‹ Nouveau traité des devoirs du chrétien envers Dieu [microforme] (volume 2)Chapitre 47 sur 111 · DE L'ÉGLISE · texte numérisé non relu

DE L'ÉGLISE

Je crois la sainte Eglise catholique.

ARTICLE PREMIER

Etablissement de ? Eglise.

Il ÿ a toujours eu une Eglise, mê cement du monde, c’est-à-dire venue de Notre-Seigneur, il ya faisant profession de croire en Di le servir, attendaient le Messie, et espéraient le salut par ses mérites, selon l’oracle des Prophètes. Cependant les adorateurs du vrai Dieu ne formèrent pas toujours une société unie par les liens extérieurs et visibles : avant JG us-Christ, les Juifs seuls, en qualité de peuple choisi, avaieut une loi ct des exercices com- : muns. Mais Jésus-Christ, venant en ce monde pour sauver tous les hommes, leur a donné de nouveaux moyens de salut; il à voulu les réunir et n'en faire qu’un seul corps, leur donnant à tous une loi nouvelle, qui est la

01 de grâce.

Les Apôtres ayant reçu le la maison où ils s'étaient tenus renfermés, et annoncèrent la résurrection de Jésus-Christ au milieu de la ville de Jérusalem. Trois mille Juifs se convertirent à la première prédication de saint Pierre, et cinq mille à la scconde. Le nombre des Fidèles augmenta tous les jours, et ces hommes, régénérés par le Baptême et renouvelés par le Saint-Esprit, donnèrent au monde le spectacle de la vertu la plus pure et la plus parfaite. Les À pôtres préchèrent ensuite la parole de Dieu avec le même succès dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie; de là ils passèrent dans la Syrie et dans les

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ovinces de l’Asie Mineure, dans la Macédoine, dans a Grèce et presque par tout le monde, annonçant l'Evangile, c’est-à-dire la bonne nouvelle de la rédemption des hommes par Jésus-Christ. |

Cependant les J'uifs résistaient opiniâtrément à l’Evanile, et persécutaient avec fureur les disciples de Jésus-

brist. D'un autre côté, les païens s’opposèrent de toutes leurs forces à son établissement. Tout ce qu’il y avait de grand et de puissant parmi eux se déclara d’abord ennemi de cette religion; mais, malgré la fureur des Juifs, l'opposition des grands et la corruption générale des peuples, attachés depuis longtemps à une religion toute sensuelle, les Apôtres établirent l'Eglise de Jésus- Christ dans toutes les contrées de l’univers. Ceux qu'ils choisirent pour leur succéder dans le ministère apostolique imitèrent leur zèle, et transmirent pareillement à leurs Isuccesseurs le dépôt de la foi, qui est ainsi parvenu d’âge en fige, dans toute sa pureté, jusqu’à nous.

Pour se former une idée de ce que l'établissement du Christianisme a eu de prodigieux, il faut se représenter douze hommes de la plus basse classe du peuple, sans bien, sans sciences, sans appui, à qui leur maître ne promet dans ce monde que des persécutions, des tourments et la mort: voilà ce qu’étaient les Apôtres. Peut-on s'imaginer que douze hommes de ce caractère, s'ils n’eussent été animés de l’esprit de Dieu, eussent osé entreprendre de changer la face de l’univers, de convertir tous les peuples, Grecs et Romains, Juifs et pu et cela en leur proposant à tous les mystères es plus incompréhensibles et la morale la plus sévère ?

