DU TROISIÈME COMMANDEMENT
Observer le jour, etc.
Les dimanches tu garderas En servant Dieu dévotement.
Tous les jours appartiennent au Seigneur; il n ÿ en a
aucun que nous ne devions rapporter à sa gloire; mais, comme les besoins äe la vie nous empêchent de vaquer con: tinuellement à des exercices de la religion, Dieu s’est ré servé spécialement un jour de chaque semaine, qu’il nous ordonne d'employer à l’adorer et à le servir. Ce précepte est aussi ancien que le monde. Dieu, aussitôt après avoi créé l'univers, consacra ce jour, afin que les hommes céiébrassent la mémoire de la création et du repos mystérieux où il entra après avoir consommé ce grand ouvrage. Ce jour du repos de Dieu était, dans l’ancienne loi, le septième jour et on l'appelait Sabbat, qui signifie repos; mäis dans la nouvelle loi, c’est le premier jour de la semaine, qu’on appelle dimanche, ou le jour du Seigneur. I! a été substitué au samedi dès le temps des apôtres et par inspiration divine, en mémoire de la résurrection de Jésus- Christ, parce que c’est le jour auquel Notre-Seigneur, après les travaux de sa vie mortelle, est entré dans son repos étérnel. Ce jour est destiné à honorer le Dieu vainqueur de la mort par qui nous avons été rachetés,
‘“ Vous travaillerez pendant six jours, dit le Seigneur ; ‘ mais le septième jour est le repos du Seigneur votre ‘ Dieu; vous ne travaillerez point en ce jour, ri vous, ni ‘ votre fils, ni votre Serviteur, ni l'étranger qui sera avec ‘ vous dans l’enceinte de vos murs.” Les J'uifs observaient si rigoureusement le Sabbat qu’ils préparaient la veille ce qui était nécessaire même pour la nourriture du lendemain. La loi de l'Evangile est moins rigoureuse : elle permet les travaux que demandent la charité ou la nécessité, ainsi que les œuvres qu'on nomme libérales, co'nme la lecture, l'écriture, le dessin, etc. ; mais il n’est pas permis de s'occuper à des œuvres serviles, c’est-à-dire à tout travail auquel on se livre ordinairement pour gagner sa vie, ni à tout ce qui
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seraït capable de détourner du service de Dieu. C’est donc
un grand mal de s'occuper, pendant ce jaar, de travaux
mercenaires sans nécessité rigoureuse, imposée par le service divin, la nécessité publique ou les besoins indispensables de la vie.
Les ouvriers qui travaillent en ce jour, sous prétexte d'achever un ouvrage, on par la crainte de perdre une pratique, ne sont pas pour cela exempts de péché, Ce serait aussi profaner le saint dimanche que de se livrer en ce jour à une dissipation profane, de se permettre des divertisse-
| ment criminels, comme sont les bals, les- spectacles. Ces
actions défendues en tout temps le sont bien davantage dans les jours consacrés au Seigneur. De toutes les œuvres
serviles, en ést-il de plus contraires à la sanctification de
ces jours que les œuvres du péché, qui nous rendent les es-
É caves du démon ? Le péché, qui est toujours un grand mal,
même quand on le commet un jour ordinaire, ne paraît-il pas avoir un nouveau degré d’énormité lorsqu'il est commis le dimanche ? Une telle conduite n’annonce-t-elle pas un oubli de Dieu, un mépris plus marqué de sa sainte loi ?
