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alors s'adresser au plis tôt à un prêtre prudent et éclairé, afin d’en recevoir les conseils nécessaires pour se relever. Le. précepte de l'Eglise, loin de nous dispenser de cette obligation, n’a pour but que de nous
médecin? Mais de plus, n’est-ce blement à mourir dans 6 péché mortel que d'y passer presque toute sa vie? Au reste, l'expérience fait voir quaRe confession par an ne suffit pas pour se soutenir ans une vie chrétienne; ce qui se bornent là sont presque toujours des péchetrs engagés dans des habi-
tudes mauvaises, ou du noins des chrétiens lâches et indifférents.
L'Eglise n’a point fixé Je temps précis de la confession annuelle ; mais *omme elle ordonne, dans le même canon, de communier à Pâques, il est visible qu’elle désire que cette confession se fasse de manière à servir de préparation à la communion pascale. I] est donc bien à propos de se présenter au saint tribunal dès les premiers jours du Carême, afin de recevoir les avis du confesseur pour se
Hisrorres. — Le vénérable Bède rapporte, dans son Histoire d’Anglete: re, que Conrad, pra très-pieux, avait à sa cour “ Seigneur à qui il était très-attaché À cause des grands services qu’il en avait reçus, mais qui, malgré les instances du prince, demeura plusieurs années sans approcher du tribunal
de la pénitence, Ayant été attaqué d’une maladie dangereuse, le roi le visita et l’engagca À se confesser, mais il ne put rien obtenir, Il revint, et le trouvant à l'extrémité, il le conjur#x de ne pas mourir en cet état. Mais ce malheureux, après être demeuré quelque temps sans répondre, pe, sg le roi avec des yeux effrayants, et s’écria: «Il n’est plus temps, je suis
« perdu, l’enfer est mon partagel» En disant ces mots ter-
ribles, il expira dans l’impénitence et le désespoir. Bève, Hist. d’ Angleterre, livre v.
— Un prédisateur commença ainsi une instruction sur le délui de. la conversion : « Mes frères, dit-il, en arrivant au mineu de vous pour exercer mon ministère, j’ai eu sous les yeux un spectacle déchirant: un jeune homme traversait précipitamment la place publique, sa voiture se brise, le malheureux échappe à la mort, mais pas un membre de son corps qui n’épot une vive deuleur. On s'approche, on le plaint, on s’in-
éresse à son sort, on parle de recourir à un médecin: «Un médecin! s'écrie-til ; à Pâques le médecin» Vous jugez de l’'étonnement des spectateurs ; ils croient son esprit aliéné. Vous étonnarez-vous, mes frères, si nous vous disons: Ce malheureux, cet insensé, c’est vous-mêmes. En courant précipitamment dans la carrière du vice, vous avez fait nne chute funeste ; la plus noble partie de vous-mêmes, votre âme, est plus que blessée, elle est morte; on vous parle d’un médecin tout-puissant, non par lui-même, mais par la mission qu’il a reçue de Dieu, et qui peut la rendre à la vie ; et vous ne cessez de répéter; « À Pâques, à Pâques, le recours à ce grand médecin!» Combien qui ne mettent pas même de terme à leurs délais ® Cette comparaison fit une vive impression sur l'esprit des auditeurs, qui pue la plupart se hâtèrent d'approcher
du tribunal de la pénitence.
Mé&rauLr, Enseignement de la Religion, tome IT.
Exercroxs. — 1. Quelles obligations l'Eglise nous impose-telle par son troisième commandement ?—2. Pourquoi nous-a-\elle commandé de nous confesser une fvis l’an?—8. Faut-il no se confesser qu’une fois l'an ?—4. Suffit-il de s'approcher du sacrement de pénitence pour obéir à l'Eglise ?—6. A quelle époque faut-il remplir le devoir de la confession annuelle?
ARTICLE IV
Quatrième Commandement.
Ton Créateur tu recevras au moins à Pâques humblement.
L'Eglise, par son quatrième Commandement, ordonne à tout fidèle de recevoir avec respect, dans la quinzaine de
Pâques et dans sa propre paroisse, le saint sacrement de
l'Eucharistie, et menace même d’excommunication ceux À
qui manquent à ce devoir,
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