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LES DIFFÉRENTES STROPHES

Le nombre des vers de la strophe est en général de deux à douze. Au delà de douze vers, il devient plus difficile d'embrasser l'ensemble de la période rythmique. Cependant Ronsard, par exemple, a écrit des strophes de 14, 15, 16, 18, 19 et même 20 vers. De nos jours, nous en trouvons dans V. de Laprade de 13 vers [Les corybantes), dans André Chénier de 13 {Ode XI J) et de 19 vers {Jeu de Paume), mais ce sont là des essais isolés et qui n'ont été que très rarement suivis. Au reste, de deux à douze vers, on peut déjà trouver bien des combinaisons pour marier les mètres et disposer les rimes. Nos poètes du moyen âge en avaient créé un grand nombre, que les lyriques des trois derniers siècles se sont en général contentés de leur emprunter*. Bien des formes même ont été abandonnées, comme peu harmonieuses, ou n'ont été reprises que de loin en loin. Il serait fastidieux d'énumérer tous les genres de strophes; aussi nous contenterons-nous ici de donner ([ueiques exemples des combinaisons les plus usitées.

1. Quelques strophes nouvelles ont cependant été créées de nos jours. Citons entre autres : la strophe de douze vers dont le type se trouvera plus loin, p. 105, et qui est due à V. Hugo; la strophe de huit vers de G. Delavigne, dans Les Limbes, reprise plus récemment par M. RoUinat (v. un ex. p. 127); la strophe en vers alternant de dix et de douze syllabes, de M. Louis Ménard :

Mais déjà s'enfuit la jeunesse blonde, Sans qu'un des jours passés mérite un souvenir. L'amour n'est pas venu : mon cœur, plante inféconde,

Comme l'açoka mourra sans fleurir.

Etc.

Strophe de deux vers. — La strophe de deux vers n'est qu'une succession de rimes plates. La disposition typographique et l'arrêt du sens la distinguent seuls des rimes plates ordinaires. Elle est le plus souvent isométrique.

Isométrique :

Par un soir de grand deuil, de tous les bords de l'île, Vers l'église on les vit s'avancer à la file;

Chacune elles avaient leur chapelet en main, Lentement égrené par le Irisle chemin ;

Jusqu'à terre à longs plis pendait leur cape noire, Mais leur coiffe brillait, blanche comme l'ivoire

Et c'était en Léon et dans l'IIe-de-Batz, L'île des grands récifs et des sombres tn'pas.

Où les sillons des champs sont creusés par les femmes, Tandis que leurs maris vont sillonner les lames.

(Brizeux.)

Hétérométrique :

Avez-vous vu ces fleurs discrètes Heureuses d'embaumer les plus humbles retraites?

Telle cette femme aux aveux Sincères ; sa maison enfermait tous ses voeux.

Ede y passa mélancolique Ses jours cachés en paix dans une ombre mystique.

Et sans soupçonner de meilleur Séjour que son paisible et doux intérieur,

Elle y fit fleurir autour d'elle Les bouquets ingénus de son amour fidèle.

(E. DES EsSABTS.}

Strophe de trois vers. — On ne doit pas considérer comme strophes de trois vers, ou fercefs, lesstrophes qui offrent deux rimes semblables et un vers rimant avec un vers de la strophe suivante, car on rentre alors dans une combinaison .propre aux strophes de six vers. Pour que le tercet constitue une véritable strophe, il faut que les trois rimes soient identiques; ces sortes de rimes s'appellent ternaires.

Isométrique :

Salut, éloile de la mer, Perle unique du gouffre amer, Blanche dans les flots d'outremer.

Salut, tour de David, hostie, Porte d'or et d'argent sertie, D'où toute lumière est sortie.

Rose immortelle du Ciel bleu, Encensoir plein d'un chaste feu.

Salut à toi, Mère de Dieu !

' (Laurent Tailhade.)

