tome ITI
18 impose-toi nous-a-\- 3. Faut-il ne pprocher du ruelle époque
mblement.
, ordonne à uinzaine de icrement de cation ceux
Tous les fidèles qui en sont jugés capables par leur pasteur sont obligés d'observer ce précepte.
Vu qui à engagé l'Eglise à faire ce Commandement, c'est l'indifférence d’un grand nombre de Chrétiens pour cet auguste Sacrement, quoique Jésus-Christ ait dit de la raanière la plus expresse que celui qui ne mangera Pis s1 chair et ne boira Pas Son sang n'aura pas la vie en lui.
Les premiers fidèles communiaient tr
reardaient l'Eucharistie comme le pain quotidien des enfants de Dieu; ils ne connaissaient point de douleur plus sensible que celle d’en être privés. Dans la suite, la charité se refroidissant, on s’est éloigné de la sainte Communion, et beauco
up de Chrétiens en étaient venus
au poiut de passer plusieurs années Sans s'approcher de
la sainte Table. C’est pour empêcher un si grand désordre
que l'Eglise a exigé de tous ses enfants, sous des peines
sévères, qu'ils reçussent au moins à Pâques la divine Eucharistie.
Quoiqu’elle ne les oblige qu’à une seule communion par an, elle désire cependant qu’ils s’en approchent plus souvent, et surtout qu'ils le fassent aux Fêtes solennelles. Elle a même déclaré, dans le concile de Trente, qu’elle souhaite qu’à chaque messe tous les fidèles qui y assistent communient réellement, afin de retirer plus de fruit du Sacrifice.
Ainsi, en ne communiant qu'à Pâques, on accomplit à la rigueur le précepte de l'Eglise, mais on ne remplit pas l'étendue de son désir. En effet, il est difficile qu’une communion par an suffise pour entretenir et conserver la vie spirituelle de la grâce.
On ne satisfait pas au précepte par une mauvaise communion, puisque l'Eglise commande un acte saint et non pas un sacrilége horrible.
l'Eglise nous ordonne de communier 1 c'est-à-dire avec les dispositions requises.
tions consistent principalemen
t À y apporter une conscience pure de tout péché mortel ; c’est pour nous marquer cette intention gu’ell:
2 queue veut qu'on diffère pendant quelque temps la communion pese, quand on a une cause juste et raisonnable. n’ÿ a point de cause
ès-souvent; ils
umblement, Ces disposi-
de de
plus juste de la différer que le besoin de se purifier; mais il faut bien remarquer que ce délai doit être employé à se préparer, et qu’on doit faire tous ses efforts pour en abréger le temps; car, quoique la quinzaine soit passée, l'obligation de communier subsiste toujours, jusqu'à ce qu’on y ait satisfait.
Hisrorre. — Un mauvais chrétien alla chez son curé et lui dit: « Monsieur le curé, venez, je vous prie, à la sacristis our me confesser: je veux faire mes Pâques. Il faut bien obéir à l'Eglise ; il y & dans les Commandements : Ton Créateur tu recevras, au moins à Pâques, hum blement.—C’est bien, dit le curé. Mais remarquez ce mot hwmnblement ; cela signifie étant bien disposé. Avez-vous les dispositions nécessaires? J’en doute beaucoup, je vous connais.—Vous me connaissez pour un bon vivant, répondit le paroissien.—Vous voulez faire demain vos Pâques pour obéir à l'Eglise; mais n’y at-il pas dans les Commandements de l'Eglise: Les Dimanches Messe ouïras ? et je ne vous vois presque jamais à la Messe les Dimanches et les Fêtes. N'y a-t-il pas dans les Commandements: Les Fêtes tu sanctifieras ? et vous travaillez ces jours-là. N’y at-il pas: Vendredi chair ne mangeras ni le samedi mêmement? et, quoique vous vous portiez bien, vous mangez gras en tout temps. N’y a-t-il pas encore: Quatre- Temps, Vigiles, jeûneras,'et le Carême entièrement ? Jeûnez-vous en ce temps-là?» Il répartit: «Je jeûne toujours le vendredi saint, je n’y ai jamais manqué.—Mais je sais encore, continua le euré, que vous vous enivrez deux ou trois fois par semaine, et que vous instruisez si bien vos enfants, qu’ils savent jurer et blasphémer aussi bien que vous.—Monsieur le curé, je vous dirai tout cela à confesse; venez me confesser, je veux gagner mes Pâques.—Je consens, reprit le curé, d’alier vous confesser ; mais pour vos Pâques, avant de les faire il faudra vous corriger». LASAUSSE.