Cependant ces douze hommes, ainsi dénués de tout secours humain, n'ayant d’autres armes que la croix, d'autres moyens que la parole, ni d’autre défense qu'une patience à toute épreuve, n’ont pas seulement osé former un dessein si extraordinaire, mais ils l'ont exécuté ; ils ont prêché une doctrine qui captive l'esprit et qui gêne le cœur ; ils l’ont prêchée au milieu de l’empire romain, dans les plus grandes villes, dans les villes les plus riches, les plus savantes, les plus voluptueuses: à Antioche, à Alexandrie, à Ephèse, à Co

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| — 08 — rinthe, à Athènes, à Rome enfin.

contre cette nouvelle doctri pour étouffer le Christianisme dans son berceau et pour en arrêter les progrès: pertes de biens, exils, prisons, supplices; ot cependant le Christianisme s’est établi partout par la seule voie de la persuasion, malgré tout ce qu'ont pu lui opposer les puissances, 1a sagesse humaine, les passions, l'intérêt, la politique et la violence la plus outrée.

Quitter une religion qui ordonne des pratiques pénibles, qui proscrit tous les vices, pour en embrasser une favorable aux sens, et qui permet de donner un libre Cours aux passions, c'est une chose facile à comprendre ; mais abandonner une religion favorable aux passions pour embrasser la Croix et la pénitence, s’exposer même à la perte de ses biens et de sa vie, c’est ce que la persuasion seule peut opérer, et c'est ce qui est arrivé dans l'établissement du Christianisme. Tout cela considéré, peut-on s'empêcher de dire: Le doigt de Dieu est là ? Car enfin, ou les Apôtres ont fait des miraclos pour convaincre les peuples de la vérité de ce qu'ils leur annonçaient, ou ils les ont convaincus sans miracles ; s'ils ont fait des miracles, c'était donc Dieu lui-même qui présidait à cette œuvre ; s'ils avaient persuadé le monde sans miracles, la preuve n’en serait que plus forte. Il n’y a qe vertu divine qui ait pu opérer cette pe:vuasion ans tous les esprits,-malpré tous les obstacles qui S'y opposaient. La conversion du monde opérée sans miracles serait elle-même le plus grand des miracles.

Tout s’est soulevé ne, tout a été mis en œuvre

Hisrorte. — Saint Simplicien, q saint Ambroise, eut la même Wud nous allons parler,

Victorin, très-célèbre orateur, torique à Rome; il avait passé ibéraux, et s’y était rendu très-habile :

ui avait servi de père à resse pour Victorin, dont

; enfin il avait exercé sa profession avec tant de succès ot d'éclat, qu’il avait mérité et obtenu Un6 statue, qui lui fut dressée dans la place publique de Rome, ce qui passait pour un des plas grands honneurs où un homme

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pût parvenir. Il était cependant encore paien et adorateur des idoles; et non-seulement il les avait adorées lui-même, mais encore il avait employé son éloquence à engager les autres à les adorer.

Quelle grâce ne faliait-il pas pour toucher et convertir ce cœur! Voici le moyen dont Dieu se servit. Victorin lisait les saintes Ecritures, et ce fut après s'être appliqué avec soin à cette lecture et à celle des autres livres de la religion chrétienne qu’il dit en particulier à saint Simplicien: « Je vous spprends une nouvelle qui vous intéressera: c'est que je suis chrétien.—Je n’en crois rien, dit saint Simplicien, et je ne vous croirai chrétien que lorsque je vous vertai dans l’église où se tiennent les assemblées des Fidèles.—Eh quoi! lui dit Victorin, est-ce par une enceirte de murailles que l’on est chrétien #» Toutes les fois qu’il protestait qu’il était chrétien, Simplicien lui disait la même chose, et Victorin s’en retirait toujours par le même trait de raillerie.

Co qui le retenait, c’est qu'il craignait d’irriter ses amis idolâtres, dont il croyait que la haine l’écraserait si elle vepait à tomber sur lui. Mais enfin le courage e, la générosité lui étant venus à force de lire et d'ouvrir son cœur à ce qu’il lisait, il comprit que ce serait un crime énorme de rougir des mystères de Jésus-Christ, et de ne pas rougir des superstitions paiennes et sacriléges. Un jour done qu’il se sentit plus déterminé, il vint tout d’un coup dire à Simplicien, dans le temps que ce saint homme s’y attendait le moins: « Allons à l'église, je suis résolu non-seulement d'être, mais de paraitre chrétien.» Simplicien, transporté de joie, l'y mêna sur-lechamp, et le fit inscrire sur le catalogue de ceux qui demandaient le Baptême. Toute la ville de Rome fut dans l’étonnement et l'admiration; la joie s'en répandit dans toute l'Eglise à cause de la célébrité et de la réputation de ce grand homme.

