: Coloquinte en poudre, un gros.. .... . .. 4 grammes. TT AT A NERO OOT DE PR ENT 32 Mêlez.
Cette pommade est conseillée en frictions sur le ventre, comme purgative. ÉLATÉRIUM.
(Momordica elaterium L.)
Le fruit de l'Élatérium ou Concombre sauvage, est un purgatif drastique. C’est un irritant violent qui peut causer des accidents très graves ; on l’emploie dans l’hydropisie ; il est peu usité aujourd’hui. M. Morrus à retiré du suc d’élatérium une substance qui produit, à petites doses, des nausées, des vomissements et des” selles liquides. Il lui a donné le nom d’Élatérine. L'’élatérine, suivant ce chimiste, est blanche; sa saveur est amère et styptique; elle cristallise en prismes rhomboïdaux très brillants. Elle est insoluble dans l’eau , mais elle se dissout bien dans l'alcool et dans
l’éther ; elle fond un peu au-dessous de 100 degrés, et elle se volatilise à une chaleur plus forte.
M. Morrus obtient l’élatérine en traitant l'extrait de suc d’élatérium par l’eau, et en reprenant le résidu insoluble par de l'alcool. Celui-ci, évaporé en consistance sirupeuse, fournit de nombreux cristaux que l’on purifie en les lavant avec un peu d’éther ; les eaux mères, traitées par l’eau de potasse, laissent déposer une nouvelle quantité d’élatérine impure.
M. C. Marquart donne le procédé suivant : Faire un extrait avec le suc du fruit non encore tout à fait mür; reprendre par l'alcool à 90°, distiller, diviser le résidu par l’eau bouillante. On a, par le refroidissement, des cristaux d’élatérine mêlés de chlorophylle. On les purifie en les lavant avec de l’éther. Suivant ce chimiste, l’élatérine est cristalline, inodore, presque insipide. Elle est insoluble dans l’eau, presque insoluble dans l’éther, très soluble dans l'alcool; elle est neutre, elle contient de l’azote.
Pris par ait avoir 6btenu la même substance à l’état impur, sous le nom d’Ælatine. Elle avait la forme d’une matière résineuse, molle, verte, très purgative. Tout ce qui tient à l’histoire de l’élatérine est encore fort vague et aurait besoin d’être repris.
En outre de l’élatérine, le suc d’élatérium contient, suivant MM. Braconnot et Päris, une matière amylacée, de l’extractif non purgatif, de l’albumine végétale et quelques sels.
EXTRAIT D'ÉLATÉRIUM.
Pr.: Fruits mûrs d'élatérium. . . . . . . .. . Q. V.
Écrasez les fruits, enlevez les semences, pilez la chair, et éxprimez le suc; faites-le clarifier à chaud, et évaporez en consistance d'extrait.
Ce procédé ne paraît pas être fort bon ; mais de nouvelles expériences sont nécessaires pour prononcer. En effet, Je sédiment qui se, fait par le repos dans le suc d’élatérium purge à très petite dose, et c’est en effet de ce sédiment que M. Morrus à retiré l’élatérine. Sous ce rapport, le procédé des pharmacopées, qui
emploient comme extrait d’élatérium ce sédiment, évaporé à une:
douce chaleur, paraît être plus rationnel; mais il faut se garder de
donner l'un des produits pour l’autre. Le dépôt du suc d'élaté=
rium était employé autrefois sous le nom de fécule d'élatérium,