‹ Nouveau traité des devoirs du chrétien envers Dieu [microforme] (volume 2)Chapitre 33 sur 111 · SAR · texte numérisé non relu

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les créatures, et ce soin s'appelle Providence. Rien n'arrive dans le monde sans son ordre OU sans sa permission. Le bien qui se fait arrive par son ordre; Dieu l’approuve ; il le veut, il le commande, il le récompense. Le mal n'arrive point par l’ordre de Dieu ; il le défend, il le punit; mais il ne l'empêche pas, parce qu'il ne veut point gêner notre liberté, et parce qu’il est assez puissant pour tirer ie bien du mal même. Ne pensons donc pas que D'eu abandonne ses créatures au hasard, après les avoir faites. Puisqu’il a daigné les créer, il n’est pas indigne de lui @e les gouverner.

Cette Providence ne veille pas seulement sur les royaumes ct les empires ; son attention s'étend à toutes les créacures. Il ne tombe pas un passereau sur la terre sans l’ordre de votre Père céleste : tous les cheveux de votre tête sont comptés, dit Notre-Seigneur lui-même. C'est cette Providence qui, tous les ans, couvre la terre de moissons, fait croître les plantes, charge les arbres de fruits, et veille sur tous les besoins de ses créatures avec un soin tout à fait paternel. (est elle qui nourrit les oiseaux du ciel, les poissons de la mer et les animaux qui sont sur la terre.

Ne nous imaginons pas cependant que cette attention, que ce soin coûte à Dieu, et que son repos inaltérable puisse en être troublé. Tout est également aisé à ane puissance et une sagesse infinies. Si un roi ne s'occupe que des grandes affaires sans descendre dans le détail des petites choses qui se passent dans son royaume, c'est qu’un roi, n'ayant qu'une intelligence bornée, ne pourrait s'appliquer aux petites choses sans s'exposer à négliger les grandes; mais la sagesse de Dieu étant infinie, embrasse tout sans peine et sans efforts.

De ce principe : I] y à nne Providence, naissent deux devoirs pour l’homme.

Le premier sst de se soumettre sans réserve à la conduite Ae cette Providence: nous devons l’adorer dans les maux comme dans les biens qui nous arrivent, dans l’adversité comme dans la prospérité, dans la maladie et dans les souffrances comme dans la santé et dans la joie. Nous devons dire alors: Dieu

de le veut, et il ne le veut que pour mon bien; que

son saint nom soit béni! S'il permet quelquefois que”

l’homme de bien soit dans la misère, tandis que l’intpie est dans l’abondance, c’est qu’il veut éprouver sa vertu pour la récompenser magnifiquement dans l’autre vie; c’est qu’il sait que cette aflliction passagère est un moyen pour assurer son salut éternel.

Le second devoir est de se confier en la Providence, et d'attendre sans inquiétude de la bonté de Dieu tout ce qui nous est nécessaire pour cette vie et pour l'autre. «Considérez les oiseaux du ciel, dit Notre- Seigneur, ils ne sèment ni ne moissonnent; c’est Dieu

ui les nourrit: combien ne valez-vous pas mieux

qu'eux! Voyez les lis des campagnes, ils ne travaillent ni ne filent; cependant le roi Salomon, dans toute sa gloire, n’était pas vêtu comme l’un d'eux. Si Dieu a soin de vêtir ainsi l'herbe des champs, combien prendra-t-il plus soin de vous, qui êtes ses enfants» Ce serait l’outrager que de s'inquiéter et de manquer de confiance en sa bonté paternelle. Adorons he sa providence en tout ce qui nous arrive; notre sort ne pourrait être en meilleures mains; jamais un si bon Père n’abandonnera des enfants qui se confient en sa paternelle providence.

