‹ Nouveau traité des devoirs du chrétien envers Dieu [microforme] (volume 2)Chapitre 98 sur 111 · Comment ns les événe- nous à-t-il · texte numérisé non relu

Comment ns les événe- nous à-t-il

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ARTICLE V

Donnez-nous aujourd’hui notre pain de chaque jour.

Après les trois premières demandes, qui regardent la gloire de Dieu, nous demandons au Père céleste ce qui nous est nécessaire, chaque jour, pour la vie du corps et pour celle de l’âm:

Dieu est la source de tous les biens, c’est lui qui pourvoit à tous nos besoins dans l’ordre de la nature et dans celui de la grâce. Nous sommes tous devant lui comme des indigents qui n’ont rien que ce qu’’: reçoivent de sa main bienfaisante. «Toutes les créatures, « dit le Prophète en parlant à Dieu, toutes les créatures «attendent de vous la nourriture, que vous leur donnez «en son temps: vous ouvrez votre main, et elles sont «rassasiées de vos biens.» Les riches eux-mêmes sont obligés de demander, chaque jour, leur pain, pour reconnaître que tout ce qu ‘ils possèdent est dans la main de Dieu, qu’ils le tiennent de sa libéralité, et qu’ils peuvent le perdre en mille manières s'ils ne le leur conserve.

Remarquons bien que nous demandons à Dieu, non pas des richesses superflues, non pas de quoi satisfaire notre sensualité ou notre orgueil, mais uniquement notre pain, c’est-à-dire ce qui nous est absolument nécessaire pour notre subsistance, selon notre état; encore ne devonsnous le demander que pour le jour présent; car Notre- Seigneur nous défend de nous inquiéter du lendemain, où nous ne sommes pas sûrs d'arriver; il veut que nous nous reposions sur sa providence, et que chaque jour nous recourions à lui, bien assurés que nous retrouverons chaque jour un bon père, toujours également disposé à accorder à ses enfants tout ce qui leur est néces-

saire. «Ne vous mettez point en peine, nous dit-il « lui-même, où vous trouverez de quoi boire et u> quoi « manger pour le soutien de votre vie, ni d’où vous aurez «des vêtements pour couvrir votre corps: votre Père « qui est dans le ciel sait que vous avez besoin de toutes

«ces choses. Ne soyez point inquiets pour le jour qui « doit suivre ; à chaque jour suffit son mal.»

Cette confiance en la Providence ne doit cependant pas être oisive et présomptueuse; Dieu ne veut pas favoriser la paresse; mais il nous ordonne de faire tout ce qui dépend de nous, et quand nous l’avons fait, de nous confier en lui, et de compter alors sur les trésors inépuisables de sa bonté. La manne était donnée, jour par jour, aux Israélites dans le désert, et pendant quarante ans elle ne manqua pas une seule fois: voilà pour les besoins du corps.

Nous avons aussi une âme qui a besoin d’une nourriture spirituelle ; c’est ce pain de l’âme que nous demandons principalement dans cette prière. La nourriture de notre âme, c’est la parole de Dieu, c’est la grâce, c’est la divine Eucharistie.

, La parole de Dieu nourrit notre âme ; elle conserve les justes et les fait avancer dans la justice; elle guérit les pécheurs et les ramène à la vie de la grâce qu’ils ont peïdue; c’est le moyen ordinaire dont Dieu se sert pour faire entrer et croître dans notre âme la connaissance et l'amour des vérités du salut. Nous ne devons donc jamais négliger d'entendre la parole de Dieu ; nous devons l'écouter avec respect, avec attention et avec le désir d’en profiter.

La grâce est aussi nécessaire pour la vie de l’âme que le pain matériel l’est pour l4 .. du corps; c’est la grâce qui soutient l’âme, qui la fortifie, qui la fait agir ; nous en avons un besoin continuel; Dieu veut que nous la demandions, et que nous fassions instance tous les jours pour l'obtenir.

