‹ Nouveau traité des devoirs du chrétien envers Dieu [microforme]Chapitre 87 sur 141 · UC, VII · texte numérisé non relu

UC, VII

sité ? 2. Dites ous par nousnir? 4. Com- ’une à l’autre ?

s si l’on n’y disposition

‘ Oui, je donnances l’Ecriture quitte sa u Seigneur

“et je lui ferai miséricorde. * Il n’y a do re de miséricorde à espérer que pour celui qui renonce au péché. Dieu ne nous pardonne nos péchés qu’autant que nt us nous en repentons sincèrement et quand ce repentir estskrsère, il renferme nécessairement le ferme propos, car ne serait-ue pas ce moquer de Dieu que de lui demander pardon d’un péché que l’on voudrait encore commettre ?

Il y a trois marques auxquelles on peut reconnaître le bon propos. : La première est de changer de vie. Un jeune homme était orgueilleux, emporté, indocile, menteur, négligent dans ses devoirs, déssipé dans ses exercices de piété ; il devient doux, humble, obéissant, appliqué au travail, vrai

‘dans ses discours, recueilli dans la "prière, modeste à l’ église:

voilà une preuve sensible de la sincérité de sa résolution ; ; on ne peut douter qu’il n’ait eu le bon propos. Mais ne peuton pas dire que celui en qui l’on n’aperçoit aucun changement de conduite n'avait pas renoncé véritablement au pêché, que ses promesses n'étaient que sur les lèvres et non pas dans le cœur ? Il est difficile qu’il y ait un véritable repentir où il n’y à pas d'amendement,

La seconde marque est d'éviter les occasions qui portent ordinairement au péché. Il y en a deux sortes : les unes portent au péché par elles-mêmes, comme les mauvais livres, les mauvaises chansons, les peintures déshonnêtes, les mauvaises compagnies. Les autres ne sont occasions du péché qu'à cause de la faiblesse et de la disposition des personnes qui s’y sont engagées : telles sont certaines professions légitimes par elles-mêmes, mais qui deviennent une occasion prochaine d’offenser Dieu pour ceux qui n’ont point assez de lumière et assez de force pour en remplir le devoir. On est obligé de quitter toutes ces occasions et si l’on y demeure volontairement, c’est une marque que l’on n'a pas un ferme propos de se corriger. Le Saint-Esprit nous avertit que celui qui aime le danger y périra. Il en coûte quelquefois beaucoup pour se séparer des occasions; mais il faut se résoudre à en faire le sacrifice, si l’on ne veut pas se perdre pour l'éternité, C'est le sens de ces paroles de EN Seigneur : ‘ Si votre œil droit où si votre main droite sont “pour vous un sujet de scandale et de chute, arrachez-les ‘et jetez les loin de vous; car il vaut mieux pour vous

“ qu'un de vos membres périsse que si votre corps était jeté “tout entier dans l'enfer. ” C'est-à-dire : quand ce qui vous porte au péché vous serait aussi cher et aussi précieux que votre œil droit et votre main droite, il faut vous en séparer si vous voulez vous sauver.

Enfin, la troisième marque d’un ferme propos est de travailler à détruire ses mauvaises habitudes, c’est-à-dire la facilité à commettre certains péchés où l’on tombe fréquemment. Il faut pour cela veiller beaucoup sur soi-même, se confesser souvent, faire des actions contraires à ses habitudes par exemplé, des actions de douceur contre la colère, d’obéissance contre l’indocilité, et s’imposer à soi-même quelque pénitence toutes les fois qu’on aura succombé à sa mauvaise habitude, Sans doute, à raison de la faiblesse humaine, il pourra bien arriver que celui qui avait le ferme propos retombe encore dans les fautes qu'il ne voulait plus commettre, mais alors il en gémit devant Dieu et se hâte de s’en purifier de nouveau par la confession, Mais si l’on ne fait aucun effort pour vaincre une mauvaise habitude, si l’on n’évite pas les dangers d’y retomber, si les chutes sont aussi fréquentes qu'auparavant, c’est une marque certaine que l’on n’a point eu le bon propos.