Hisrorres. — Nous lisons dans l'Ancien Testament que la jeune Susanne fut sollicitée au crime par deux infâmes vieillards. Cette sainte femme rougit de leur proposition, et, levant les yeux au ciel, elle leur dit: «Je me vois dans l'embarras de «toutes parts: si je consens à votre honteuse passion, je « n’échapperai pas à la main de Dieu, qui me voit; il est mon « juge, il me fera rendre compte d’une action aussi criminelle. « Si, au contraire, je ne consens pas : -:tre désir, je n’échappe- «rai pas à votre ressentiment, et je vois que vous me ferez « bientôt mourir. Mais je crains Dieu, et j'aime mieux souffrir «tous les supplices et tomber en vos mains cruelles que « d’offenser mon Dieu en sa présence, et de tomber entre les « mains de sa justice.» Elle fut sur le point d’être mise à mort par suite des calomnies que firent contre elle ces deux criminels vieillards ; mais Dieu sut défendre l'innocence de sa servante, et ces deux infâmes calomniateurs subirent la peine à laquelle ils avaient fait condamner celle qu’ils n'avaient pu entraîner au crime.

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La fermeté de Susanne fut un effet du souvenir de la pré: sence de Dieu, qu’elle conservait dans son esprit.

— Des flatteurs louaient la puissance de Canut, roi d’Angleterre. Que fait ce sage prince? Il s’assied sur le bord de la mer (c'était au moment du flux), et ordonne à l’élément fougueux de le respecter. On pense bien qu’ii ne fut pas obéi. Se tournant alors vers ses courtisans: « Voyez, dit-il, quelle est ma puissance !»

MérauLiT, Enseignement de la Religion, t. I.

— Quelque afliction qui m'arrive, disait David, je n’ai pas même la pensée d’en former la moindre plainte: je n’ai de voix que pour bénir Dieu et chanter ses louanges, sachant que tout vient de lui comme source de tout bien. «Si je suis poursuivi et persécuté par Saül, c'est Dieu qui l'a voulu. Si Je suis chassé de mon palais et de ma capitale par Absalon, mon propre fils, c'est Dieu qui l'a voulu.»

— M. de Chantal, ayant été blessé mortellement à la chasse, ar l’imprudence d’un ami, fut lui-même son consolateur, en ui disant: « Mon ami, le trait était parti d'en haut avant de

partir de ta main.»

Vie de sainte Françoise de Chantal.

— Madame de Sévigné, en parlant de Turenne, dit que «le canon qui tua ce grand homme était chargé de toute éternité.» Cette pensée est aussi vraie qu'énergiquement rendue.

Lettres de madame de Sévigné.

EXERCICES. — 1. Pouvons-nous connaître Dieu parfaitement ? —2. Comment pouvons-nous connaître Dieu au moins imparfaitement ?—3. Pourquoi dit-on que Dieu est esprit ?—4, Pourquoi éternel, tout-puissant, indépendant ?—65. Qu’'entendez-vous par l’immutabilité de Dieu ?—6. Expliquez ces paroles: Dieu esl infini.—7. Quelle conséquence pratique tire-t-on de l’immensité de Dieu ?—8, Quelle idée devons-nous avoir de la pro-

vidence de Dieu ?—9, Quels deux grands devoirs nous prescrit la providence de Dieu ?

ARTICLE V

Je crois en Dieu, etc. etc.

Mystère de la sainte Trinité.

Bien que Dieu soit un quant à la nature

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: k : ET moins en Dieu trois personnes, le Père, le Fils, et le

Saint-Esprit; et c'est ce qu'on appelle le Mysière de la très-sainte Trinité.

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C'est Dieu lui-même qui a révélé ce Mystère d'uné l manière sensible dans 4 baptême de Jésus-Christ, 1 lorsqu'on entendit la voix du Père qui le reconnut publiquement pour son ils bien-aimé, et que l’on vit descendre le Saint-Esprit sur lui en forme de colombe. Jésus-Christ l’a aussi déclaré manifestement, quand il a ordonné * ses Apôtres de baptiser toutes les nations au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, montrant

ar là que ces trois personnes sont un seul et même : Dieu : ce qui est confirmé par ces paroles de saint Jean : À «Il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, le Verbe, et le Saint-Esprit; et ces trois ne sont qu’une même chose.» : :

Ce mystère est le grand objet de votre foi, et il n'y en a point dont notre religion nous rappelle aussi souvent le | souvenir. Toutes nos prières commencent et finissent par l'invocation de la,sainte Trinité. Le signe de la Croix,

ui revient si souvent dans les cérémonies de l’Eglise et Anis les actions particulières des Chrétiens. se fait au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