Enfin arriva l’heureux jour destiné à la profession de foi

u’on faisait avant le Baptême. La coutume de l’Eglise de Lomte était de la faire en des termes qu’on apprenait par cœur, et qu’on prononçait à haute voix en présence de tous les Fidèles. Les prêtres, par déférence, offrirent Victorin de lalui faire prononcer en particulier, ce qu’on n’accordait d'ordinaire qu'aux personnes timides: mais Victorin vouiut professer hautement, ét en présence de tout le peuple, la doctrine céleste qui devait le conduire au salut, Dès qu’il parut à la tribune où il était monté, un soudain transport de joie fit retentir son nom dans la bouche de tout le monde; et quoique chacun modérât sa joie par respect pour la sainteté de Paction et du lieu, un se cret murmure faisait entendre de toutes parts ces paroles: C'est Pictorin! s'est Victorin! Teut le monde se tut bientôt

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ur l’entendre, et lui, plein d’une sainte hardiesse, prononça À haute et distincte voix les vérités qui sont l’objet de notre foi. 11 n’y eut personne dans l’assemblée qui n’eût souhaité l'enlever et le mettre dans son cœur; chacun l’y mettait en sffet par la joie qu’on avait de le voir chrétien. Cette conversion éclatante eut de grandes suites, et quand saint Augustin Peut entendu racouter à Simplicien, il avoua qu’il s'était senti touché d’un grand désir de suivre l'exemple de Victorin; ce qu’il exécuta ensuite entre les mains de saint Ambroise, à qui saint Simplicier avait servi de père lors de son baptême. (Tire des Confessions de saint Augustin, liv. VIII.)

Apprenons, 1° à ne pas différer de répondre à la grâce quand elle nous appelle, de peur qu’elle ne se retire de nous :

2° A réparer par quelque acte héroïque les infidélités et les résistances opposées à la grâce ;

3° A lui être d'autant plus fidèles, que nous lui aurons résisté plus longtemps.

EXERCICES. — ], Y a-t-il eu une Eglise avant Jésus-Christ ? —2. Quels furent les résultats des premières prédications des Apôtres ?—3, Quels obstacles rencontra la prédication de l’Evangile?—4. Donnez une idée de ce qu'a Ge prodigieux l’établissement du Christianisme.—5, Le Christianisme s'est-il établi par

des moyens humains ?—6, Leg obstacles qui s’opposaient à cet établissement étaient-ils bien forts ?

ARTICLE II

Suite de l'étab'issement de l Eglise chrétienne. Constance des Martyrs.

La persécution contre l'Eglise de Jésus-Christ ne finit pas âvec la vie des Apôtres ; toutes les puissances continuèrent pendant trois cents ans à lui faire la guerre. On compte, pendant cet intervalle de temps, dix persé. cutions suscitées par les édits des empereurs romains, durant lesquelles plusieurs millions de Chrétiens de toute coudition, de tout sexe et de tout âge, souffrirent les tourments et la mort pour rendre témoignage à Jésus-Christ. On inventa, pour les tourmenter, les supplices les plus effrayants: on les étendait sur nn chevalet avec des cordes attachées aux pieds et aux mains ; on les suspendait par les mains, après leur avuir attaché des poids aux pieds, et en cet état on les battait de

