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L'autorité des livres du Nouveau Testament est 2ppuyée sur:les mêmes fondements, et est également incontestable.
Le Nouveau Testament renferme l’histoire de la vie, des miracles, de la doctrine du Fils de Dieu, écrite par ses disciples, tous auteurs contemporains, qui en rendent un témoignage uniforme, et qui racontent ce qu’ils ont oui de leurs oreilles et vu de leurs yeux. Dès l'origine du Christianisme, ces livres ont été cités et même transcrits par les plus grands hommes, qui avaient vu les Apôtres: jamais les ennemis du Christianisme, tels que Julien l’Apostat, Celse, Porphyre, n’ont élevé le moindre doute sur ce point, quoiqu’ils fussent si près du temps des Apôtres, et par conséquent à portée de connaître la vérité. Les hérétiques, qui avaient le plus grand intérêt à contester l’autorité de ces livres divins, l’ont reconnue hautement ; ils se sont seulement efforcés d’en détourner le sens.
Dans tous les temps l'Eglise a conservé une profonde vénération pour ces livres: elle en faisait une lecture publique dans toutes les assemblées de religion ; elle les a toujours regardés comme l’ouvrage du Saint-Esprit, comme la parole de Dieu; elle a toujours été persuadée que l’on ne pouvait y ajouter ni en retrancher sans impiété, sans sacrilége. Mais si ces livres sont authentiques et divins, les faits qu’ils contiennent sont donc vrais; et si ces faits sont vrais, il est vrai de dire que Dieu luimême a parlé aux hommes.
Regardons donc toute doctrine opposée à ce qu’enseigne l’Ecriture sainte, comme illusion, mensonge e$ erreur, et opposons la parole de Dieu à la licence audacieuse de l’impie et de l’incrédule. N'oublions jamais que si notre foi doit être raisonnable par l’examen de la réalité des faits sur lesquels elle s'appuie, elle ne saurait être trop humble par la soumission aux vérités révélées et aux explications que l'Eglise en donne.
Hisrorres, — Plusieurs personnes se rendirent chez un philosophe, et iui dirent: Nous sommes envoyés vers vous je vous prier de nous dire bien clairement ce que c’est que
ieu. Le philosophe leur dit: J’y penserai; revenez dans huit
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jours. Les huit jours étant écoulés, les députés revinrent, et il eur dit: Revenez dans huit jours. Huit jours après, ils reçurent la même réponse. Les députés s’ennuyèrent enfin de n’entendre sortir de la bouche du philosophe que les mêmes paroles: ils lui demandèrent jusqu’à quel temps il leur dirait de reveair dans huit jours. Il leur dit alors: Je vous ferai la même réponse aussi souvent que vous me ferez la même demande ; je sais bien que Dieu est, je sais qu’il existe, mais je ne puis et ne pourrai jamais dire ce qu’il est.
Qui m'’instruira de Dieu, si ce n’est Dieu lui-même ?
— Saint Augustin, dans le temps qui précéda sa conversion, allait à l’église autant que ses occupations le lui permettaient : il ne manquait jamais d'y aller tous les dimanches entendre les discours que saint Ambroise, évêque de Miian, y faisait. « C’étaient, disait-il, d’excellentes explications de la parole de «vérité; et à force de les entendre, mon cœur, touché de « l’éloquence de ce saint homme, s’ouvrit à la vérité peu à peu «et par degrés.» — Ïl disait après sa conversion: « Combien « le chant des hymnes et des psaumes qu’on chantait dans « votre église, ô mon Dieu, me faisait répandre de larmes!»
— Le même saint docteur disait: «Ce qui me touche le « plus sur la terre, c’est d’entendre votre voix dans les divins « litièe de votre sainte Ecriture, 6 mon Dieu; c’est un plaisir « pour moi qui passe tous les plaisirs. .. Faites, Seigneur, que «Je me nourrisse délicieusement de vos saintes Ecritures, « puisque ces délices sont toutes chastes et toutes saintes. « Faites encore qu’il ne m’arrive jamais de me tromper et de « tromper les autres, en les prenant en un mauvais sens.» (Confess., Liv. vit. chap. 6.)
— «Quels sont les livres que vous lisez?» disait le proconsul Saturnin, sous l’empereur Sévère, au confesseur de la foi Spérat. Il répondit: «Les quatre Evangiles de notre Seigneur Jésus-Christ et les Epîtres de l’Apôtre saint Paul.»