Mais s’il ne faut point diviser la nature divine, qui est une, il ne faut pas non plus confondre les personnes, qui sont distinguées l’une de l’autre. Le Fils est le même Dieu que le Père, mais il n’est pas la même personne; le Saint-Esprit est le même Dieu que le Père et le Fils, mais il n’est pas non plus la même personne, $ Ces trois personnes ne sont pas trois Dieux, mais un seul Dieu, parce qu’elles n’ont qu’une seule et même divinité, qu’une seule et même nature; d’où il suit que à ces trois personnes sont égales en toutes choses, et que 4 l’une n’est pas plus grande, ni plus puissante, ni plus ï ancienne que les deux autres, puisqu'elles ont toutes 1 trois la même grandeur, la même puissance, la même ( éternité. F

Ce mystère, c’est-à-dire cette vérité incompréhensible, ést au-dessus de notre raison ; mais elle n’est pas contraire à la raison; nous ne disons pas: Trois Dieux ne font 1 qu’ün seul Dieu, mais trois personnes ne font qu’un seul À Dieu. Ii ne faut pas non pius se figurer trois personnes y en corps et en âme comme nous; les trois personnes en | Dieu sont purement spirituelles. | a

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La première personne de cet adorable mystère est le Père; la seconde personne est le Fils, qui est engendré du Père de toute éternité; et la troisième est le Saint- Esprit, qui procède du Père et du Fils.

Voità ce qu’il a plu à Dieu de nous faire connaître du Mystère de la sainte Trinité, mystère sublime auquel l’esprit humain ne' peut atteindre; mais Dicu, qui est la vérité même, et qui ne peut ni se tromper, ni nous tromper, nous l’a révélé : nous devons done le croire sur l’autorité infaillible de sa parole.

Rien n’est plus raisonnable que de soumettre sa raison à l'autorité de Dieu. Ce n’est pas seulement quand il s’agit de Dieu que notre raisci est en défaut; dans les choses naturelles mêmes, combien n'y en a-til pas que nous ne pouvons comprendre, et qui n’en sont pas moins certaines et indubitables !

Pouvons-nous concevoir comment un grain de bié jeté en terre peut en produire une multitude d’antres ? comment d’un tronc aride il peut sortir des feuilles et des fleurs variées à l'infini, des fruits d’un goût exquis, et mille autres phénomènes que la nature nous offre chaque jour ? dan un habile astronome parle à ses élèves de l’immensité des cieux, du nombre des astres, de leur grandeur, de leur distance et de la rapidité de leur mouvement; quand il leur dit, par exemple, que le soleil est quatorze cent mille fois plus gros que la terre, et qu'il en est éloigné de trente-quatre millions de lieues, ils ne le comprennent pas; mais, pensant qu'ils ne sont encore que des enfants, ils croient sur la parole d’un homme en qui ils ont confiance. Quand il s’agit de la nature de Dieu, tous les hommes ne sont que comme des enfants. Ils parviendront un jour à la plénitude de l’âge parfait: alors les ténèbres se dissiperont, et ils verront clairement ce qu’ils ne peuvent maintenant ni pénétrer ni comprendre. Vouloir en cette vie sonder ce mystère, c’est une témérité, dit saint Augustin; le croire par la lumière de la foi, c’est le fruit de la piété; le contempler dans l’autre vie, c’est la souveraine félicité. |

Une image de la Trinité reluit magnifiquement dans notre Ame: semblable au Père, elle a l'être; semblable

au Fils, elle a l'intelligence ; semblable au Saint-Esprit, elle a l'amour. Semblable au Père, au Fils, et au Saint- Esprit, elle a dans son être, dans son intelligence, dans son amour, une même félicité et une même vie. Or ces trois choses, l'être, l'intelligence et la volonté, ne font qu’une seule substance, une seule âme, comme le Père, le Fils, et le Saint-Esprit ne font qu’un seul et même Dieu. Et, pour compléter la ressemblance, l'intelligence naït de l’être comme le Fils est engendré du Père; l’amour procède de l'être et de l'intelligence comme le Saint-Esprit procède du Père et du Fils.