Enfin Jésus-Christ lui-même nous assure que la sainte Eucharistie est la nourriture de notre âme: « En vérité, «en vérité je vous le dis, si vous ne mangez la chair du «Fils de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vous «n’aurez point la vie en vous. Je suis le pain vivant «descendu du ciel; celui qui mange de ce pain vivra « éternellement.»

Les Chrétiens des premiers siècles recevaient tous les jours ce pain céleste; il serait bien à souhaiter que nous pussions y participer comme eux, parce que

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ñotre âme tombe en défaillance et meurt quand elle néglige de s’en nourrir: mais comme il faut avoir le cœur pur pour recevoir la sainte Eucharistie, en priant Dieu de nous donner, chaque jour, ce pain de vie, nous lui demandons la pureté de cœur qui nous mette en état de le prendre avec fruit.

Hisrorre. — Seigneur, disait le roi Salomon, ne me donnez ni la pauvreté ni les richesses; ne me condamnez pas à une indigence absolue, de peur que la faiblesse, qui m'est naturelle, ne me porte au nn ne me donnez pas l’abondance des richesses, de peur que, m’élevant par orgueil, je ne m’imagine follement pouvoir me passer de vous. Donnezmoi donc seulement ce qui m’est nécessaire pour vivre, et apprenez-moi que c’est de votre main libérale que je tiens tout ce que je possède, afin que je vous glorifie sans cesse, vous qui êtes le Seigneur mon Dieu.

ExERCICES. — 1. Pourquoi demandons-nous ce qui nous est nécessaire, chaque jour, pour la vie de l’âme et celle du corps? —2. Pourquoi ne devons-nous demander que le nécessaire ?— 8. Notre âme a-t-elle besoin d’une nourriture, et quelle est celle qui lui est propre?—4. Comment la parole de Dieu nourrit-elle les âmes, et comment faut-il l'écouter ?—5. La grâce est-elle nécessaire à notre âme?—6. Par quelles paroles Jésus-Christ nous assure-t-il qu’il est lui-même la nourriture de notre âme ?

ARTICLE VI

Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons.

Un Dieu si bon, un Père si tendre, ne devrait trouver dans ses enfants qu’une docilité parfaite à sa sainte Loi, et une fidélité constante et inviolable; mais il s’en faut bien que les hommes aient ces sentiments et tiennent cette conduite à son égard. Ils l’offensent tous les jours: la plupart l’abandonnent, violent ses Comman: dements dans les points les plus essentiels, et l’outragent par les plus grands crimes. Les justes mêmes tombent souvent dans des fautes qui contristent le Saint- Esprit: ils ne commettent point, à la vérité, de ces crimes qui donnent la mort à l’âme et qui la séparent de Dieu; mais il font tous les jours des choses qui lui MES «Il n’y a point d'homme qui ne pèche; et

«si nous disons que nous ne sommes coupables d'aucun «péché, nous nous trompons nous-mêmes, et la vérité «n’est point en nous.» Ce sont les paroles de l’apôtre saint Jean. Aussi notre divin Sauveur, qui connaissait la faiblesse de notre nature, nous a fait un devoir de demander tous les jours à Dieu le pardon de nos offenses.

Il n’a mis cette demande dans la prière qu'il nous a enseignée, que parce qu’il veut nous pardonner; il ne nous l'aurait pas prescrite, s’il n'avait pas eu la volonté de nous accorder l'effet de cette demande. Mais il ne faut pas oublier que, sans la contrition, aucun péché, ni mortel ni véniel, ne peut être remis. Dieu ne pardonne qu’à ceux qui ont du regret de l'avoir ofensé, et qui sont dans la résolution de n'y plus retomber. Il ne faut cependant pas se dispenser de prier sous prétexte qu'on se croit éloigné de cette disposition : il faut, au contraire, prier pour la demander à Dieu. En lui disant: ÆPardonnez-nous nos offenses, nous lui demandons la grâce d’une sineère pénitence, afin d’obtenir par ce moyen le pardon de nos péchés. Quand on est dans cette disposition, on est sûr d'être écouté favorablement et de parvenir à une entière réconciliation avec Dieu.