Hétér orné trique :

Poète, il est fini l'âpre temps des épreuves.

Quitte nos solitudes veuves.

Et dors, libre et pensif, bercé par tes grands fleuves !

Au milieu des brumes d'Arvor, Repose ! Ta chanson va retentir encor

Sur la lande où sont les fleurs d'or.

Heureux qui resta pur en ces âges profanes!

Longtemps les jeunes paysannes Répéteront tes vers, de Tréguier jusqu'à Vannes.

Ton poème, génie ailé.

Volera sur le Scorf et sur le doux Elle, Aux voix de leurs brises mêlé.

(Th. de Banville.)

Strophe de quatre vers. — Les rimes y sont g(5néralement croisées ou embrassées. Dans ce dernier cas, si la première strophe se compose de deux vers masculins embrassant deux vers féminins, la seconde doit commencer par un vers féminin*. On peut employer deux et même trois mètres différents dans les pièces heiérométriques. Quand le vers de cinq syllabes alterne avec le décasyllabe, on coupe d'ordinaire ce dernier à l'hémistiche :

Isométriques :

Ouvrant ses beaux yeux noirs piqués d'or, la Nuit douce Ferme languissammenl les beaux yeux bleus du jour ; Ses pieds fins et légers se posent sur la mousse. Et dans ses voiles frais flotte un parfum d'amour.

Émeraudes de feu qui tombent de ses bagues. Les pâles vers luisants constellent son chemin, Et, sous le vaste ciel peuplé de formes vagues. Son souffle délicat semble un soupir humain.

(Paul Boubget.)

1. D'une façon générale et quel que soit le nombre des vers do la strophe, on doit observer la règle do l'alternance des rimes d'une strophe à l'autre : si la première finit par un vers masculin, la seconde commencera par un vers lominin et vice versa (les quatrains des sonnets mis à part, bien entendu).

Le bleu du'ciel pàlil. Comme un cygne émergeant D'un grand fleuve d'azur, l'aube, parmi la brume, Secoue à l'horizon les blancheurs de sa plume Et flagelle l'air vif de son aile d'argent.

(AllMAND SlLVBSTtlE.)

0 mon âme, écoute ; c'est l'heure Où la lune à travers les cieux Soupire un chant délicieux, Comme un chant de flûte qui pleure.

(H. Cazaus). 1

Ilétérométriques :

Hymen, Hymen aux beaux flancs!

Hespéros se lève.

Viens à nous, la nuit est brève ; Hâte les pieds blancs !

(Anatole Francs.)

0 champs pleins de silence, Oîi mon heureuse enfance Avait des jours encor Tout filés d'or !

(Th. de Banville.)

1. La strophe isométrique de quatre vers s'obtient aussi quelquefois par l'emploi des vers à rimes plates, comme dans l'exemple suivant :

Au seuil de la forêt, à l'ombre d'un grand arbre. Un vieux faune sourit dans sa gaine de marbre. Sous les regards du dieu de pampres couronné, A ce socle rustique Eros est enchainé.

Triste, il rêve à Psyché : pour se rapprocher d'elle, Souvent, pauvre captif, il a battu de l'aile. Croyant rompre sa chaîne en un sublime vol; Mais les tyrans divins l'ont cloué sur le sol.

(AuOUSTE DOBCIIAIN.)

0 SOUS le vert platane, Sous les frais coudriers,

Diane Et ses grands lévriers !

(A. DE MCSSET.)

Les bois sentent l'automne, et le sommeil profoml Des grands chênes, baignés d'une lumière douce. Est à peine troublé par le bruit sourd que font Les glands mûrs tombant sur la mousse.

(André Thkuriet.)