Exerc1ces. — 1. Que nous prescrit le quatrième commandement de l’Eglise?—2. Pourquoi l'Eglise a-t-elle institué ce commandement ?—3. Quand les premiers fidèles s’approchaientils de la table sainte ?—4. Entre-t-on bien dans l'esprit de l'Eglise en ne faisant que la communion pascale ?—6. Dans quelles dispositions faut-il faire cette communion pour rem-
plir le précepte de l'Eglise ?
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commandeinstitué ce prochaientl'esprit de ?—6. Dans
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ARTICLE V
Cinquième Commandement.
Quatre-Temps, Vigiies, jeûneras, et le Carême entièrement. L'Eglise nous commande de jeûner pendant tout le
Carême, les veilles de certaines Fêtes slenoellé et les
trois jours de chaque saison que l’on nomme les Quatre-
emps. Le jeûne consiste à ne prendre qu’un seul repas et à s'abstenir de certains aliments.
Le jeûne du Carême est de la plus haute antiquité, et l'institution en vient des Apôtres mêmes. Il a été établi pour imiter celui de Notre-Seigneur, et pour nous préparer à célébrer dignement la grande fête de Pâques. Ce jeûne a toujours été d’une observance plus rigoureuse que les autres: les jours de jeûne ordinaire, on prenait °0n repas avant l'heure de None, c’est-à-dire À trois heures du soir, au lieu que dans le Carême on demeurait sans manger et sans boire jusqu’après l’heure de Vêpres, c’est-à-dire jusqu’à six heures du soir. Les premiers Chrétiens ajoutaient encore à ce jeûne rigoureux de longues prières, même pendant la nuit: ils vi. vaient dans le plus grand recueillement et faisaient d’abondantes aumônes. Mais la ferveur ayant diminué, on avança le repas jusque vers midi, et alors on crut pouvoir prendre sur le soir un peu de nourriture pour Supporter plus aisément le jeûne jusqu’au lendemain. L'Eglise tolète cette collation, pourvu qu’elle soit légère et qu’elle ne puisse pas être regardée comme un répas, car il est essentiel pour le jeûne de ne faire qu’un repas.
Le jeûne des Quatre-Temps a été établi pour consacrer par la pénitence les quatre saisons de l’année, pour attirer la bénédiction de Dieu sur les biens de la terre, et pour le prier de donner à son Egliso de bons. ministres, car c’est alors que ceux qui se destinent
vas
. AUX augustes fonctions de l’Autel reçoivent les ordres
sacrés.
Enfin les Vigiles sont les jours qui précèdeut les’ principales Fêtes. Autrefois los fidèles s’assemblaient
cs TON
dans les églises la veille des grandes Fêtes, et ils ÿ passaient une partie de la nuit à louer Dieu par le chant des et par la lecture des livres saints, comme on ait encore la veille de Noël. On jeûne ces jours-là, pour se disposer à bien célébrer ces Fêtes et en retirer plus de fruit.
L'obligation de faire pénitence est imposée à tous Jes fidèles sans exception ; mais la loi du jeûne est moins
énérale. On peut en être dispensé, par exemple, pour es raisons d'âge, ou d’infirmités, ou de travaux trop pénibles. Afin de ne pas se faire illusion, et aussi par esprit de soumission à l’Eglise, les personnes qui ont vingt et un ans accomplis et qui se croient, à raison de leur état de santé ou de leur position, dans le cas d’une dispense du jeûne, doivent s’en expliquer avec le directeur de leur conscience, dont elles suivront fidèlement les avis. Car violer le précepte du jeûne sans raison suffisante et légitime, c’est pécher eontre Dieu même, qui ordonne d’obéir à l'Eglise.
