‹ Nouveau traité des devoirs du chrétien envers Dieu [microforme] (volume 2)Chapitre 83 sur 111 · FT QU OR" RENE · texte numérisé non relu

FT QU OR" RENE

1d capables de

moignage à Jé-.

. C’est ce que tres. Avant la les et timides; > ses grâces, ils nt Jésus-Christ Esprit descend ation, et il proanière invigi

pas visiblement comme il arriil répand toules fruits dont ons principaux ous fait goûter ce, qui ouvre e les lumières és de la Relie et nous fait ti relativement it discerner le i nous fait rere salut; celui stance nos de- L envers nousprime en notre majesté divine iale de lui dé-

arité, qu nous remplit d’une la tranquillité la Patience, 1 ce qui nous ulager le pros envers tous; s rebuter dans e à supporter e; la Foi, qui

nous fait croire avec certitude; la Modestie, qui règle notre extérieur selon les maximes de l'Evangile ; la Continence et la Chasteté, qui conservent nos corps dans la sainteté qui convient à LE temples du Saint-Esprit.

Les évêques, en qualité de successeurs des Apôtres, sont les ministres ordinaires de la Confirmation. Les oérémonies avec lesquelles on administre ce Sacrement sont autant de signes des effets admirables qu'il produit dans lcs âmes.

L'évêque étant tourné du côté de ceux qui vont être confirmés, appelle sur eux le Saint-Esprit; puis. élevant les mains, il fait une prière par laquelle il conjure le Tout-Puissant d'envoyer l'Esprit saint pour les remplir de ses dons. 1l prend ensuite du saint Chrême, et fait à chacun d’eux une onction sur le front, en disant : Je te marque du signe de la Croix, et je te confirme par le Chrême du salut, au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Cette prière et celle qui accompagne l'imposition des mains nous apprennent quels sont les Pa effets que ce Sacrement produit dans ceux nui e reçoivent dignement.

Le saint Chrême, composé d'huile d'olive et re baume, est bien propre à nous faire connaître l’abondance, la douceur et la force de la grâce qui remplit alors notre âme, qui la pénètre et la fortifie, comme l'huile pénètre et fortifie le corps; le baume est aussi un symbole de la bonne odeur de Jésus-Christ, que le confirmé doit répandre par la pratique de toutes les vertus.

Quoique ce Sacrement ne soit pas absolument nécessaire au salut, on se rendrait cependant coupable d’une faute considérable si l’on négligeait de le recevoir; on se priverait des grâces abondantes qu’il communique, et l'on désobéirait à Jésus-Christ, qui l’a institué pour uotre avancement dans la vie de la grâce.

Hisrorre. — Julien l’Apostat résolut de professer solennel lement l’impiété. Ce fut À cette fin qu’il fit faire de grands pré-

paratifs pour un sacrifice qu'il devait orir aux idoies daus un temple dédié au démon. ]!I s’y rendit suivi de toute sa cour, avec pompe, pour donner à cette action impie beaucoup d'é-

slat, Tout étant prêt, l’empereur fit signe que l’on commen

qût. Mais quel fut l’étonnement des prêtres des idoles lorsqu’ils se trouvèrent interdits, hors d’ tat, malgré tous leurs efforts, de procéder à l’abominable cérémonie! De plus, ils virent que leurs couteaux, qu’ils avaient eu soin de bien préparer, ne pouvaient rien sur la chair des victimes, et le feu

u’on aväit allumé sur l'autel s’éteignit tout à coup. Le sacri-

cateur s’écria: «Il y a certainement ici une grande puissance inconnue qui s’oppose à nos cérémonies!» 1 pria alors l’empereur de permettre qu’on s’assurât s’il ne se trouvait pas parmi les assistants quelque Galiléen qui eût été nouvellement ou lavé d’eau ou oint de baume ; il voulait dire ou baptisé ou confirmé. Il y avait, en effet, dans le temple un jeune