Strophe de cinq vers. — La strophe de cinq vers se construit sur deux rimes qu'on peut disposer de diverses manières. Elle peut présenter deux ou trois mètres différents ^ :

1. Cette strophe, comme les suivantes, peut aussi s'obtenir par un artiOce assez fréquent dans la poésie moderne et qui consiste à répéter le premier vers ou la rime du premier vers de la strophe :

Isomélriqve :

La mer, la vaste mer console nos labeurs ! Quel démon a doté la mer, rauque chanteuse. Qu'accompagne l'immense orgue des veiits grondeurs, De cette fonction sublime de berceuse?

La mer, la vaste mer console nos labeurs!

[Charles Baudelaire.) Ilélérométrique :

L'hiver, à travers le fouillis des branches grêles,

C'est le sinistre rendez-vous De la neige, du givre étincelant, des grêles.

Des vents hurleurs et des vents fous.

L'hiver, à travers le fouillis des branches grêles.

(Jean Ajaldeut.)

homêlrique :

Tout un essaim d'oiseaux fourmille, vole et rôde De l'arbre aux rocs moussus, et des herbes aux fleurs : Ceux-ci trempent dans l'eau leur poitrail d'émeraude, Ceux-là, séchant leur plume à la brise plus chaude. Se lustrent d'un bec frêle aux bords des nids siffleurs.

(Lecokte de Lisle.)

Hétérométriques :

Hélas, que j'en ai vu mourir déjeunes filles! C'est le destin. Il faut une proie au trépas ; 11 faut que l'herbe tombe au tranchant des faucilles. II faut que dans le bal les folàlres quadrilles Foulent des roses sous leur pas.

(V. Hugo.)

Nous l'avons eu, votre Rhin Allemand.

Son sein porte une plaie ouverte, Du jour où Condé triomphant A déchiré sa robe verte.

Où le père a passé passera bien l'enfant.

(A. DE Musset.)

On répète même quelquefois, mais plus rarement, les deux premiers vers. Appliqué à toutes les strophes de l'ode, le procédé deviendrait vite fastidieux; réparti avec mesure, il sert à l'ellet général :

Que les temples, Seigneur, sont étroits pour mon àme .

Tombez, murs impuissants, tombez !

Ijîii-spz-moi voir ce ciel que vous me dérobez ! Arcliileclc divin, tes dômes sont de flamme ! Que tes temples, Seigneur, sont étroits pour mon âme I

Tombez, murs impuissants, tombez !

(Lamartine.^

DES STROPIiES. 125

Strophe de six vers. — La strophe de six vers admet deux ou trois rimes, et deux, ou, plus rarement, trois mètres.

Isomébiques :

En décembre, les jours sont de courte durée ; Noire zone brumeuse est à peine éclairée : A la pointe du Raz, dès quatre heures du soir. Le soleil tombe en mer, la nuit jette son voile, Et jusqu'au lendemain pas un rayon d'étoile ! Sur la côte où le flot se brise, tout est noir.

(Andbé Lemovne.)

Dans le moulin de Roupeyrac Se tient assise sur son sac Une chatte couleur d'ébène.

11 est bien certain qu'elle dort :

Ses yeux ne sont que deux fils d'or Et ses grilTes sont dans leur gaine.

(Fbançoip Faeib.)

Hétérométriques :

Fils d'Allah, dégainez vos sabres! Fils d'Allah, Montez sur vos chevaux ! La France est au-delà,

Au-delà de ces rocs moroses!

L'olive y croit auprès du rouge cerisier ; La France est un jardin fleuri comme un rosier

Dans la belle saison des roses.

(Napoléon Peybat.)

Sur ma lyre, l'autre fois,

Dans un bois.

Ma main préludait à peine :

Une colombe descend,

En passani.

Blanche sur le luth d'ébène.

(Sainte-Beuve.)

Strophe de sept vers. — Cette strophe est d'un emploi plus rare que les précédentes; elle peut s'écrire

sur deux rimes, mais le plus souvent elle en comporte trois. On ne mélange ordinairement que deux sortes de vers, si la strophe est hétérométrique.

