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PRÉPARATION DES HUILES VOLATILES LÉGÈRES

On distille à la manière ordinaire. Le récipient dont on se sert est un vase en forme de carafe dont le col va en se rétrécissant vers le sommet; à la base se trouve un bec, qui s'élève le long du corps principal du récipient, mais qui ne monte pas aussi haut que son col. Par cette construction, l'huile plus légère que l’eau se rassemble dans le col, et l’eau sort par l’extrémité du bec, à mesure que la distillation avance. On appelle ce récipient, Aécipient florentin. j

M. Amblard a fait connaître un récipient qui est d’un usage

extrêmement commode, surtout lorsque l’on ne

‘recoit que de petites quantités d'huile essentielle, comme cela a lieu ordinairement dans la préparation des eaux distillées. C’est un tube d’un demipouce de diamètre, effilé à l’une des extr émités.

Il s'adapte au moyen d’un bouchon dans le col du

récipient florentin. Le bout du tube qui a toute

sa largeur d ouverture s'élève au-dessus à du Sér-

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pentin ; l'extrémité effilée plonge presque jusqu’au fond. C'est dans ce tube que l’on fait tomber les produits. L'huile volatile reste dans ce tube tandis. que l’eau s’écoule par le bec inférieur et se répand dans la capacité du récipient. Quand l'opération est terminée, on enlève le tube qui est alors une véritable pipette, ce qui donne le moyen de retirer jusqu'à la dernière par- celle d'essence.

Il est avantageux de se servir pour distiller, d’une eau déjà saturée d'huile essentielle par une première opération; elle ne dissout plus aucune portion de l’huile fournie par la plante, et qui passe en même temps qu’elle dans le récipient ; celle-ci se sépare tout entière, et vient nager à la surface de l’eau.

Cependant les huiles sont plus suaves quand elles ont été distillées sans avoir recours aux anciens produits.

Quand on distille une substance dans l'intention d'en obtenir l'huile volatile, il faut retirer celle-ci aussitôt que l’eau. cesse d'être laiteuse; car du moment que la liqueur distillée ne passe plus saturée d'huile, elle dissout une portion de celle qui s'était d'abord déposée.

Observons que, lorsque les huiles volatiles sont solides, à la température ordinaire de l'atmosphère, comme celles d’anis et de roses, etc., il faut tenir le serpentin tiède, pendant tout le temps que dure la distillation, afin qu’elles ne se solidifient pas, et qu’elles ne restent pas adhérentes à ses parois internes.

Les huiles volatiles de moutarde et d'amandes amères s’obtiennent par un procédé particulier ; après avoir réduit en poudre le tourteau d'amandes oula moutarde, on les mélange avec de l’eau froide dans une cucurbite, et l’on fait arriver dans le mélange de la vapeur d’eau qui l’échauffe, le porte à l’ébullition et le traverse alors entrainant avec elle l'huile essentielle. Cette manipulation est nécessaire, parce que la bouillie qui résulte du mélange de la poudre d'amandes ou de moutarde brûle facilement, et que le feu serait fort difficile à conduire. Voyez, pour plus de détails, Huiles d'amandes amères et de moutarde.

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