Exgrc10Es8. — 1. Quel est le plus grand intérêt de l’homme ?— 2. Pourquoi l’homme ne peut-il concevoir qu’imparfaitement les choses spirituelles ? — 3. À qui doit-il s’en rapporter à l’égard des choses spirituelles ? — 4. Où sont contenues les vérités que Dieu a révélées aux hommes ? —65. Comment divise-t-on l’Ecriture sainte ? — 6. Que contient l'Ancien Testament ? —7. Par qui a 6t6 écrit le Nouveau Testament ? — 8, Comment tous ces livres ont-ils été écrits et quelle est leur authenticité ?— 9, Comment ceux qui ont écrit les livres de l’ Ancien Testament ont-ils prouvé leur mission divine ? — 10. Quelle autre preuve donne une nou-
We pu
velle force à la divinité des livres saints?— 11. Sur quoi est
appuyée l’autorité des livres du Nouveau Testament? — 12, Que .
renferme le Nouveau Testament ? —13. Quelle est la croyance de l'Eglise à l’égard des livres saints ? — 14, Comment devons-nous regarder toute doctrine opposée aux enseignements de l’Ecriture sainte ?
ARTICLE II
Je crois en Dieu.
Existence de Dieu.
Il ya un Dieu: c’est une vérité qui se présente pour ainsi dire d’elle-même à notre esprit; il ne faut qu’ouvrir les yeux et réfléchir un instant pour l’apercevoir. Tout ce qui est hors de nous et tout ce qui est en nous en ast une preuve.
Regardons le ciel: quel magnifique spectacle! qui est-ce qui à fait cette voûte immense? qui est-ce qui y a suspendu tous ces globes éclatants: le soleil, qui répand partout la lumière et la chaleur; la lune et les étoiles, qui brillent au firmament pendant la nuit, et qui recommencent chaque jour leur course majestueuse avec une régularité vraiment admirable ?
Abaissons nos regards sur la terre, et considérons cette multitude innombrable d'animaux dont elle est peuplée; cette variété infinie d'arbres, de plantes et de fruits dont elle est couverte; la quantité prodigieuse de poissons que la mer renferme aans son sein: quel peut être l’auteur de tant de merveilles, si ce n’est Dieu? Attribuer tout cela au hasard, ne serait-ce pas le comble de l’extravagance ? En voyant un beau palais, nous jugeons sans hésiter qu’il y a un habile architecte qui en a tracé le plan, un ouvrier intelligent qui en a opéré l'exécution; si nous voyons un beau tableau, nous ne doutons pas qu'un evcellent peintre n’en ait conçu le dessin et distribué les couleurs; et si quelqu'un venait nous dire que c’est l’ouvrage du hasard, que ies pierres de l'édifice se. sont taillées et posées d’elles-mêmes, que les couleurs du tableau sont venues d’elles-mêries s'arranger sur la toile, se nuancer dans
r quoi est — 12. Que , oyance de vons-nous l’Ecriture
nte pour it qu’ouercevoir.
en nous
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asidérons elle est es et de digieuse in: quel ce n’est it-ce pas
u palais,
e archigent qui tableau, n'en ait si quelhasard, t posées b venues cer dans
un si bel ordre et former une figure régulière, ne le regarderions-nous pas comme un insensé? Quelle serait donc la folie de celui qui prétendrait que l’univers s’est formé par hasard !
Enfin considérons-nous nous-mêmés; voyons ce corps composé d’une multitude étonnante de ressorts es d'organes qui sont placés, arrangés avec un ordre admirable; partout on aperçoit un dessein marqué, et l’on voit que Celui qui a appelé l’homme à l'existence a voulu lui donner une preuve manifeste de sa sagesse infinie. Quel autre, en effet, que Dieu aurait pu faire un si bel ouvrage ?
Mais nous n'avons pas seulement un corps, nous avons aussi une Âme. (Cette âme n’est point matière ; cer la matière n’est point capable de penser; c’est donc un esprit: cependant l’âme est unie au corps, et cette union est si étroite, que, quand le corps est en bon état, une douce joie se répand dans l’âme, et dès que le corps s’altère, l’âme souffre de son côté. Qui a pu unir ainsi deux substances si différentes, et établir entre elles cette correspondance si admirable, si ce n’est Dieu ?
Ces sentiments de joie et de douleur que nous éprouvons, sont encore une nouvelle preuve qu'il y a un Dieu ; car il ne dépend pas de nous de les avoir: si nous ponvions nous les procurer ou nous y soustraire, nous serions toujours dans la joie, et jamais nous n’éprovverions la douleur.