On ne saurait, du reste, trop inviter les Chrétiens de tout âge, et notamment les jeunes gens, à pratiquer quelque mortification selon leurs forces, en se refusant, par exemple, quelques petites satisfactions, en s'imposant dans les repas quelques petites privations, qui ne peuvent nuire à leur santé. Car il convient que tous s'unissent d’esprit et de cœur à la pénitence de l’Église, et suppléent par quelques avtres bonnes œuvres au jeûne qu'ils ne peuvent pratiquer.
Hasrorre. — Un mauvais chrétien, très-criminel devant Dieu, eut occasion de lire un livre intitulé Æistoire du jeûne. Il fut frappé d'apprendre combien, dans les premiers siècles de l’Uglise, la rigueur du jeûne était grande. Îl se disait à luimême: «Je me dis chrétien, et je n’ai jamuis jeûné. Si j’eusse vécu dans les temps où les canons pénitentiaux étaient suivis à la lettre, à combien d'années de jeûne n’aurais-je pas été cndamné pour tant d’iniquités dont je me suis rendu coupable ?» Les premiers chrétiens ne faisaient point de collation les jours de jeûne; tous s’abstenaient de vin, et un grand nombre se
. et Po :
contentaiont de pain et d’eau; ce n’était même que le soir
qu’ils prenaient cet unique repas. Ce qu’il avait lu ne sortait point de son esprit, et il faisait toujours de nouvelles ré-
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rs siècles sait à lui- Si j'eusse ent &uivis 18 été cnupable ?»
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flexions. Enfin Dieu toucha son cœur. Pénétré d'une se ! douleur de ses péchés, il se déterimina à faire une rigouretn anti ad il entra à ce dessein dans un de ces monastères où ‘on garde le plus rigoureux silence, et où l’on jeûne continuellement, après avoir couché sur la dure et interrompu son sommeil pour chanter longtemps pendant la nuit les louanges de Dieu. Lasausse.
EXERCICES. — 1. À quoi nous oblige le cinquième commandement de l’Eglise ?—2, Comment les premiers fidèles jeûnaient-ils pendant le Carême ?—8, Pourquoi les jeûnes des Quatre-Temps et des Vigiles ont-ils été institués ?—4, Quels sont ceux qui sont soumis à la loi du jeûne ?—5. Que doivent faire ceux qui ne Sont pas soumis au jeûne, pour ent, 1r dans l'esprit de l'Eglise ?
ARTICLE VI
Sixième Commandement.
Vendredi chair ne mangeras, ni le samedi mêmement.
Par ce Commandement, l'Eglise interdit l'usage de la viande le vendredi et le samedi de chaque semaine, afin d'affaiblir les passions en mortifiant le cc 8; C’est aussi pour nous faire expier nos fautes, entretenir en nous l'esprit de pénitence que Jésus-Christ a tant recommandé, et qri est comme l’abrégé de sa morale divine. Nous sommes pécheurs, et, À ce titre, obligés à faire pénitence ; nous sommes malades, et nous devons travailler à nous guérir; nous avons tous des péchés à expier; c’est par des œuvres de mortification qu'on les expie et qu’on satisfait À la justice divine; nous avons tous des passions à dompter; c’est en retranchant tout ce qui peut les flatter qu’on les surmonte. L'Eglise, qui connaît le besoin que nous avons de ce remède, et l'éloignement que nous sentons à le prendre, vient au secours de notre faiblesse; elle nous en fait un commandement exprès, pour déterminer plus efficacement notre volonté à s’y soumettre,
Mais, outre cette vue générale, l'Eglise, en nous imposant la loi de l’abstinence, a encore des raisons particulières que nous ne devons pas ignorer: le vendredi a toujours été pour elle un jour de pénitence et de mortification, parce que c’est en ce jour que Jésus-Christ est
mort pour nous racheter, et qu'il est juste que nous prénions part à ses souffrances, si nous \voulons avoir part à la grâce de la rédemption. C'est pour cette raison que, dans les premiers siècles de l'Eglise, tous les ven-
redis étaient des jours de jeûne. On jeûnait aussi le samed? pour honorer la sépulture de Notre-Seigneur, et pour se préparer à la sanctification du Dimanche. Dax: la suite on a réduit le jeûne du vendredi et du samedi à une simple abstinence, c’est-à-dire à s’abstenir de l’asage de la viande, et l’Eglise en a fait une loi à laquelle tout chrétien doit se soumettre. Les enfants mêmes n’en sont pas exempts dès qu’ils peuvent l’observer.