Ce n’est point assez de s'abstenir des œuvres serviles et eriminelles, il faut encore employer les dimanches au sérvioe de Dieu, en s’appliquant à des œuvres de piété et de religion ; c’est là l’essentiel et la fin du précepte. Si Dieu nous commande d’interrompre les travaux ordinaires, c'est afin que rien ne nous détourne de l’application à son service, Dieu serait-il donc honoré par un repos d’oisiveté ? sanctifierait-on ce jour en Je passant au jeu, à la table, aux visites ? Non, sans doute, ce qui sanctifie véritablement le jour que le Seigneur s’est réserve, c'est l’assistance aux ofices divins, aux instructions publiques, ce sont de saintes lectures et généralement toutes les bonnes œuvres qui ont pour objet le culte de Dieu, notre sanctification et le soulagement du prochain. Il est vrai que Dieu ne nous défend pas un soulagement honnête et modéré. Ce délassement nous est nécessaire et nous pouvons nous l’accorder, mais ce ne doit jamais être au préjudice de la piété et le temps de nous récréer ne doit pas être pris sur celui qui est destiné à la prière, au chant des louanges de Dieu et à
uotre instruction.
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Hisrorrz.-1l y avait peine de mort, dans l'Ancien Tes.
ment, contre les profanateurs du Sabbat ; car non seulement s'appliq Dieu ordonna de lapider un homme qui avait été trouvé ramas- quelque sant du bois dans le désert le jour du Sabbat, mais encore il Les e dit à Moïse: ‘‘ Parlez aux enfants d'Israël et dites-leur : ob- vers le
‘“ servez mon Sabbat, parce qu'il doit vous être saint ; celui qui
‘ Je violera sera puni ‘fe mort ; si quelqu'un travaille au jou : ‘ du Sabbat, il sera retranché du milieu du peuple. On tra- ! ‘€ vaillera les six autres jours; mais le septième est le Sabbat le resp ‘€ et le repos consacré au Seigneur ; quiconque fera quelque ‘“ ouvrage au jour du Sabbat doit être puni de mort.”
—, Exode xxx1.
—Un jour de dimanche, le père C*##, étant dans une des de Die îles Mariannes, passait le long du rivage de la mer pour aller visiter un malade; il trouva quelques Indiens baptisés qui
ils sont
travaillaient à des barques. Il leur demanda s’il n'y avait pas LOSRE
d'autres jours dans la semaine où ils pussent vaquer à ce tra- fait ret vail et quelle raison pouvait les porter à transgresser ainsi le cienne précepte divin qui leur ordonne de sanctifier le jour du Sei- supplic
gneur en s’abstenant de toute œuvre servile et en l'employant ou sa aux saints exercices de la piété chrétienne. Ils répondirent
2 . es d’an ton brutal que tel était leur volonté. Le Père poursui- La vit son chemin, mais peu d’heures après, lorsqu’au retour de Ê SP chez son malade il passa par le même endroit, il trouva rédui- pas de tes en cendres et les barques et la grange où on les fabriqua't ; ent fa les Indiens qui avaient été si peu dociles à ses remontrances, deané couverts de confusion, donnaient des marques d' plus vif lui, et repentir de leur faute. conte Lettres édifiantes. lat
EXERCICES.—1. Quel estle jour de la semaine que Dieu s’est spécialement Re réservé et pourquoi s'en est-il réservé un ? 2, Ce précepte est-il bien ancien? qu ale 8. Pourquoi le dimanche a-t-il été substitué au Sabbat? 4. Comment les Juifs sont À: observaient-ils le Sabbat? 5. Comment devons-nouc observer le dimanche ? À 6. Ne manque-t-on à la sanctification du dimanche qu'en se livrant à des œu- père «
vres serviles ? 7, Suffit-il, pour sanctifier le dimanche, de s'abstenir du travail r et du péché? D pou B quan CHAPITRE V de chrét
DU QUATRIÈME COMMANDEMENT tre.
Le Honore ton père et ta mère, etc, l'obéi Tes pères et mèr: honoreras,
Afin de vivre longuement. . VOS F : d j à cet Dieu, par son quatrième commandement, prescrit les de- st voirs des inférieurs envers les supérieurs, et des supérieurs son ]
envers les inférieurs ; car ce qui est dit d vère et mère
seulement 6 ramasencore il pur : ob.
celui qui
au jou On trae Sabbat quelque