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fession, c'est-à-dire l'accusation de se1 péchés. faite à un prêtre approuvé, pour en recevoir l’absolution.
Tous les prêtres reçoivent dans leur ordination le pouvoir de remettre les péchés, mais ils ne peuvent l'exercer qu’en vertu d’une mission particulière de leur évêque, qui leur fixe le lieu et l'étendue de leur juridiction.
Tout prêtre qui n’a pas reçu cette mission ou qui exerce sans l'autorisation de son évêque ne peut remettre les péchés.
Il y a aussi des crimes graves dont le pape et les évêques se réservent la rémission afin d’en iaspirer plus d'horreur : c'est ce qu’on appelle des cas réservés.
Il faut accuser tous les péchés mortels qu’on a commis, même ceux qui sont restés cachés au fond du cœur, comme les mauvais désirs et les mauvaises pensées, etc. Cette obligation est une quite du pouvoir que Jésus-Christ a donné à ses apôtres et en leur personne aux prêtres qui leur succèdent en ce ministère, de remettre et de retenir les péchés en son nom, car ils ne peuvent juger de l’état des consciences s’ils ne le connaissent par la confession que les pécheurs en font eux-mêmes.
La confession doit être humble, sincère et entière. Humble car celui qui se confssse doit se regarder comme un criminel de lèse-majesté divine, qui a mérité des supplices éternels et qui, prosterné aux pieds du ministre de Jésus-Christ, fait amende honorable pour tant de péchés qu’il a commis et demande à son juge un pardon qu’il se reconnaît indigne d'obtenir, mais qu’il espère cependant de la bonté divine. Sincère, c’est-à-dire qu’il faut accuser ses péchés précisément comme on les connaît, sans détours ni artifice comme sans exagération. ÆEntière, c’est-à-dire qu'il faut déclarer le nombre, l'espèce et les circonstances considérables : le nombre en disant, autant qu’il est possible, combien de fois on a commis chaque péché ; l’espèce, car ce n’est point assez de dire en général qu’on a beaucoup péché, mais on doit dire en particulier quelle sorte de péché l’on a commis, si c’est un vol, une médisance, un mensonge, etc, ; sans cela, Je confesseur ne pourrait pas juger de l’état de la conscience, ni prescrire les remèdes et les pénitences convenables Il faut encore déclarer les circonstances considérables, Æ y
Me deu kempl n sac que | sans c'est vre q lus co à CIrCOI e décl:
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cisément me sans larer le > nombre Dis On à assez de loit dire s, si c’est cela, le nscience, bles Ii es, y
e deux sortes : les unes changent l'espèce du péché. emple, voler dans une église n’est pas un simple vol, n sacrilège, qui est une espèce de péchs plus considéque le vol. Les autres font que le péché est plus sans changer l’espèce : par exemple, dérober à quelc'est un larcin ; mais prendre deux ou trois francs à vre qui n'a rien autre chose pour vivre, c’est un péché lus considérable que de les prendre à un riche ; c’est circonstance qu’il faut déclarer. Mais, pour être en e déclarer ainsi ses péchés, il faut les connaître exact: de là la nécessité de l’examen.
lorRES.—L’impératrice Jeanne, princesse ornée de toutes
Mgus, avait choisi pour son directeur sain Jean Népomucène
ne de Prague. Wenceslas, époux de l’impératrice, était Joux et il interprétait mal les actions les plus innocentes épouse, la soupçonnant d'’infidélité Un jour qu’elle de se confesser, il va trouver le confesseur et l’interroge avoir si Ses soupçons étaient fondés. Le saint lui dit e peut parler, que le secret de la confession est inviolable, butes les connaissances acquises par la confession sont > si elles n'étaient pas. L'empereur irrité garde un morne Quelques jours après, il fait revenir le saint devant emploie les caresses, les promesses, les menaces, pour rer à révéler la confession de l'impératrice ; tout est . Ille fait traiter avec la plus grande inhumanité, sans r rien obtenir. Enfin il le menace de la mort s'il ne it pas ses désirs. ‘‘ Vous pouvez me faire mourir répond Jean Népomucène, mais vous ne me ferez pas parler.” slas furieux ordonne qu’on le jetie dans la rivière pieds ns liés, Le martyre fut bintôt étoufté sous les eaux : des nes pieuses enlevèrent son corps et le mirent dans un Au où il s’opéra un grand nombre de miracles.