Que personne ne se laisse séduire par les mauvaises raisons des impies qui, faisant une fausse application des paroles de la sainte Ecriture, nous disent que ce n’est pas la viande qui scuille l’âme. Sans doute ce n’est point la distinction des aliments qui en ellemême honore Dieu; mais ce n’est point une chose indifférente devant Dieu d’obéir ou de désobéir à l’autorité qu’il a lui-même établie; ce n’est point une chose indifférente devant Dieu d’entretenir ou d’éteindre l'esprit de pénitence qu’il nous a lui-même si fort-recommandé. N’imitons pas ceux qui, sans aucune raison ou sur les plus légers prétextes, se permettent l'usage de la viande dans les jours où elle est défendue: plus ce désordre devient commun, plus il faut en gémir, pour ne pas se laisser entraîner au torrent de l'exemple. C’est une preuve sensible de l’affaiblissement de la foi et de l'indifférence pour le salut, dans une multitude de Chrétiens.
Hisrotres. — Dans une grande ville de France, un enfant appartenant à un père et à une mère étrangers à toute pratique de religion, se disposait à s’approcher pour la première fois de la sainte table; c'était l’usage dans cette maison de manger gras tous les jours, sans aucune distinction. L’enfant étant allé à confesse s’accusa de cette faute, et son directeur lui donna là-dessus les règles qu’il avait à suivre pour l’avenir, Le jeune enfant promit de les mettre en pratique. L’ovcasion ne tarda pas à se présenter; le vendredi suivant, la table, comme de coujume, était servie en gras; on lui en présente, il refuse modestement, et sur la demande que Jui
que nous Jlons avoir ’ette raison 18 les venit aussi le eigneur, ef he. Dar:
du samedi nir de l’uà laquelle its mêmes Trver.
mauvaises application lisent que ans doute ui en elleune chose éir à l’auune chose d’éteindre si fort.reune raison nt l'usage e: plus ce émir, pour l'exemple.
de la foi et ltitude de
, un enfant , toute praa première \ maison de . Lenfant n directeur pour l’aveque. L’ocsuivant, la
on lui en de que lui
fait son père du motif de son refus, il lui allègue la défense de l'Eglise, et manifeste en même temps le désir de s’en tenir Pour son repas à un simple morceau de pain. Mais ce père impie, irrité de la résistance de son fils, le condamne brutalement à se retirer, jusqu’au lendemain, dans une chambre indiquée, sans lui permettre de prendre même le morceau de pain dont il se serait contenté. L'obéisennce suivit de près cette brusque sentence, sans qu’on entendît le moindre mur: mure, ni qu’on vit aucune apparence d'humeur. Néanmoins la mère, quoique aussi impie que son mari, se sentit émue de com passion, et valut en secret porter à son fils, dans l’aprèsmidi, quelque chose à manger, tout en lui reprochant son Opposition aux vues de son père et aux siennes. Quelle fut sa surprise d'entendre ce cher enfant lui répondre avec un calme parfait: «Si mon Papa m'avait commandé quelque chose que j’eusse pu faire, je l’eusse fait aussitôt; ce n'ost point par obstination que j'ai opposé un refus à ses volontés : 11 m’a ordonné de venir ici et d y resier jusqu’à demain sans prapgre aucune nourriture, je puis en cela lui obéir sans
lesser ma conscience: trouvez bon, par conséquent, que je n'accepte point ce que vous voulez bien m'apporter» La mère, interdite en lui entendant exprimer des sentiments si religieux et en même temps si respectueux, sortit aussitôt pour donner un libre cours à ses larmes, au’elle ne pouvait an retenir, et alla rapporter à son mari cette réponse, qui
‘avait vivement frappée. Le père en fut lui-même dans l’admiration, et versant tous deux des larmes d’attendrissement, ils convinrent que leur fils était plus raisonnable et valait mieux qu'eux, Ils allèrent en conséquence le trouver. Le père l’embrassa tendrement, et, se condamnant lui-même pour l’injuste duret# avec laquelle il l’avait traité, lui demauda qui avait pu lui donner ces sages conseils. Apprenant que c'était son confesseur, il cournt lui témoigner sa reconnaissance des soins qu’il avait prodigués à son fils, le pria d’entendre sa confession, et il se convertit ainsi que son épouse. Heureux enfant, d’avoir pu faire ouvrir les yeux à ses parents, et les ramener ainsi de leurs égarements !
