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est plus petite, ou quand les sues résineux restent exposés longtemps à l’action évaporante de l'air, ils prennent de la solidité,
perdent presque toute l’huile essentielle et constituent des résines
sèches. Quelques-uns de ces sues résineux contiennent de l'acide benzoïque ou de l'acide cinnamique unis à une huile essentielle d’une odeur suave. On les appelle baumes. |
Les résines naturelles sont toujours formées par un mélange de plusieurs principes résineux différents, que l'on peut séparer les uns des autres par l’action de véhicules qui dissolvent les uns et sont sans aclion sur les autres, ou par des opérations chimiques plus compliquées; tous ces principes ont une série de caractères communs qui les lient à un même type. |
Les résines sont solides, sèches, rudes au toucher; leur saveur est variable et elle est souvent due à des matières étrangères. Souvent elles sont colorées; mais, dans l’état de pureté, il est probable qu’elles sont incolores. Beaucoup sont odorantes, mais on sait pour plusieurs d’entre elles que l’odeur est due à un mélange d’un peu d'huile volatile.
Les résines sont fusibles, et quand elles sont fondues, elles donnent un liquide visqueux et rude au toucher, caractère qui les fait aisément distinguer des corps gras.
Les résines ne conduisent pas l'électricité et elles prennent par le frottement l’électricité résineuse. |
Elles sont toutes insolubles dans l’eau: Elles sont, au contraire, toutes solubles dans l'alcool; à chaud, la dissolution: alcoolique mélangée avec de l’eau devient laiteuse, et la résine se dépose sous forme de poudre. L’aleool froid ne dissout: pas: certaines d’entre elles et les laisse déposer par le refroidissement; presque toujours alors elles prennent une texture cristalline plus où moins prononcée. M. Bonastre les a assez improprement PPPENER sousrésines.
La plupart des résines sont solubles dans l’éther. Il en est cependant, mais en petit nombre, qui refusent de s'y dissoudre, par exemple, la résine de jalap, de liseron, ete.
Eu général, les résines se dissolvent dans les huiles fixes et dans les huiles volatiles. Elles se comportent avec les alcalis d’une manière très différente. Il en est qui refusent entièrement de se combiner avec eux. Exemples : résine molle de là Mecque, résine molle de copahu, sous-résine d’élémi et d’euphorbe, résine
particulière aux sapins. Parmi les résines qui se combinent aux alcalis, Unverdorben en a distingué trois classes.
1° Résines fortement électronégatives. Elles se combinent facilement aux alcalis. L'ammoniaque caustique les dissout aisément et la dissolution soumise à l’ébullition pendant un quart ‘d'heure ne laisse pas déposer de résine. La solution alcoolique de ces résines rougit le papier de tournesol. Telle est la résine de la colophane, et l’une des résines du copale.
2° Résines médiocrement électronégatives. Leur dissolution alcoolique rougit le tournesol. Elles sont solubles dans l’ammoniaque à froid; mais la liqueur soumise à une ébullition rapide pendant un quart d'heure perd toute lammoniaque. Ces résines sont cépendant assez acides pour décomposer le carhonate de soude à l’ébullition. Cette série de résines est la plus nombreuse de toutes. On y trouve deux résines du pin, la résine de copahu, etc.
3 Les résines faiblement électronégatives. Leur dissolution alcoolique ne rougit le tournesol qu’à l’ébullition. Elles se dissol-vent dans les alcalis caustiques, mais non dans l’ammoniaque et le
carbonate de soude : je citerai comme exemple l’une des résines qui composent le;benjoin et le baume du Pérou.
Les résines qui ont le caractère acide diffèrent de tous les autres acides végétaux, en ce qu’elles ne contiennent pas d’eau de cristallisation; en se combinant aux bases. elles forment des sels qui également ne sont pas hydratés.
Les résines sont des corps ternaires qui contiennent peu d'oxigène et qui sont au contraire riches en carbone et en hydrogène. On les considère comme le résultat de loxigénation des huiles essentielles. Il est certain au moins que les résines du pin et du copahu sont représentées dans leur composition par de l'huile essentielle et de l’oxigène. M. H. Rose, en comparant la composition des sous-résines d’élémi et d’euphorbe, et celle des résines de pin et de copahu, a vu que ces dernières étaient plus oxigénées, et il lui a paru probable que le premier degré d'oxigénation des huiles essentielles donnait des résines insolubles dans l'alcool froid, tandis que les résines qui sont plus oxigénées étaient solubles dans ce véhicule. |
M. H. Rose s’est assuré encore que les résines acides du pin et celle du baume de copahu, ont une même composition chimique
et une même capacité de saturation. Il s’est assuré encore que les sous-résines de l’élémi et de l’euphorbe étaient composées toutes deux de la même manière, et contenaient moitié moins d’oxigène que les premières.
Les pharmaciens préparent quelques sucs résineux, mais par des procédés particuliers, et qui seront décrits en traitant des extraits.
Les sucs laiteux doivent leur nom au caractère de lactescence qu'ils possèdent. Ils sont opaques et souvent blanes comme du lait; quelquefois ils sont colorés; mais toujours ils forment une espèce d’émulsion naturelle qui peut rester permanente pendant assez longtemps.
La composition des sucs laiteux est assez variable. Le plus grand nombre d’entre eux est formé par une liqueur mucilagis neuse qui tient une substance résineuse en suspension. Tel était, dans le végétal, l’état des nombreuses gommes résines employées en médecine, qui, après avoir étéj extraites à l’état de suc, ont été amenées par évaporation à l’état de solidité, par exemple : la gomme ammoniaque , la scammonée, l’assa fœtida, le saga pénum , etc.
Quelques sucs doivent leur lactescence au caoutchouc; tels sont ceux du jatropha elastica, castilloa elastica , syphonia guianensis, etc., etc., etc., qui fournissent le caoutchouc du commerce; tels paraissent être encore les sucs de diverses urticées et apocynées. Une espèce contient une matière fibrineuse et de la cire en abondance. C’est le lait de l'arbre de la vache ( galacto— dendron).
Une seule espèce de suc laiteux est récoltée par le pharmacien; c'est celui qui s’écoule par des incisions faites à l’écorce des tiges de la laitue, et qui est connu sous le nom de thridace. ll en sera traité à l’article Laitue.