Hisroire. — Deux aveugles de naissance discouraient ensemble: l’un d’eux était ignorant et impie, mais l’autre était instruit et pieux.—L'AVEUGLE IMPIE. Je voudrais bien savoir de quoi Dieu s’occupait pendant l'éternité, avant d'avoir créé le monde.—Le PIEUX AVEUGLE. Et que s’ensuit-il de ce que je chercherais inutilement de sävoir à quoi vous vous occupiez avant que je vous eusse connu? Dieu s’occupait de lui-même, et il pensait à creuser un enfer pour ceux qui ne croiraient pas en lui ou qui refuseraient de le servir.—-L'AVEUGLE IMPIE. Comment peut-il y avoir trois personnes en Dieu, dont chacune est Dieu, quoiqu’elles ne soient qu'un seul Dieu? Cela me surpasse: folie de croire ce qu’on ne comprend pas!—L1e PIEUX AVEUGLE. Je crois fermement qu’il n'y a qu’un seul Dieu en trois personnes réellement distinctes, qui sont Dieu, et en cela je n'agis Ne en insensé, mais en homme sage. — L'AVEUGLE IMPIE. Montrez-moi cela, et je vous fais présent de mon bâton, qui est très-solide, et qu'on m’a dit être fort beau.—Le PIEUX AVEUGLE. Comment savez-vous que votre bâton est beau? Un aveugie comprend-il ce que c’est que la beauté? Nous autres aveugles, nous ne comprenons rien à ce qu’on appelle couleurs. Qui pourrait nous faire comprendre ce que c’est, et quelle différence il y a entre le rouge et le jaune, le vert et le bleu? Est-ce que nous devons nier qu’il y a des couleurs, et qu’il y a une différezce entre les couleurs, jusqu’à ce qu’on nous ait fait compre’vire ce que c’est?—L'AVEUGLE sMPIE. Non, parce que nous avons tant de raisonsde le croire! tous les hommes qui ne sont pas aveugles le disent. —Lx PIEUX AVEUGLE. Ce sont des hommes qui nous disent qu’il y a des couleurs, et nous les croyons. C’est un Dieu qui a révélé les mystères, et nous ne le croirions pas! N’avons-nous pas beaucoup plus de raisons de croire à l’existence de la sainte Trinité et autres mystères qu’à l'existence des couleurs? La Religion chrétienne, qui enseigne les mystères, est démontrée

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divine, faites-vous-en instruire. Croyons et vivons mort chrétiennement; nous irons au ciel.

serons, nous cesserons d'être aveugles, face À face et tel qu’il est.

jusqu’à la Dès que nous y Nous y verrons Dieu

EXERCICES. — 1, En quoi consiste le mystè nité?—2, Par qui et en quelles circonstance le mystère de la très-sainte Trinité ?

considérer ce mystère ? —4, Quand

re de la sainte Tri- S nous a été révélé —3. Comment devons-nous rappelons-nous le souvenir nous savoir du mys- Sonnable de croire ce Comprendre ?—7, Ne rès-sainte Trinité ?

«de ce dogme fondamental ?—65, Que devonstère de la très-sainte Trinité ?—6. Est-il rai mystère, quoique nous ne puissions pas le trouvons-nous pas en nous l'image de la t

ARTICLE VI

Je crois en Dieu le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre,

De la Création.

Le monde que nous preuve de sa nouveauté est sensible F ractères manifestes. En remontant minée, d’après les Li monde, on voit que to les peuples, les histoire ne nou

| Sciences,

nul fait, nulle

ait auparavant.

tion du monde

il est aussi, comme

le plus authentique et le

r mot de ce livre est que

le ciel et la terre, c’est-}choses. Dieu existait par existait que lui. Au moment qu’il a voulu, le ciel et la terre Sont sortis du néant; il les n créés par sa seule parole et par sa pure volonté. Dieu a parlé, dit l’Ecriture, et tout a été fait; à a commandé, et l'univers a été créé. La voix de Dieu, c’est sa volonté toute-puissante.

'ansportons-nous en esprit an moment de ja naissance du monde; de quel étonnement n’aurions-nous

pas été frappés, en Voyant à chaque parole du Tont:

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Puissant paraître une foule de créatures si belles et si parfaites ?

Dieu employa six jours à ce grand ouvrage : il aurait pu le faire en un instant, mais il a bien voulu nous apprendre qu’il est souverainement libre, et qu’il agit sans contrainte et comme il }xi plaît.