Historre.—Dans le quatrième siecle, Sapor, empereur des Perses, étant devenu presécuteur des chrétiens, ordonna qu’on décapitât tous les prêtres qui ne renonceraient pas à Jésus-Christ. I] se fit amener l'archevêque de Séleucie, saint Siméon, quiavait le plus grand soin de son troupeau et qui passait pour le plus fort défenseur du christianisme. Sapor le pressa d'adorer le soleil, lui faisant les plus magnifiques promesses s’il obéissait et le menaçant, s’il n’obéissait pas, de le faire mourir et de chasser de son emp're tous ies chrétiens. Siméon répondit : ‘Je ne puis point adorer le soleil ; je trahirais ma religion. ” L’empereur le fit mettre en prison, dans l'espérance que les mauvais traitements qu'il y recevrait le porteraient à changer d'avis. Comme on l’y conduisait, un vieil eunuque appelé Ustazade, qui était surintendant du palais impérial, fut vivement touché en voyant le saint évêque ; il se prosterna aussitôt devant lui par respect : mais le saint montra qu'il était bien éloigné d’être sensible au témoignage de l'attachement respectueux qu’il lui donnait et il détourna le visage pour lui reprocher par ce signe

de mépris sa lâcheté et l’impiété dont il s'était rendu coupable en adorant le soleil et en renonçant par là au christianisme. Il

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soutenir co reproche, qi avait si bien mérité ; il versa aussitôt beaucoup de larmes. Pour réparer lo crime de son apostasie, il quitta l’habit blanc qu’il portait et en prit un noir, afin de manifester son repentir ; s’en étant ainsi revêtu, il alla se placer devant le palais ct là, se répandant en lamentations, il disait en fondant en pleurs : ‘* Misérable que je suis! Qu’ai-ie donc à attendre de Jésus-Christ, à qui j’ai eu le malheur de renoncer, si je suis si sensible au mépris que Siméon, qui n'est que son ministre, me témoigne à cause de mon apostasie ? ” L'empereur apprenant que son fidèle eunuque était vivement affligé, en voulut savoir la cause et le fit venir au palais. ‘‘ Quelle disgrâce vous est-il donc arrivée? lui dit-il. —Ah! que toutes les disgrâces ne sont-elles pas venues fondre sur moi plutôt que celle qui est la cause de ma douleur! Je pleure de ce que je ne suis pas mort de ce que je vis encore et puis voir ce soleil que j'ai eu le malheur d’adorer de peur de vous déplaire; je mérite une double mort : l’une pour avoir trahi Jésus-Christ, mon adorabie Sauveur, et l’autre pour vous avoir trompé.” Ustazade jura ensuite qu’il ne trahirait jamais Celui qu’il reconnaissait et adorait comme son Dieu. A ces paroles, Sapor entra en fureur et fit serment de faire mourir tous les chrétiens; et cependant, par compassion pour le vieillard, il ne négligea rien pour le gagner. 66 Non, lui dit ce vrai pénitent, vous ne réussirez point, je ne serai jamais assez insensé pour rendre à la créature le culte suprême qui n’est dû qu'au Créateur. ” L'empereur, voyant sa constance, prononça qu’il serait décapité. Lorsque lo martyr allait au supplice, il fit appeler un autre eunuque qui était son ami, le pria d'aller de sa part vers Sapor et de lui demander qu'en récompense de la fidélité avec lequelle il l’avait servi pendant tant d'années, il ordonnât que dans le temps qu’on exécuterait sa sentence de mort, un héraut déclarait qu’Ustazade n'avait point été condamné en punition de quelque crime, mais uniquement parce qu'étant chrétien, il avait refusé de trahir son Dieu. Sapor consentit à la demande de son eunuque d'autant plus volontiers qu’il espérait par là intimider les autres chrétiens voyant qu'il ne faisait pas même grâce au vieillard qui l'avait toujours bien servi. Ustazade montra qu'ilavait une contrition véritable, accompagnée d’un ferme propos.—Hist. ecclésiastique.

Exercices. —1. Combien y a-t-il de marques qui font connaître qu’on a un ferme Fropos de ne plus pécher et quelle est la première? 2, Dites quelles sont les deux autres marques du ferme propos ?

ARTICLE IV De la confession

La seconde partie du sacrement de pénitence est la con-

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