Isométrique :

Quand un grave marin voit que le vent l'emporte Et que les mâts brisés pendent tous sur le pont, Que dans son grand duel la mer est la plus forle, El que par des calculs l'esprit en vain répond, Que le courant l'écrase et le roule en sa course. Qu'il esl sans gouvernail, et, partant, sans ressource, Il se croise les bras dans un calme profond.

(A. DE ViONY.)

Hétérométrique :

La terre ne sait pas la loi qui la féconde ; L'Océan refoulé sous mon bras tout-puissant, Sait-il comment, au gré du nocturne croissant,

De sa prison profonde

La mer vomit son onde,

Et des bords qu'elle inonde

Recule en mugissant?

(Lamartine.)

Strophe de huit vers. — Elle peut présenter deux, trois ou quatre rimes, et deux, ou, plus rarement, trois ou quatre mètres.

Isométrique :

Enfant, rêve encore!

Dors, ô mes amours 1 Ta jeune âme ignore Où s'en vont tes jours.

Comme une alguu morte Tu vas, que t'importe?

Le courant t'emporte, Mais tu dors toujours.

(V. Hooo.)

DES STROPUES. 12':

Hétérométriques :

Ils s'en vont, ces rois de ma vie, Ces yeux, ces beaux yeux,

Dont l'éclat fait pâlir d'envie Ceux même des cieux.

Dieux, amis de rinnocence,

Qu'ai-je fait pour mériter

Les ennuis où cette absence Me va précipiter ?

(Ma[,iierbe.]

Et vous qui reposez sous la feuillée obscure, Qui vous a réveillés dans vos nids de verdure? Oiseaux des ondes ou des bois, Hôtes des sillons ou des toits, Pourquoi confondez-vous vos voix Dans ce vague et confus murmure Qui meurt et renaît à la fois.

Comme un soupir de la nature?

(Lamautine.)

Amour à la fermière ! Elle est

Si gentille et si douce !

C'est l'oiseau des bois qui se plaît

Loin du bruit dans la mousse; Vieux vagabond qui tends la main,

Enfant pauvre et sans mère, Puissiez-vous trouver en chemin

La ferme et la fermière !

(Heg. MoKEAn.;

La peur qui met dans les chemins Des personnages t^urhumains, La peur aux invisibles mains.

Qui revêt l'arbre

D'une carcasse ou d'un linceul, Qui fait trembler comme un aïeul, Et qui vous rend, quand on est seul, Blanc comme un marbre.

(iVlAUniCE ROLLINAT.)

Strophe de neuf vers. — La strophe de neuf vers comporte généralement quatre rimes ; dans les strophes hétérométriques, on n'emploie le plus souvent que deux espèces de vers. Elle est d'un usage plus rare que la précédente.

Isométrique :

Sais-lu ce qu'en le voyant

L'indigent dit quand tu passes?

« Voici le front plein de grâces

Qui sourit au suppliant!

Notre infortune la touche;

Elle incline à notre couche

Un visage radieux;

Et les mots mélodieux

Sortent charmants de sa bouche. »

Hétérométrique .

Ainsi, quand nous cherchons en vain dans nos pensées D'un air qui nous charmait les traces effacées,

Si quelque souffle harmonieux.

Effleurant au hasard la harpe détendue.

En tire seulement une note perdue.

Des larmes roulent de nos yeux !

D'un seul son retrouvé l'air entier se réveille. Il rajeunit notre âme et remplit notre oreille

D'un souvenir mélodieux.

(Lamartine.)

Strophe de dix vers. — Elle se construit sur quatre ou cinq rimes. Dans les strophes hétérométriques on rencontre généralement le mélange de deux mètres, mais quelquefois aussi de trois et de quatre.

Isométrique :

« En Europe ! En Europe ! — Espérez ! — Plus d'espoir !

— Trois jours, leur ditColomb, etje vous donne unmonde. »

Et son doigt le montrait et son œil pour le voir

Perçait de l'horizon l'immensité profonde.