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rerges ou de fousts garnis de pointes de fer jusqu’à déeouvrir les côtes et les entrailles. Quand ils n’expiraient pas dans ces tourments, on jetait du sel et du vinaigre sur leurs plaies, afin de les rendre plus sensibles ; d’autres fois on les rouvrait lorsqu'elles commençaient à ee fermer. Les prisons devenaient pour les Chrétiens une nouvelle sorte de supplice: les plus infectes leur étaient réservées ; on les y jetait tout nus et tout déchirés de coups, ayant les entraves aux pieds, et obligés de se coucher sur les verres cassés dont on avait la barbarie de parsemer les cachots dans lesqueis on les enfermait. Quelquefois on les laissait mourir de faim, et si on les nourrissait, c'était afin de les pouvoir tourmenter de nouveau. On défendait ordinairement de les laisser parler à personne, parce qu'on savait qu’en cet état ils convertissaient beaucoup d’infidèles, même les geôliers et les soldats qui les gardaient. Le supplice qui terminait toutes ces tortures était d’avoir la tête tranchée, d’être brûlé vif, d'être précipité dans la mer du haut des rochers, ou d’être dévoré par les bêtes. Les Martyrs demeuraient cependant fermes et inébranlables au milieu des plus longues et des plus vives douleurs; les tourments mêmes paraissaient augmenter leur courage.

Ce n'étaient pas seulement des hommes qui mon- ‘traient une constance si admirable, c’étaient des femmes délicates, de jeunes enfants: iant était puissante la grâce de Jésus-Christ, qui les fortifiait intérieurement.

L'histoire ecclésiastique rapporte des exemples de courage qui sont non-seulement au-dessus des forces humaines, mais encore au-dessus de toute admiration. On ne peut lire sans étonnement ce qu'ont souffert les Martyrs de Lyon et de Vienne, sous l’empereur Merc- Aurèle; ce que rapporte l'historien Eusèbe des Martyrs de la Palestine, et Sozomène des Martyrs de Perse; ce qu’on trouve dans les actes originaux des Martyrs d'Afrique, ete. Tous ces généreux athlètes ont souffert avec une patience invincible des tourments dont le récit seui fait frémir: quelques-uns même les soufraient avec joie, ils allaient d'eux-mêmes au supplice, ils eraignaient qu’on les épargnât. Saint Laurent, étendu

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sur un brasier allumé, disait à ses bourreaux de tourner son corps de l’autre côté, parce que le feu n'avait plus de prise sur celui qui était déjà brûlé. Quel langage au milieu des douleurs les plus cuisantes? D'où venait à ces héros du Christianisme ce courage invincible qui leur faisait braver les tourments et la mort ? Qui est-ce qui leur donnait cette force supérieure à tout ce que la cruauté des tyrans pouvait inventer ? Il faliait ans doute qu’une vertu divine soutînt leur faiblesse naturelle. La religion que les Martyrs ont cimentée de leur sang, est donc une religion divine. Jamais elle n'aurait pu subsister, si une main toute-puissante ne l’eût soutenue contre des attaques si violentes et si multipliéer ; mais Dieu la fit triompher de la fureur de ses ennemis; tous

leurs efforts, qui auraient dû causer sa ruine, n’ont servi : qu'à l’affermir: plus les persécutions étaient cruelles.

plus la foi faisait de progrès; le sang des Martyrs était

comme une semence féconde qui ot de nouveaux

Chrétiens, et le monde entier, après avoir persécuté aven

fureur les disciples de Jésus-Christ, a été obligé de

s'écrier: « Qu’il est grand, le Dieu des Chrétiensi» et |

a embrassé la foi des Martyrs!