Nous avons donc un Maître souverain et tout-puissant, de qui nous dépendons, st qui dispose de nous à son gré. Ce Maître suprême, c’est Dieu. De là ce cri: Mon Dieu! qui nous échappe dans une douleur inopinée, dans un danger imprévu: cri indélibéré, qui n’est pas l'effet de la réflexion, mais le témoignage d’une âme naturellement chrétienne, selon l'expression ce Tertullien.
Il est done vrai que nous portons au dedans de nous l'impression de la Divinité tracée en caractères ineffaçables.
Aussi n’y a-t-il jamais eu de peuple si barbare et si sauvage qui n’ait reconnu une divinité. On trouve des nations qui n’ont aucune connaissance des arts et des
RE one sciences, mais on n'en trouve aucune qui n'ait point
de dieu; plusieurs se sont égarées en substituant des Ë 7. idoles au vrai Dieu, mais elles ont toutes senti le besoin 5 de reconnaître une divinité. .
Ce consentement si universel entre les hommes de tous les pays et de tous les siècles, si différents d’ailleurs de génie et de mœurs, séparés par des intervalles immenses de temps et de lieux, ne peut être l'effet d’une convention arbitraire; il ne peut venir que d’une lumière qui éclaire tous les hommes, et que Dieu a mise dans notre âme en caractères si visibles, que les plus simples mêmes ne sauraient l’y méconnaître.
Les cieux annoucent la gloire de Dieu, et le firma- /
ment publie les merveilles de sa puissance. Quel autre, À * en effet, a pu dire au soleil: Sortez du néant, et présidez à : au jour? Quel autre a pu dire à la lune: Paraissez, et 1 dé soyez le flambedu de la nuit? Toutes les créatures nous 4 ne disent qu’elles ne se sont pas faites elles-mêmes, mais É #? que c’est Dieu qui les a faites. Quel autre que Dieu pourrait faire germer les plantes dans le sein de la terre td et leur donner l'accroissement, régler la succession des se jours et des nuits, et fixer l’ordre invariable des saisons * si Tout nous annonce donc l’existence de Dieu.
Histoire. — Un impie, aussi léger dans ses raisonnements à d. que dans sa personne, se présenta un jour chez M. Oudin, 4 l savant et pieux ecclésiastique: «Monsieur, lui dit-il brusque- 4 # mont, je sui bien aise de vous apprendre que je suis un 41 athée.» À ces mots, l’homme de Dieu recule d'horreur ; et, 4 re s’armant d’une lunette qu’il trouve sous sa main, il fixe les À de yeux sur le jeune fat. “us faites-vous là, Monsieur ? lui dit celui-ci. — Je regarde cet être étrange qu’on appelle athée, cl et que je n’avais pas encore vu.» Déconcerté par cette parole, 1 le le jeune impie disparut. v) :
MéRaAULT. à Bi 1 L ExEeReICES. — 1. Faut-il beaucoup de recherches pour trouver 3 ce des preuves de l’existence de Dieu ? — 2, Quelles sont les preuves 4 qi extérieures de l’existence de Dieu ? — 3, Pourrait-on attribuer + qi au hasard la formation de l’univers et de toutes les beautés qu’il is se contient? — 4. La formation admirable du corps de l’homme le peut-elle être l’effet du hasard? — 5. Les facultés de l’ôme et : pe l’union de celie-ci avec le corps sont-elles aussi une preuve de .# de
l'existence de Dieu ? — 6. Que démontre ce cri, Mon Dieu, qui, ns
| point nt des besoin
nes de illeurs es imd’une ne lua mise s plus
firmaautre, ésidez sez, et s nous , mais | pour-
terre n des sons ?
ments Dudin, asquelis un ir; et, xe les lui dit athée, arole,
rouver reuves ribuer s qu’il Lomme ime et ave de u, qui,
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nous échappe dans la douleur ou dans le danger imprévu ?- 7. Y a-t-il sur la terre des peuples qui rejettent l’existence d9 Dieu ? — 8. Que prouve ce conseutement universel par rapport à l’existence de Dieu ?
ARTICLE Ill.
Je crois en Dieu, etc. etc.
Unité de Dieu.