— Fezzer, Dict. Hist.
ces, —1, Qu’entend-on par la confession, qui est la seconde partie du sade pénitence ? 2, Quels sont les péchés qu’i faut accuser en confession? es qualités doit avoir la confession et en quoi consistent-elles ?
ARTICLE V Examen de conscience
nécessité de l'examen de conscience est fondée sur
Œ'accuser tous les péchés qu’on a commis : comment
usera-t-on si on ne les cannaît. nas ? et. les connaître-
t-on si on ne les recherche pas ? Le saint concile de Tra exige qu'on se prépare à la confession par une discusill soigneuse. Sans cet examen sérieux on serait exposé àiurs a: pas connaître tous ses péchés, à ne pas les confesser et, pante. une suite de cette négligence, on n’en obtiendrait pr pardon. Au lieu de rentrer en grâce avec Dieu, ons voserait à devenir plus coupable à ses yeux.
Il y a surtout des péchés qui demandent ue attent particulière dans l'examen de conscience * ce sont les on sions de ses devoirs et les péchés d'habitude. Il faut au s’examiner avec sévérité sur certains péchés que l'on! porté à regarder comme légers quoiqu’ils soient graves
: ! hRecev leur nature : telles sont les mauvaises pensées, telles spi encore beaucoup de fautes opposées à la charité, Le
Avant tout, il faut demander à Dieu les lumières se bien connaître soi-même, puis rentrer dans sa consci et rechercher ses fautes avec le désir sincère de bien connaître toutes et dans toute leur gravité, afin de les cuser fidèlement, | :
Lorsqu'on s’examinera pour faire une confession géné ou une confession qui date de plusieurs années, il sera u
st proi ère de prable ( profai remède t com
à certaines personnes de mettre par écrit, en abrégé | pur péchés qu’elles connaîtront avoir commis. Pendant l'exat Deus ]
de conscience, on fera très bien de penser que Dieu présent et de lui dire souvent: Seigneur, faites-moi coni tre le nombre et l’énormité des péchés que j'ai commi accordez-moi par les mérites de Jésus-Christ, la grâce les confesser entièrement et de les détester souveraine Après l'examen, on doit s’exciter à la contrition et après! être excité, il faut produire de cœur des actes de contriti On conseille de réciter alors bien lentement et avec bi coup ‘l'attention : Je me confesse à Dieu tout puissant,
démor rs yeu {leur e fesser nte, r tout hés, € Drs du 1 lui a proches i lui us déc
Hisrorre.—Une personne qui voulait commencer une vie gulière fit une retraite pendant laquelle elle écrivit sa confesi générale et, dans un moment où elle venait de méditer sur l'ei et qu’elle était encore pénétrée de la pensée salutaire des nblabl plices éternels, elle jeta les youx sur le papier où elle avait 6 4 sa confession générale. A Îa vue de tant de fautes d touté aséque vie, sa crainte redoubla. Elle prit ce papier en disant : (hi fidèl
ue de bois pour le feu éternel! n'y aureit-il pas quelque moi vert e l’éteindre |” Cette réflexion la termina à renoncer Les de v- v Mà vo ; É honte
pncile de Trer une discusil rait expose à urs aux frivolités du siècle et À mener una vie retirés et confesser et, 1iante.
btiendiraït pag gncrors.—1. Sur quol est fondée la nécessité de l'examen de conscience et
c Dieu, on Y Ji faut-il le faire ? 1. Sur quels péchés faut-il porter une attention particu- ? ? 8. Que faut-il demander à Dieu avant de faire l'examen de conscience ? 4,
. lsautres moyens faut-il prendre pour bien faire son examen ?
it une atteni
ce sont les on ARTICLE VI :
e. Il faut ai thés que l'on soient graves nsées, telles «8 arité,
s lumières 1 ns sa conscl cère de bien 6, afin de les!