Hisrorre. — L'empereur Valens, qui était arien, fit défendre, sous peine de mort, aux Catholiques de la ville d’Edesse, où il était alors, de faire publiquement aucun exercice de leur religion. Les Catholiques, loin de cesser, continuèrent leurs assemblées dans le lieu destiné à cette fin. L'empereur en fut informé ; il commanda au préfet de se rendre le lendemain au lieu de l’assemblée avec un grand nombre de soldats, et de faire mettre aussitôt À mort tous ceux qui y seraient. Le préfet, qui n’etait pas cruel, frémit ; il fit savoir secrètement aux Catholiques l’ordre qu’il avait reçu, et qu’il ne pourrait s’em pêcher de mettre à exécution. Cet avertissement, loin de les détourner, les porta tous à y aller dès le matin. Ils se réjouissaient de l’occasion favorable qu’ils auraient de donner leur vie pour la foi en la divinité de Jésus-Christ. Le préfet se mit en chemin escorté de soldats. Il rencontre dans une des ruos qui conduisaient à l’endroit où les Chrétiens s’assemblaient, une jeune femme qui traînait son petit enfant par la main ; il sui adressa la parole. « Où allez-vous si vite? jui dit-il.Je vais, lui répondit-elle, où vont les autres Catholiques.—An rêtez-vous, lui réplique le préfet: ignorez-vous donc que l’em-

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eur a commandé de mettre à mort tous ceux qui seraient

l'assemblée ?—Je le sais, lui dit-elle, et c’est pour cela que cal je me hâte d'arriver avec mon enfant, l’unique que Dieu m’s sal

onné, afin d’avoir, lui et moi, le bonheur 4 mourir pour la inY foi de Jésus-Christ.» Le préfet, admirant sa constance, s’en retournn. Arrivé vers l’empereur, il lui rapporta ce qu’il u avait fait, et ce que lui avait dit cette femme. Valens, tout elle confus, et ne pouvant s'empêcher d'admirer lui-même le ani courage des Catholiques, ne différa pas de quitter cette ville, : et la paix fut rendue aux disciples du Sauveur. De

Histoire ecclésiastique.

Exercices. — 1. Les persécutions suscitées à l’Eglise finirent-

elles à la mort des Apôtres ?—2. Combien de temps durèrent ces pre persécutions, et quel en fut le nombre ?—38. Quels tourments les de, Chrétiens eurent-ils à subir alors ?—4. Quelle était la conduite fidè des Martyrs au milieu des plus cruelles tortures ?—5. Les régi hommes seuls faisaient-ils éclater une admirable constance ?— 6. Où les Martyrs puisaient-ils leur force ?—7. Que prouvent la | étée constance et la fermeté des Martyrs par rapport à notre sainte bea religion ? ge « rt ARTICLE IIl. > a d Caractères de l’ Eglise. fond L'Eglise est la société des fidèles jéunis en un seul et Le 6 même corps, gouvernés par les pasteurs légitimes, dont suce Jésus-Chnist est le chef invisible, et le Pape, successeur men de saint Pierre, le chef visible. Mais comme plusieurs an ] sociétés prennent et usurpeat le nom d’Eglise, il est évêq nécessaire de faire connaître les marques qui distinguent L la vraie Eglise de celles qui n’en ont que le nom. les r Il y a quatre marques infaillibles qui font connaître la D vrir vraie Eglise : savoir, son unité, sa sainteté, sa catholicité mêm et son apostolicité. mêm le L'Eglise est une, parce qu'il n’y a qu’une seule l’aut. Eglise dans le sein de laquelle on puisse être sauvé, et Or parce que tous les membres qui la composent profossent M que une même foi, participent aux mêmes Sacrements, sont ai

animés d’un même esprit, s’entr'aiment d’une même charité, ssnirent à une même fin, et obéissent aux mêmes

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pasteurs.

2 L'Eglise est sainte, parce que sa dostrine est

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sainte, que ses Sacrements sont sainte, qu’il n’y a de saints que dans sa société, et que Jésus-Christ, son chef invisible, est l’auteur de toute sainteté.

8. L'Eglise est catholique ou universelle, c'est-à-dire u’elle n’est bornée ni par les temps ni par les lieux ; elle embrasse tous les temps, car l’Eglise a toujours subsisté sans aucune interruption, et elle subsistera jusqu’à la consommation des siècles, selon la promesse de son divin Auteur, Au contraire, les autres sociétés pont toutes, pour ainsi dire, sur le front, le caractère e leur nouveauté; on connaît la date de leur paissance, preuve certaine qu’elles ne sont pas la véritable Eglise de Jésus-Christ. L'Eglise embrasse tous les lieux; les fidèles qui la composent sont répandus dans toutes les régions de la terre, au lieu que chacune des autres sociétés est renfermée dans un certain pays. L'Eglise est beaucoup plus étendue qu'aucune des autres socétés qui e disent chrétiennes; aussi est-elle en possession de pos partout le nom de catholique ; ses ennemis mêmes a désignent par ce nom.