La foi et la raison, qui nous apprennent qu’il y a un Dieu, nous apprennent aussi qu’il n’y en a qu’un, et qu’il ne peut même y en avoir plusieurs, parce qu’il n'ya qu'un étre qui puisse exister par lui-même et ne dépendre d'aucune cause. Et n’est-il pas évident qu’étant souverainement grand, il doit être unique, et que, s’il avait un égal, il ne serait plus l’Etre suprême ?
Toutes les perfections de Dieu prouvent aussi son unité : il ne peut y avoir qu’un seul être immense, c’està-dire qui remplisse tout, et hors duquel il n’y ait plus rien.
Il ne peut y avoir qu’un seul être iLfiniment parfait, c’est-à-dire qui possède toutes les perfections, et hors duquel il n’y ait aucune perfection qui ne vienne de lui.
La Majesté divine ne peut avoir d’égale, parce qu’elle renferme en elle-même toute la plénitude de la grandeur. «
Il y a sans doute lieu de s'étonner qu’une vérité si claire ait été autrefois ignorée, et que des peuples d’ailleurs très-éclairés aient adoré un grand nombre de divinités. Cette erreur si grossière a été l'effet du péché. Lorsque Dieu créa l’homme, il se manifesta à lui; dès ce moment l’homme connut clairement qu’il n’y avait qu'un Etre suprême, créateur de toutes choses, et de qui toutes choses dépendent. L’homme transmit à sa postérité cette Religion sainte et pure, qui se conserva pendant quelque temps. Les premiers hommes n’avaient done besoin que du témoignage de leurs pères pour connaître l’existence et l’unité de Dieu.
dim 18
Cette tradition était d’ailleurs si conforme à la raisot, qu’il semblait qu’elle ne pût jamais être oubliée ni obscurcie. Mais la religion demandait des sacrifices, et la corruption de la nature prenait chaque jour un nouvel empire: aussi, à mesure qu’on s’éloigna de l’origine des choses, la plupart des hommes brouillèrent les idées qu'ils avaient reçues de leurs ancêtres, et ils ne voulurent plus adorer que ce qu’ils pouvaient voir : l’idée de Dieu fut confondue avec celle de la créature.
Ainsi l’on adora tous les objets qui décelaient quelque puissance extraordinaire, ou de qui l’on pouvait espérer vu craindre quelque chose.
Les astres furent les premiers objets de cette adora- ‘ion impie; les grands rois, les conquérants, les hommes savants reçurent bientôt après les honneurs divins.
Un si grand mal fit des progrès étranges : on en vint jusqu’à adorer des bêtes et des reptiles; enfin tout fut Dieu parmi la plupart des peuples, excepté Dieu même.
Au milieu de tant de ténèbres, l’homme adora jusqu’à l’œuvre de ses mains: il crut pouvoir renfermer l’Esprit divin dans une statue, et il oublia si profondément que Dieu l'avait fait, qu’il crut à son tour pouvoir faire un dieu. (Chaque peuple eut ses dieux particuliers, dont les uns présidaient au ciel, les autres à la mer et aux fleuves, d’autres aux enfers: on ne s’en tint pas encore là, car bientôt les vices et les passions eurent des autels.
Ce n'étaient pas seulement des peuples grossiers et barbares qui se livraient à cet excès de folie et d’aveuglement, c’étaient les nations les plus policées et les plus éclairées à tout autre égard, telles que les Egyptiens, les Grecs et les Romains. Ces peuples surpassaient tous les autree par leurs lumières et leurs connaissances ; mais en matière de religion ils n'étaient pas moins aveugles.
On voyait chez eux de grands orateurs, des poëtes
célèbres, d'excellents historiens, en un mot des génies
rares en tout genre; et cependant ces peuples étaient dans la plus profonde ignorance sur la nature de la Di. vinité, et, ce que l’on aurait peine à croire si les faits
st he le prouvaient, cette erreur sur ce point, quoique 4 re la plus absurde de toutes, ne fut pas seulement la plus K4 : la universelle, mais encore la plus enracinée et la plus ?
| incorrigible. Si parmi eux quelques ga es sont parnouvel £ P quelq 8 P
er venus à reconnaître l'unité de Dieu, ils n’ont jamais SA ne osé l’enseigaer publiquement.