age qui était chrétien, et qui depuis peu de jours avait reçu a Confirmation et la grâce de ce Sacrement, L'empereur ayant dit tout haut: «Qu'on fasse cette recherche,» le page n’hésita pas de se présenter et de dire: « Apprenez que je «suis chrétien; j’ai été baptisé, et il n’y a pas longtemps «qu'on m'a oint pour m’animer au combat. Je suis disciple « de Jésus-Christ, qui m’a racheté par la croix: je le recon- «nais pour mon Dieu, et je me glorifie de lui appartenir. C’est «moi ou plutôt c’est le Dieu que je sers qui a mis obstacle À « l’impiété qu’on allait exercer. J’ai invoqué dans mon cœur «le nom sacré de Jésus-Christ, et les démons n’ont pu être «reconnus pour dieux. Au nom de Jésus-Christ, qui est le «vrai Dieu, ils ont été contraints de prendre la fuite.» L'empereur, qui avait été chrétien et qui était bien instruit du poivre de Jésus-Christ, fut saisi de frayeur. Il appréhenda es effets de sa vengeance, et sortit du temple, couvert de confusion, sans dire un seul mot, Le courageux soldat de Jésus- Christ alla rapporter aux Chrétiens ce qui venait d’arriver ; ils en rendirent gloire à Dieu, et ils reconnurent combien ceux en qui habite la vertu de Jésus-Christ par le sacrement de Confirmation, quand on le recoit dans les dispositions saintes, sont redoutables aux démons.

Histoire ecclésiastique.

EXERCICES. — 1. Quels sont les effets du sacrement de Confirmation ?—2. Quelle différence y a-t-il entre ce sacrement et celui du Baptême ?—3, Quelle personne de la très-sainte Trinité recevons-nous dans la Confirmation, et que répand-elle dans ceux qui la reçoivent ?—4. Nommez les dons du Saint-Esprit, et dites quel est leur effet.—5, Quels sont les fruits du Saint- Esprit, et quel est leur effet ?—6, Qui est le ministre du sncrement de Confirmation ?—7. Comment et avec quelle matière l’administre-t-on?—8. Quelle faute y aurait-il à négliger de recevoir ce sacrement ?

8 des idoles lorsnalgré tous leurs ie! De plus, ils soin de bien préictimes, et le feu à coup. Le sacrirande puissance pria alors l’em-

> se trouvait pas eût été nouvellealait dire ou bap- > temple un jeune : jours avait reçu nt. L'empereur cherche,» le page Apprenez que je à pas longtemps e suis disciple oix ; je le reconppartenir. C’est a mis obstacle À é dans mon cœur 18 n'ont pu être Christ, qui est le la fuite.» L'embien instruit du . Il appréhenda , Couvert de consoldat de Jésusvenait d’arriver ; nurent combien par le sacrement les dispositions

clésiastique.

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ARTICLE IL

Des dispositions à la Confirmation.

Comime on ne peut recevoir la Confirmation qu’une seule fois, il est d’une grande importance d’y apporter les dispositions nécessaires, afin de n’être pas privé des grâces qui sont particulières à ce Sacrement.

a première disposition est d’avoir une conscience purgée de tout péché mortel ; l’état de grâce, c’est-à-dire l'innocence du Baptême conservée ou réparée par la pénitence, est absolument nécessaire pour le recevoir dignement: le Saint-Esprit nous assure lui-même dans l'Ecriture «que la Sagesse n’entrera point dans une âme « mal disposée, et qu’elle n’habitera pas dans un corps Cassujetti au péché.» Le sacrement de Confirmation est un Sacrement des vivants; il suppose donc la vie spirituelle dans celui qui le reçoit; son effet est d’augmenter cette vie spirituelle, et il est impossible de fortifier dans la vie de la grâce celui qui l'aurait perdue.

Le sacrement de Confirmation a été souvent administré immédiatement après le Baptême, dont il est en quelque sorte le complément; aujourd’hui encore on peut, dans des cas exceptionnels, l’administrer à de jeunes enfants. Mais dans les cas ordinaires, ce Sacrement n’est administré qu’à ceux qui ont atteint l’âge de raison, avec une discrétion et une instruction suffisantes. Il faut alors être instruit des principaux mystères de la Foi, et bien connaître en particulier tout ce qui a rapport à cet auguste Sacrement.