Mais serait-il juste de vouloir que Dieu nous remît nos offenses, tandis que nous ne pardonnons pas à notre prochain les fautes qu’il a commises contre nous? Serait-il raisonnable de vouloir que Dieu usât d'indulgence à notre égard et qu'il oubliât les injures que nous lui avons faites, si nous voulions nous venger de celles que nous avons reçues? Nous disons tous les jours à Dieu: Pardonnexnous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés; le pardon que nous accordens aux autres est donc la mesure de celui que nous demandons à Dieu pour nousmêmes: si nous pardonnons à notre prochain, Dieu nous pardonnera; si nous ne voulons pas lui pardonner, Dieu ne nous pardonnera pas non plus. Faire

cette demande, et eonserver dans son cœur du ressentiment contre ceux aui nous ont offensés, ce serait done

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dire à Diea: Ne me pardonnez pas, parce que je ne veux pas pardonner à ceux qui m'ont fait de la peine;

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vengez-vous de moi, parce que je veux me vengor d'eux. Ce serait prononcer l'arrêt de sa condamnation, en demandant pour soi-même le traitement que l’on fait aux autres.

Histoire. — Saint Jean l’Aumônier apprenant qu’un seigneur refusait de pardonner un ennemi, le fit venir et l’engagea à assister à la sainte Messe qu’il allait célébrer. Comme c'était la coutume que tout le monde récitât l’Oraison Dominicale, le saint fit signe au servant de se taire à ces paroles : Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons... Et le seigneur les récita seul; alors le saint, se tournant vers lui, Jui dit avec fermeté: «Qu’aver-vous fait? vous avez prononcé «votre sentence, vous avez dit à Dieu de ne pas vous par- «donner, puisque vous ne pardonnes pas!» Le seigneur, frappé de ces paroles, se prosterna devant l'autel, et promit tout ce que le saint voulut; la réconciliation fut parfaite.

Exercices. —1. Devrions-nous avoir besoin de demander le pardon de nos offenses?—2, Pourquoi cette demande est-elle renfermée dans l’Oraisor Dominicale?—3. A quelles conditions

et dans quelle mesure pouvons-nous obtenir le pardon de nos offenses ?

ARTICLE VIl.

Ne neus abandonnès point à la tentation.

Ce n’est pas assez que la miséricorde de Dieu nous pardonne les péchés que nous avons déjà commis; nous avons besoin que sa grâce nous préserve d’en commettre de nouveaux. Nous y sommes à tout moment exposés à cause des tentations qui nous y sollicitent: c’est pour cela que nous implorons la protection de Dieu en lui disant: Ne nous abandonnez pas à la tentation; nous lui demandons qu'ayant égard à notre faiblesse, il détourne de nous la tentation, ou qu’il nous donne la grâce de la surmonter.

Le monde, le démon, la concupiscence conspirent ensemble pour nous perdre. Le monde nous tente par ses mauvais exemples, par ses discours, par ses inaximes; le démon nous tente en faisant sur nos sens et sur notre imagination des impressions qui tendent à nous suggérer de mauvaises pensées et de mau.

vais désirs. Il n’y a point de ruses qu’il ne mette en œuvre pour nous faire tomber: il tourne sans cesse autour de nous, cherchant à nous dévorer; enfin la concupiscence, c’est-à-dire ce penchant vicieux que nous apportons en naissant, et qui nous porte au mal, nous tente : elle nous suit partout : elle est au dedans de nous comme un ernemi domestique, et elle fournit des armes au démon et au monde pour nous attaquer avec plus d'avantage. Etre tenté n’est point un péché, c'est même souvent une occasion de mérite par la résistance qu’on y oppose; mais c’est un péché de consentir à la tentation. Si par la crainte d’offenser Dieu nous réprimons les premiers mouvements qui s’excitent en nous, et si nous refusons constamment de consentir au mal, il n'y a point de péché; cette résistance est même une action de vertu que Dieu récompensera un jour: mais si Von s'y arrête avec complaisance après qu’on s’en est aperçu, alors c’est un péché, et l’on devient coupable. Quoique la tentation ne soit pas un péché par elle-même, elle est toujours dangereuse. Cependant nous ne demandons pas: à Dieu d’être exempts de toutes tentations ; elles sont inévitables dans cette vie, qui est une guerre, un combat continuel; les plus grands saints ont été tentés. Notre-Seigneur lui-même a voulu être tenté, pour nous apprendre la manière de vaincre les tentations, et pour nous en mériter la grâce. Ce que nous de-