Le premier jour Dieu créa le ciel, la terre et les eaux. Il dit ensuite: « Que la lumière soit, et la lumière fut.» Parole simple, mais pleine de majesté et de pouvoir.

Le second jour il créa le firmament, c’est-à-dire cette voûte immense que nous appelons le ciel. « Que le firmament soit fait, dit le Seigneur, et le firmament fut.» Le firmament était alors sans éclat; le soleil et les astres, qui le rendent maintenant si brillant, n'étaient pas encore: c'était comme un pavillon immense, mais sans ornements.

Le troisième jour Dieu rassembla en un seul lieu les eaux qui étaient répandues partout, et commanda à, la terre de produire les plantes et les arbres. A sou ordre, une surface aride et stérile devint tout d’ur coup un paysage parsemé de riantes prairies, de riches vallons, de collines et de montagnes couronnées de forêts, semé de fleurs et de fruits de toute espèce; et ce qui est plus merveilleux encore, c'est que chaque plante reçut en même temps la vertu de se reproduire par la graine qu’elle renferme.

Le quatrième jour Dieu créa le soleil, la lune, et orna le firmament de cette multitude d'étoiles qui frappent nos regards et étonnent notre imagination.

Le cinquième jour Dieu créa les poissons et les OIsCaUX ; j il dit: « Que les eaux produisent des animaux vivants qui nagent dans l’eau, et des oiseaux qui volent dans Le airs ;» et cette parole remplit la mer d'habitants, et ;eupla l'air d’un nombre infini d'oiseaux.

Le sixième jour Dieu créa les animaux : « Que la terre produise des animaux vivants, chacun selon son espèce.» (C’est ainsi que furent créés les innombrables animaux qui habitent la terre, depuis le ciron jusqu'à r énorme éléphant, depuis l'abeille de nos jardins jusqu’à l'aigle des montagnes, depuis le plus petit vermis-

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seau jusqu'aux monstrueux serpents qui épouvantent les déserts, enfin depuis l’imperceptible animalcule jusqu’à

. ces montagnes animées qui agitent les mers. Quelle ad-

mirable variété dans leur figure et dans leurs inclinations! 1] donna aux uns la force, aux autres l’industrie, à tous les qualités nécessaires pour remplir leur destination. Enfin, toutes les autres créatures étant formées, Dieu voulut leur donner un maître, et créa le premier des hommes, qu’il nomma Adam.

Hisrorre. — On ne peut rien voir de plus ridicule que les systèmes des anciens philosophes sur l'origine du monde. uns ont cru le SA éternel; d’autres ont attribué sa formation au hasard. Démocrite, qui se retira dans des tombeaux afin de n’être point troublé dans ses méditations par les conversations des vivants, attribuait à la rencontre fortuite des atômes la création du monde, et même la liberté de l’homme. Ce système, qui fut aussi celui d’Æpicure et de Lucrèce, fait honte à l'esprit humain. Suivant Thalès, l'origine de toutes choses est due à l’eau; suivant Anaximène, c’est à l'air; et suivant Héraclile, c’est au feu.

Un philosuphe a prétendu que l’homme était n6 de l’écume de la mer échauffée par les rayons du soleil, et un autre qu’il venait de l’huître: l’huître, en se perfectionnant, est devenue un poisson, le poisson est devenu un amphibie, l'amphibie est devenu un quadrupède, le quadrupède est devenu un singe, et le singe, en se perfectionnant, est devenu un homme.

De quels délires l'homme n’est-il done pas capable, quand il n’a d’autres lumières que celtes de sa raison, et qu’il n’est pas éclairé et guidé par la foi!

EXEROICES. — 1. De quoi traite le premier article du Symbole?—2, Le monde est-il bien ancien ?—8, Dans quels livres apprend-on l’origine du monde?—4, Ces livres sont-ils dignes de foi(1)?—5. Dicu avait-il besoin d'employer six jours à créer le monde ?—6. Que créa Dieu le premier, le deuxième, le troisième, le quatrième, le cinquième, le sixième jour ?—7. Corament Dieu couronna-t-il la création de l’univers ?

(1) Voir ie chapitre de la Révélation, p. 9 et suiv:

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