MarGuer, Essai sur les lois de l’Abstinerce.
— Au commencement du Carême de. .… , dit nn pieux ecclésiastique, une femme vint tout 6 lorée demander à me parler. Elle est introduite : d’abord elle reste immobile et ne profère aucune parole. Je l'invite à s'asseoir, elle paraît ne
as m’entendre: j’insiste, elle ne me répond que par ses larmes, « Qwavez-vous donc ? jui dis-je ; y a-t-il quelque malade chez vous?» Elle hésite; enfin elle laisse échapper ces mots entrecoupés de sanglots: « Monsieur, vous avez au
nombre de vos pénitentes une jeune personne de quatorze ans nommée Adèle N.: c’est ma fille. Que je suis malheureuse! depuis six à sept mois son père et moi nous sommes ses bourreaux...» Ici cette femme s'arrête et ne peut achover. Elle s’assied paraissant oppressée par la douleur et le repentir. S’étant un peu remise, elle continue ainsi: « Depuis ce temps il ne s’est passé presque aucun vendredi et samedi que nous n’ayons laissé cette pauvre enfant couverte de meurtrissures parce qu’elle ne voulait pas manger de la viande ces jours-là. Souvent même son père l’a attachée au pied de notre it, lui donnant de l’ouvrage, et ne laissant à côté d’elle pour toute nourriture que du pain et de la viande; c’est ve qu’il a fait ce matin même, et nous sommes sortis de la maison. Je viens d’y rentrer, je l’ai trouvée triste et ahattue; j’ai eu un peu pitié d’elle ; je ne sais ce que je lui ai dit: elle m’a dit qu’elie souffrait, qu’elle était malade, et aussitôt elle s'est mise à genoux en me disant: «Je sais qu'on doit obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes; jamais je ne pourrai me résoudre à faire ce que vous exigez de moi; cependant je crains de ‘aire mal en vous résistant si longtemps, ma chère mère ; je vo's demande done pardon ; je ne puis rien vous promettre, ni rien faire ds lus, sinon que je demande à Dieu qu’il vous fasse connaître FF péché que vous commettez en mangeant ainsi de la viande vous-même, et que vous en fassiez pénitence. Ma mère, je vous en prie, allez vous confesser, et vous verrez...» Elle allait continuer; mais je re suis jetée à son cou, et, la serrant dans mes bras, je lui ai promis de suivre ses conseils. Je viens donc vous demander à queïle heure je vous trouverai dans l’église. Mon enfant est encore attachée ; je voulais la délier ; mais elle m’a dit que c'était à son père, qui l'avait attachée, de la délier s’il le voulait.»
Ainsi me parla cette femme. J’admirai le courage de l’enfant, et je regardai le changement de sa mère comme la récompense que Dieu accordait à sa persévérance vraiment héroïque. J’ai appris depuis qu’il s’étæit passé uue scène à peu près semblable le soir lorsque le père rentra. Il vint aussi se confesser à l’exemple de sa femme. Peu de temps après, je demandai à leur file pourquoi elle ne m'avaitjamais parlé des mauvais traitements qu’on lui avait fait essuyer. Elle me répondit qu’elle ne voulait dire aueun mal de ses parents. Cette réponse augmenta mon admiration, et je reconnus visiblement l'ouvrage de la grâce dans cette âme innocente et fidèle.
Explication du Catéchisme de Dijon.
Exercices. — 1. Pourquoi ‘Eglise nous interdit-elle l’usage de la viande en certains jours de l’année ?—2. Pourquoi a-t-elle
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Elle me rérents. Cette nnus visibleente et fidèle.
le Dijon.
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ordonné cette abstinence le vendr«di et le sarnedi ? 8. Que répondre à ceux qui, abusant d'un texte de l’Ecriture. disent td ce n’est pas la viunde qui souille l'âme ?—4, Que prouve l’infraction si commune de ja loi de l’abatinence ?
à CHAPITRE XIII.