mandons, c’est que nous ne soyons pas abandonnés dans

“Ha. tentation.

Nous sommes si faibles, que la moindre tentation est capable de nous renverser: toute notre ressource est dans la grâce de Dieu; nous recourons donc à lui, nous lui faisons l’humble aveu de notre impuissance, nous lui demandons qu'il veuille bien nous épargner ces grandes tentations auxquelles nous succomberions, et que, dans toutes celles par lesquelles il lui plaira de nous éprouver, il daigne nous soutenir et nous donner la force d'en sortir victorieux. Nous n'avons rien à craindre avec le secours et la protection de Dieu: il est assez puissant pour nous faire surmonter toutes nos tentations, et même pour nous en faire tirer avantage. LI le fera si nous veillons sur nous-mêmes pour

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ne pas nous exposer témérairement au danger, et si nous lui demandons le secours de sa grâce dans les tentations que nous n'avons pu éviter: alors nous ne combattons pas seuls; Dieu combat lui-même avec nous; et la victoire nous est assurée. «Dieu. est fidèle, dit saint « Paul, et il ne permettra point que vous soyez tentés au- « dessus de vos forces; mais il vous fera tirer avantage «de la tentation même, afin que vous puissiez persé- «vérer.» Dieu ne peut manquer à sa parole; il s’est engagé à délivrer ceux qu espèrent en lui et à protéger

Is seront attaqués, mais rien ne pourra leur nuite tant que Dieu sera leur asile; il les fera sortir du combat avec avantage; la tentation servira à perfectionner, à affermir leur vertu, afin qu’ils puissent persévérer jusqu’à la fa.

Hisrorres. — La pes de votre côté est bien grande, Seigneur, disait saint Philippe de Néri; mais si vous ne me reteniez, je l’élargirais bien davantage par mes infidélités.

Ne m’abandonnez pas un moment à moi-même, Seigneur, disait un autre saint, sans quoi je vais périr. «Où étiez-vous? disait sainte Catherine après avoir soutenu les assauts d’une violente tentation, où étiez-vous, Seigneur?» Il lui sembla entendre une voix qui lui disait: J'étais au fond de ton cœur pour te soutenir; c’est moi qui te donnais une si grande horreur pour le mal que le démon te suggérait.

EXERCICES. — 1. Pourquoi demandons-nous de n’être pas abandonnés à la tentation ?—2, Quels sont les ennemis qui conspirent pour nous perdre, et par quels moyens ?—8, De quoi avons-nous

besoin pour leur résister ?—4, Que devons-nous faire de notre côté ?

ARTICLE VIII

Délivrez-nous du mal.

Nous terminons cette prière par demander à Dieu qu'il nous délivre du mal, c’est-à-dire des misères de cette vie, des ennemis de notre salut, et de la damnation éternelle. A combien de maux n’est-on pas sujet dans cette vie! de combien d’amertumes n’est-elle pas remplie! Les maladies, la douleur, assiégent notre

corps; le trouble, l'inquiétude, le chagrin, attaquent

nocre fime. C’est bien avec raison que l'Eglise appelle cette terre où nous vivons une vallée de larmes.