Mais, outre cela, pour le recevoir avec plus de fruits, il est très-important de s'y préparer par la prière et la pratique des vertus chrétiennes, à limitation des Apôtres, qui se renfermèrent dans le Cénacle pour se préparer à la venue du Saint-Esprit.

Hisrorre. — Les disciples s'étant dispersés lors de la per-

sécution qui s’éleva à Jérusalem après le martyre de saint Etienne, saint Philippe, un des sept diacres, alla à Samarie,

ue 208 —

êt ayant converti et baptisé un grand hombre de personhés; il en fit part aux Apôtres, qui envoyèrent saint Pierre et saint Jean pour leur imposer Le mains, et le Saint-Esprit descendit sur eux d’une manière sensible. Act., vit.

ExERCICES. — 1. Quelles sont les dispositions nécessaires pour recevoir le sacrement de Confirmation ?—2. À quel âge reçoit-on ordinairement ce sacrement, et quelle préparation faut-il y apporter ?

ARTICLE III

Obligations qu'impose la Confirmation.

La Confirmation nous impose deux obligations principales : la première, de confesser la foi de Jésus-Christ même au péril de notre vie; et la deuxième, de ne jamais rougir de l'Evangile, et de braver le respect humain. Un Chrétien confirmé doit rendre témoignage à Jésus- Christ, c’est-à-dire défendre courageusement la foi qu’il nous à enseignée, s'élever hardiment contre tous ceux qui l’attaquent, et ne craindre ni les railleries ni les menaces des hommes, ni la mort même. Le châtiment terrible dont Jésus-Christ menace dans l'Evangile ceux qui manqueront à ce devoir, nous fait connaître combien il est indispensable. « Quiconque, dit Notre-Seigneur, « me confessera et me reconnaîtra devant les hommes, je « le reconnaîtrai aussi moi-même devant mon Père, qui « est dans les cieux; et quiconque me renoncera devant « les hommes, je le renoncerai aussi moi-même devant mon Père.» Opposons donc un courage digne d’un soldat de Jésus-Christ aux discoürs dangereux des hommes corrompus qui voudraient ébranler notre foi. Soutenons les intérêts de notre Maître avec tout le zèle dont nous sommes capables. Soufririons-nous qu’on déchirât en

, C’est surtout par la pureté de nos mœurs et par la régularité de notre conduite que nous devons confesser

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Jésus-Cbrist, et lui gagner, s'il est possible, ceux qui attaquent sa doctrine. L'exemple est fort, et plus persuasif que les paroles, et rien n’honore et ne confirme plus notre sainte Religion qu’une vie chrétienne et vertueuse.

L'évêque, en administrant la Confirmation, fait le signe de la Croix sur le front de ceux qu'il coafirme, et leur donne un petit soufflet, pour leur apprendre qu'ils ne doivent jamais rougir de pratiquer la Loi de Jésus- Christ, mais qu'ils doivent se mettre au-dessus du respect humain, cette faiblesse indigne d’un Chrétien, qui empêche de pratiquer le bien, et qui fait commettre : le mal pour ne pas déplaire aux méchants. Un jeune homme, par exemple, n'ose fréquenter les Sacrements, sanCtifier les saints jours, aller à la Messe, observer les abstinences, parce qu’il craint d’être en butte à la censure .de ses condisciples qui tiennent une conduite différente ; il voit qu’en remplissant ses devoirs il deviendra l’objet de leurs railleries, et c’en est assez pour le déterminer à faire comme les autres. Que cette conduite est injurieuse à Dieu ! qu’elle a de funestes suites ! qu’elle est déraisonnable! et quel outrage ne fait-on pas à Dieu quand on craint moins de perdre son amitié que celle des hommes! et de quels hommes ! d’hommes pervers, d'hommes qui ne méritent ni estime ni confiance, d'hommes que souvent on méprise dans son cœur. Quoi! d’un côté Die ordonne d'entretenir la piété dans notre cœur par le fréquent usage des moyens que lui-même à établis pour nous sanctifier ; et parce que de jeunes libertins, des hommes sans aveu s'en Moqueront ou abandonneront le Seigneur et son culte, nous en rougirions! Quelle lâcheté! Craindrions-nous plus d’encourir la disgrâce des impies que celle de notre Dieu ? Quel crime de donner la préférence à la créature sur le Créateur! Si Dieu est pour nous, qu’avons-nous à craindre de leur part? Si Dieu est contre nous, quel secours peuvent-ils nous donner? Quand nous périrons, nous sauveront-ils ? Quand Dieu nous condamner, pour. ront-ils nous défendre ?