4 L'Eglise est apostolique, c'est-à-dire qu’elle a été fondée par les Apôtres, et qu’elle a toujours été gouvernée par les successeurs des Apôtres. Les autres sociétés, en se séparant de la véritable Eglise, ont perdu c'tte succession. Chaque fidèle peut donc connaître aisément s'il est de la vraie Eglise en examinant s’il est uni an Pape par l'intermédiaire de son pasteur et de son évêque.

La véritable Eglise est visible et à la portée de tous les regards; il ne faut qu'ouvrir ler yeux pour la découvrir: On aperçoit partout une société qui professe une même foi, qui croit les mêmes mystères, qui reçoit les mêmes Sacrements, qui reconnaît l’origine divine de : l’autoriss de ses ministres.

On appelle aussi la vraie Eglise Eylise romaine, parce

que le Pape, successeur de saint Pierre et évêque de me, en est le chef visible.

Hiatorrs. — Saint Irénée, évêque de Lyon, qui avait été

disciple de saint Polycarpe, disait à Florin, qui semait des

dogmes erronés, contraires À ceux de l'Eglise catholique : ñ

est pas celle des évêques qui ont été avant ble entendre le bienheureux Polycarpe nous « raconter les entretiens qu’il avaiteus avec Jeun et les autres « qui avaient vu le Seigneur, et nous faire le récit de ce qu’ils u avaient appris de sa doctrine et de ses miracles. Je puis « assurer devant Dieu que gi ce saint évêque eût entendu la « doctrine que vous enseignez, il se serait bovché les oreilles, « et se serait écrié selon sa coutume : Bon Dieu! ne m'avezu vous réservé jusqu'à ce lemps que pour entendre de telles

«choses? Et à l'heure même il aurait pris la fuite.» LasAUussE.

« Votre doctrine n « vous. Il me sem

Exeroices. — 1. Qu'entend-on par l'Eglise ?—2. Combien y a-t-il de marques de la véritable Eglise, et pourquoi est-il nécessaire de les connaître 9—3, Qu'entendez-vous quand vous dites que l'Eglise est une, sainte, catholique, apostolique ?—4, La véritable Eglise est-elle facile à distinguer ?—B. Pourquoi l’appelle-t-on l'Eglise romaine?

ARTICLE IV

De l'autorité de l’Eylise.

Jésus-Christ 2 donné aux pasteurs de l'Eglise le pouvoir d’instruire et de gouverner les fidèles dans l’ordre du salut. « Allez, dit-il à ses Apôtres, instruisez les na- « tions, leur apprenant à observer toutes les choses que «je vous ai commandées, et voilà que je suis tous les « jours avec vous jusqu’à la consommation” des siècles.» En vertu de cette promesse, l'Eglise est infaillible dans son enseignement quant à la foi et quant aux MŒUTS, de

uelque manière qu’elle prononce, soit assemblée en concile, soit dispersée, ayant avec elle Jésus-Christ, la vérité même ; étant toujours éclairée et dirigée par s0n Esprit, qui est l'Esprit de vérité, jamais elle n’enseignera Verreur. Aussi l’apôtre saint Paul l’appeile-t-il la colonne et l'appui inébranlable de la vérité.

Ainsi le corps des pasteurs ne peut jamais se tromper dans ce qui intéresse la foi et les mœurs; les jugements qu’il prononce, goit pour proposer aux fidèles les vérités de la foi, soit pour condamner les erreurs qui la comdes jugements infaillibles auxqueis tout

battent, sont fidèle doit se soumettre. L'Eglise est la chaire de la vé-

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