8 idées Les hoinmes ne seraient jamais sortis des ténèbres de ulurent ; l'idolâtrie, si une luniüère surnaturelle ne fût venue le Dieu | eu secours de la raison, et si Dieu n’eût parlé lui-même à l’homme pour lui appreñdre ce qu'il est, et comquelque ment il veut être honoré. Nous serions nous-mêmes espérer plongés dans cet aveuglement, si le Seigneur n'avait daigné nous éclairer aussi; mais, grâce à sa bonté les adora- (= ) ) S )
l ; premières leçons qu'on nous a données dès notre te, les & cofance nous en ont plus appris que n’en ont jamais
Los au les sages du paganisme.
en vint | Pa AG à qui l’on detnandait ce que v’est out fut que Dieu, répondit: Si je pouvais dire ce qu’est Dieu, Dieu nême. ne serait pas ce qu’il est, et je serais Dieu.—Dieu seul peut jusqu’à dire ce qu’il est, r l'Es- ExeRcICES. — 1. Que nous apprennent la foi et la raison par dément L rapport à Dieu?——2. Comment ls perfections de Dieu prouventir faire ë elles son unité?--3. De quelle expression se sert-on pour dire culiers, | que Dieu n’a pas d’égal en majesté, en puissance, etc. ete. ?— t | 4. Qu’est-ce qui a donné lieu à l’idolâtrie, c’est-à-dire au culte mer € Le a DE vod | de plusieurs dieux ?—5, A quels objets les hommes adressèrents ils d’abord leurs adorations ?—6, Les peuples ignorants et grosnt des | siers se livrèrent-ils seuls à l’idolâtrie?—7, A qui devons-nous la délivrance d’un pareil aveuglement ?
iers et À d’aveu- | et les à ARTICLE IV.
né 4 Je erois en Dieu, eto. etc.
san Ces ; | Perfections de Dieu.
moins L.
1 Dieu est si grand, et notre esprit est si borné, qu’il poëtes VÆ nous est impossible de comprendre tout ce qu’il est. génies 4 Nous ne le connaissons qu'imparfaitement, par la étaient Æ lumière de la foi et par celle de la raison.
) Eh F Cependant cette connaissance, tout imparfaite qu’elle S IA C
er TDi
est, suffit à l’homme dans cette vie. Rien ne uouk donne une plus grande idée de Dieu que ce qu'il a dit lui-même : ss suis Celui qui est,» c’est-à-dire l’Etre par excellence et le principe de tout ce qui est, et de qui tout dépend. De cette idée de Dieu il résulte qu'il possède toutes les perfections, et qu’il les a au suprême degré.
Dieu est esprit, c'est une pure intelligence; il n’a ni corps, ni figure, ni couleur.
Dieu ne ressemble à rien de tout ce qui nous environne et qui frappe nos sens. Tout ce que nous voyons, tout ce que nous touchons est matériel, et un être infiniment parfait n’est point matière. Les Anges et nos âmes sont bien des intelligences, mais leurs connaissances sont bornées et imparfaites: celles de Dieu embrassent toutes choses.
Dieu est éternel. Il était avant toutes choses, puisqu'il a tout fait} il était avant tous les temps; il n’a point eu de commencement, et il n'aura jamais de tin. Avant la naissance des siècles, Dieu était en luimême, et rien n’était que lui seul.
Dieu est tout-puissant. Il peut tout, il fait tout ce qu'il veut; par sa seule parol@ il a tiré du néant toutes les créatures, et il pourrait encore créer mille autres mondes, s’il le jugeait convenable.
Il appelle, dit le Prophète, les choses qui ne sont pas, comme si elles étaient, et elles obéissent à sa voix. Rier ne Jui est donc impossible, rien même ne lui es difficile. Les globes célestes sont suspendus dans l'es pace sans autre appui que sa volonté, la mer respect ses ordres, et ne franchit jamais les limites qu’il lui . prescrites, et toute la nature suit les lois qu’il lui : inposées. Le feu, le vent et les tempêtes obéissent & sm voix; c’est lui qui couvre le ciel de nuages et y prépare la pluie qui doit arroser la terre; c’est lui enfin qui chaque année présente à notre admiration la résurrection de la nature entière.
Dieu est indépendant. Principe de tout ce qui est, il ne tient l'être que de lui-même. Source inépuisable de ious les biens, 1i ies distribue à son gré à qui il lui plaît; souverainement heureux, il n’a besoin de per-
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ous w’il a -dire i est, ésulte
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envi- )'YOn8, re int nos inais- | em-
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souue, il se suffit À lui-même; maître absolu de toutes choses, il n’a ni supérieur ni égal. Pour nous, now sommes dans une dépendance continuelle et universelle à l'égard de Dieu, C’est lui qui nous conserve et qui nous sontient; sans lui, nous retomberions à chaque instant dans le néant, d’où il nous a tirés; sans son secours nous ne pouvons rien faire.