Il marche, et des trois jours le premier jour a lui;

11 marche, et l'horizon recule devant lui ;

Il marche, et le jour baisse. Avec l'azur de l'onde

L'azur d'un ciel sans borne à ses yeux se confond.

Il marche, il marche encore et toujours; et la sonde

Plonge et replonge en vain dans une mer sans fond.

(CASiMin Dblavigne.)

Durandal a conquis l'Espagne ; Joyeuse a dompté le Lombard ; Chacune à sa noble compagne Pourrait dire : « Voici ma part ! »

Toutes les deux ont par le monde Suivi, chassé le crime immonde, Vaincu les païens en tout lieu ; Après mille et mille batailles.

Aucune d'elles n'a d'entailles.

Non plus que le glaive de Dieu!

(U. DB BOBNIEB.)

Hétérométriques :

Source délicieuse, en misères féconde, Que voulez-vous de moi, flatteuses voluptés? Honteux attachements de la chair et du monde, Que ne me quittez-vous, quand je vous ai quittés? Allez, honneurs, plaisirs, qui me livrez la gueiTel Veusikication, 9

Toule voire félicité

Sujelte à l'instabilité

En moins de rien tombe par terre,

Et comme elle a l'éclat du verre

Elle en a la fragilité.

(Corneille.)

Percé jusques au fond du cœur D'une atteinte imprévue aussi bien que mortelle, Misérable vengeur d'une juste querelle, Et malheureux objet d'une injuste rigueur, Je demeure immobile, et mon âme abattue Cède au coup qui me tue.

Si près de voir mon feu récompensé,

0 Dieu, l'étrange peine!

En cet affront mon père est l'offensé Ell'oirenseur le père de Chimène.

(Id.)

Strophe de onze vers. — Cette strophe ne se rencontre guère que dans le Chant royal, poème à forme fixe, en honneur au xv^ et au xvi® siècles et dont il sera question plus loin. Cependant notre poésie offre quelques rares exemples de strophes lyriques de onze vers.

l'ojmùlrljue :

Qui dira la mer végétale?

Algues, varechs et goémons, Tout l'immense herbier qu'elle étale, C'est ainsi que nous le nommons.

Trois mots pour le peuple sans nombre Qui tapisse au fond de son ombre Ses ravins, ses plaines, ses monts !

Trois pauvres mots pour cette flore Multiforme et multicolore Que sans relâche fait éclore L'éternel printemps des limons!

(Jean Ricuepin.j

DES STROPHES. i31

tîéléromètriquc :

Tu ne dors pas, souffle de vie,

Puisque l'univers vit toujours !

Ta sainte haleine vivifle

Les premiers elles derniers jours.

C'est toi qui répondis au Verbe qui le nomme, Quand le chaos muet tressaillit comme un homme Que d'une voix puissante on éveille en sursaut; C'est loi qui l'agitas dans l'inerte matière, Répétas dans les cieux la parole première Et comme un bleu lapis déroulas la lumière Sous les pas du Très-Haut.

(Lamartine.)

Strophe de douze vers. — Elle est construite sur cinq rimes et quelquefois sur six. Le plus souvent elle est isométrique ; parfois cependant l'un des trois derniers vers est plus court que les autres. On a aussi essayé de faire alterner l'alexandrin et l'octosyllabe. Voici le plus beau type de la strophe de douze vers :

Pauvre Grèce, qu'elle était belle Pour être couchée au tombeau !

Chaque vizir de la rebelle S'arrachait un sacré lambeau.

Où la fable mit ses Ménades, Où l'Amour eut ses sérénades, Grondaient les sombres canonnades Sapant les temples du vrai Dieu; Le ciel de cette terre aimée N'avait, sous sa voûte embaumée, De nuages que la fumée De toutes ses villes en feu.

(V. tiwo.)

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