Nous ne demandons pas d’être entièranent affranchis .de toutes ces misères, ce privilége ne convient point à notre état présent; ce que nous demandons, c’est d’être délivrés de celles qui seraient pour nous des occasions de péché, qui nuiraient à notre salut. Il n’y a de véritable mal que ce qui mettrait obstacle à notre justification. Si les infirmités, l’indigence, les calamités, sont appelées des maux, ce ne peut être que parce qu’elles jettent l’âme dans le trouble, qu’elles nous exposent à l’impatience, au murmure, au désespoir, parce que nous n’avons pas assez de vertu pour les supporter sans pécher; mais les maux que l’on souffre patiemment, loin de nous être préjudiciables, servent à nous purifier, et contribuent à notre justification: ce sont plutôt des biens que des maux: quelque pénibles qu’ils soient, ils sont, dans l’ordre de la Providence, le châtiment du péché et un moyen pour arriver au bonbeur éternel. «Il faut, dit l’Apôtre, passer par beau- «coup de tribulations et de souflrances pour entrer «dans le royaume du ciel.» Il nous est cependant permis de désirer et de demander d’être délivrés de ces maux, pourvu que nous fassions cette prière avec une entière résignation à la volonté de Dieu et que nous soyons disposés à les souffrir avec soumission, si Dieu les juge nécessaires ou utiles pour notre salut. En priant ainsi et en persévérant dans la prière, nous trouverons le vrai remède à nos maux, Dieu nous exaucera, soit en nous en délivrant, soit en nous donnant la force de les supporter, ce qui est bien plus avantageux pour nous.

Nous demandons d’être délivrés des ennemis de notre salut, et en particulier du démon, qui, de tous, est le plus cruel. Cet esprit de ténèbres, non content d’avoir séduit nos premiers parents, ét d’avoir attiré sur leur postérité un déluge de maux, ne cesse de nous faire

mais Dieu arrête sa fureur, et Jui prescrit des bornes qu'il ne peut franchir.

Enfin nous demandons à Dieu qu’il nous délivre de

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la damnation éternelle, qui est le comble de tous les maux, le souverain mal, mal irréparable, mal éternel. Dans cet abîme de maux, dans cette fatale éternité, il n’y aura plus à demander d'en être délivré; il faudra porter à jamais tout le poids de la colère et de la vengeance divine. C’est là qu’il n’y a plus de rédemption à espérer, plus de bonheur à attendre, plus de salut à demander,

‘mais un assemblage de tous les maux à souffrir, et à

souffrir pendant l'éternité. Avec quelle ardeur, avec quelle persévérance ne devons-nous pas demander d’être pré- ‘servés de ce malheur affreux! Devons-nous jamais nous lasser de faire cette prière, tandis que nous pouvons encore en obtenir l'effet !

Histoire. — Le grand saint Basile, archevêque de Césarée, plutôt que de pécher en faisant ce que dard de lui l’emereur Valens, qui était arien, et qui persécutait les cathoiques, résista constamment àses volontés. L'empereur chargea le préfet Modeste de menacer le saint de la confiscation de ses biens, de l’exil, des tourments et de la mort, s’il n’obéissait. Basile dit au préfet: «Je suis À couvert de la confiscation ; je n’ai que quelques livres et les haïllons que je porte. Où m’exilera-t-on ? C’est le ciel qui est ma patrie. Les tourments que l’on pourrait me faire endurer ne seront pas longs, tant Je suis faible, et je regarderai comme un bonheur de souffrir pour Jésus-Christ. Si l’on croit m’intimider en me menaçant de la mort, qu’on sache que la mort est À mes yeux une faveur. Tout perdre, tout souffrir et mourir plutôt que de pécher» Le préfet alla rendre compte à l'empereur, et lui dit: « Prince, nous sommes vaincus ; Basile ne craint qu’une « chose, c’est le péché.» Hist. eccl.

ExERCICES. — 1. De quel mal ertendons-nous principalement être délivrés par la dernière demande de l’Oraison Dominicale ? —2. Les infirmités, l’indigence, sont-elles de véritables maux, et que demandons-nous à cet égard ?—8. Quel est le souverain mal dont la délivrance fait l’objet äe cette demande ?

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