Dieu est immuable. Ce qu'il est, il l’a toujours été, et il le sera toujours. Je suis Le Seigneur, dit-il lui. même, ef je ne change point. L'homme n’est jamais dans un état fixe et permanent; son corps, sujet aux révolutions des différents âges, passe successivement de la force à la faiblosse, de la santé à la maladie, de la vie à la mort; sa volonté change, soit par inconstance, soit parce qu’il découvre des raisons d’aban. donner ce qu’il recherchait, ou de rechercher ce qu'il négligeait; mais en Dieu il n’y a ni changement ni même ombre de vicissitude.
Dieu est infini, c’est-à-dire que son essence et ses perfections n’ont point de bornes; il a toutes les perfections, et en lui chaque perfection est infinie. Sa nature est d’être souverainement parfait. Ainsi, Dieu est non-seulement bon, mais infiniment bon 5 il est non-seulement juste, mais infiniment juste; et ainsi de toutes les autres perfections: comme rien n’a pu en limiter le nombre, rien n’a pu en borner la grandeur.
Dieu est immense, parce qu’il est au ciel, en terre et en tous lieux. C’est lui qui anime tout, qui soutient tout, qui donne la vie et le mouvement À tout. Il est en toutes choses, ou, pour mieux dire, toutes choses sont en lui; sa présence s’étend au delà des bornes de l'univers : il pourrait en créer un autre, et, s’il le créait.
ce nouvel univers serait dans l'étendue de son immen sité.
Il est donc certain que nous sommes continuelle. ment sous les yeux de Dieu: il entend toutes nos paroles, il voit toutes nos actions ;ÿ il est même au fond
de notre cœur, il connaît toutes nos pensées et tous
nos désirs. Quand nous faisons le mal, c’est en sa pré-
sence que nous le faisons. Les ténèbres les plus épaisses nue nous dérobent point à ses regards; la nuit la plus
as LE où
rofonde est à ses yeux comme le jour le plus brillant.
PA preuve de, cette vérité est même gravée dans notre propre cœur. Et, en effet, d’où viennent ces remords qui nous agitent quand nous avons fait quelque mauvaise action, même en secret, et sans avoir été aperçus de personne? D'où viennent ces reproches si vifs et si amers que fait alors la conscience? En vain le pécheur s’eflorce de les apaiser, le cri perçant de cette voix intérieure surmonte tout ce qu’on lui oppose; en vain il fuit son propre cœur, et se hâte de sortir de lui-même pour n'être pas accablé de confusion devant un juge qui lui reproche son crime; quelque part qu'il aille, il est saisi de crainte et couvert de honte devant ce censeur invisible, toujours attentif à lui: représenter la laideur de son crime, pour le porter à le détester.
N'oublions donc jamais que Dieu est toujours avec nous, et que nous ne sommes jamais seuls; que, quelque éloignés que nous soyons de l4 vue des hommes, dans le lieu le plus retiré, dans la plus profonde solitude, nous avons un témoin invisible qui nous accompagne et qui observe toutes nos actions.
Cette pensée nous éloignera du mal. L'ennemi de notre salut sera faible, ses efforts seront impuissants, tant que nous conserverons la pensée de la présence de Dieu. Et comment oserions-nous commettre le péché sous ses yeux? Aurions-nous la témérité de faire en sa présence ce que nous ne ferions pas à la vue d’un père, d’un maître? C'était la leçon que donnait autrefois Tobie à sons fils «Mon fils, lui disait-il, ayez Dieu dans l'esprit tous les jours de votre vie.» C’est le conseil que nous donne saint Augustin. «Si quelqu'un veut vous porter au péché, dit ce docteur, répondez-lui: Trouvez-moi un endroit où Dieu ne me voie pas; mais puisqu'il n’y en a point où Dieu ne soit présent, ne m'en parlez plus, je ne suis pas assez méchant pour l’offenser sous ses yeux.» (Cette pensée, Dieu me voit, nous soutiendra contre les attaques du démon, nous donnera la force de les surmonter, et nous encouragera à remplir nos devoirs avec fidélité.
Dieu gouverne toutes choses, il prend soin de toutes
illant.
notre mords 1elque ir été hes si | vain nt de ii opite de fusion 1elque rt de ntif à porter
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quelnimes, > soliccom-
ni de sants, ice de péché en sa père, refois Dieu onseil veut 2-lui :
mais at, ne pour > voit, nous ragera
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