Quoil nous rougirions de notre fidélité à remplir pos devoirs! Mais n'est-ce pas là, au Sontraire, ce qui

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fait notre gloire? Depuis quand la vertu mérite-t-elle la confusion et la honte ? Quel renversement d'idées ! quelle opposition avec toutes les lumières de la raison, avec tous les principes du sentiment naturel! (C’est le vice qui doit rougir, et non pas la vertu; c’est au crime qu’appartient la honte, et non pas à l'innocence.

Quels sont donc, après tout, ces censeurs de la vertu, ces hommes à qui l’on craint si fort de déplaire, dont on recherche le suffrage? Ce sont des hommes pour la plupart livrés à des passions brutales, qui gémissent sous leur joug honteux; un trouble secret les accompagne partout, et empoisonne tous les moments de leur vie; continuellement déchirés par des re.aords cruels, tourmentés par les reproches de leur conscience, ils voudraient étouffer cette voix importune; c’est pour se rassurer sur leur nombre qu’ils s'efforcent de multiplier les complices de leurs désordres. Mais tandis qu'ils s'élèvent au dehors contre la piété, ils ne peuvent s'empêcher de la respecter dans leur cœur, et d’en regretter la perte; tandis qu’ils persécutent le juste, au fond ils l’estiment, ils envient son sort, et s'ils avaient un dépôt à confier, ils le choiïsiraient de préférence pour l’en faire gardien.

Histoire. — Un officier distingué par sa naissance et par ses richesses était près d’obtenir un grade élevé qui était vacant; mais on l’accusa d'être chrétien, et sa religion l’excluait des charges et des honneurs. Le gouverneur lui donna quelques heures pour considérer à loisir ce qu’il avait à faire. Pendant cet intervalle l’évêque l’aborde ; il le prend par la main, le mène à l’église, et le fait entrer dans le sanctuaire. Là, au pied des autels, il lui montre l’épée qu’il portait au côté ; il lui présente en même temps le livre des saints Evangiles, lui disant de choisir ce qu’il préférait. L’oficier, sans hésiter, étendit la main droite, et prit le livre sacré. «At- « tachez-vous donc à Dieu, lui dit l’évêque; il vous fortifiera «et vous accordera ce que vous avez choisi: allez en paix.» Au sortir de l’église, l’officier se présenta au gouverneur, et eyant généreusement confessé la foi de Jésus-Christ, il fut condamné à mort et expira dans les tourments.

M£rauLr, les Apologistes.

Sense 29 À

ExERCICES. — 1. Combien d'obligations nous impose ce sacrement, et quelles sont-elles ?—2. Comment devons-nous surtout

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de la raison, rel! (C’est le est au crime ence.

s de la vertu, olaire, dont on imes pour la émissent sous s accompagne de leur vie; ; cruels, tourence, ils vouc'est pour se de multiplier tandis qu'ils uvent s'empéd'en regretter e, au fond ils ent un dépôt pour l’en faire

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confesser Jésus-Christ ?—3, Que nous apprend le léger soufflet que donne l’évêque sur la joue du coufirmé, et le signe de la croix qu’il lui fait sur le front ?-—4. Les censeurs de la vertu et des pratiques de la Religion sont-ils, pour l'ordinaire, des personnages honorables ?

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