— IL — k co
Recevoir l’absolution sans les dispositions nécessaires st non seulement Ja rendre nulle et sans effet, mais commettre un nouveau péché, un sacrilège, puisque t profaner un sacrement. Alors, au lieu d’apaiser la re de Dieu, on l’outrage, on foule aux pieds le sang able du Fils de Dieu, qui, tombant sur un sujet indigne, profané d’une manière criminelle ; on change en poison remède qui avait été préparé pour nous guérir. Cepen-
fession géné ées, il sera uf
en bye ipable de ce crimel ; | endant 'exantelies sont les causes d’un malheur si déplorable ? que Di Deus les uns, c est la honte de déciarer certaines fautes, dibe oit l démon, cet esprit de malice et de iensonge, diminue à e j'ai comnillf"" °U* l'énormité du péché avant qu ils le commettent ist, la grâc [eur en montre toute la laideur, lorsqu il s’agit de s'en souveramendiesser. Rien n'est plus ma fondé que cette mauvaise tion et apräll” te, Le confesseur est obligé au secret le plus inviolable es de conti toutes les lois divines et humaines : Jui découvrir ses Rob eu D hés, c est comme si en ne les découvrait à personne. UE puissant Ars du tribunal sacré, il ne peut faire aucun usage de ce A lui à été dit : on ne peut avoir à craindre de sa part ni broches amers, ni insultes ; c'est la charité, c’est la dogceur i lui dictera les avis qu’il vous donnera. (Celui à qui us déclarez vos fautes n’est point un ange ; c’est un homme nblable à vous, environné comme vous de faiblesses et par nséquent porté à avoir compassion des vôtres; c'est un
encer une vie vit sa confesii néditer sur l’el alutaire dessi où elle avait é autes d tout
en disant : Mi fidèle, qui ne désire que votre guérison et votre retour 8 quelque ma vertu ; c’est un père tenûre, qui sera touché des marà renoncer es de confiance que vous lui donnerez et qui no songera
à vous secourir dans un besoin si pressant. Dites-moi, honte vous retient-elle quand il s’agit de découvrir à un
ae
De la confession sacrilège |
t combien n’y a-t-il pas da jeunes gens quise rendent
| TACX ss 232 sn . 4 profs
e par € 6 vers n servi able d stre d’ sulerait sans un at du P ce crir tez ja îtlan Penda re prot dait pas à présel tavou
S. Au
médecin queique mal secret, surtout lorsque ia mort « craindre en le tenant caché? L'amour de la vie nef pas vaincre toutes les répugnances ? Comment donc cède on à la honte quand l’âme est blessée d’une plaie mortel comment n'a-t-on pas la force de la découvrir à celui peut y appliquer de salutaires remèdes ?
D'ailleurs, que gagne-t-on à dérober aujourd'hui au « fesseur la connaissance de ses péchés ? Peut-on en dérol à Dieu? Ne faudra-t-il pas les confesser tôt ou tard ou pi éternellement et voir un jour ces mêmes péchés dévoi!ésa yeux de tout l'univers ? |
Il en est d’autres que la crainte de ne pas faire leur pt mière communion ou leurs Pâques empêche de se décour au confesseur ; mais rien n’est plus insensé que de profai deux sacrements pour ne pas manquer à la première cl ses er munion cu au devoir pascal. s la m
Parmi ces pénitents qui reçoivent ainsi l'absdlution el jonna les dispositions nécessaires, les uns prennent cette rémissiilutés :
L ® e , 0 É u apparente pour une rémission réelle ; ils ne pensent plu" ERCICES, -
se repentir de leurs péchés, profanent tous les sacremel 14 aist qu’ils reçoivent dans la la suite et meurent presque tou jou si dép dans l’impénitence ; d’autres, se reprochant toute leur Vut, au c une crime si énorme, sont exposés à un affreux désespoir ( s’'endurcissent dans le mal et y persévèrent jusqu’à la mo Allez en paix, aura dit le ministre de Jésus-Christ aux ul et aux autres de ces faux pénitents ; et Dieu leur din Allez avec ma malédiction ! Le seul remède à un aussi grai | 38e mal, c’est une confession générale faites avec toutes lesd te pos
positions nécessaires,
Celui, au contraire, qui a ouvert son cœur tout entier4 confesseur et qui à employé le temps convenable à s’éprou Bis est bien dédommagé ensuite de la légère épreuve à laque #4 dt il s’est soumis ; ce temps à été court, il est passé ; ; dm reste plus que le témoignage d’une bonté conscience;
ré de
à le co:
re, V croit que sa communion à été bien faite ; la paix règne dal dun son cœur ; pendant tout le cours de sa vie il Hétén l’he Je
reux moment où il à remporté sur lui-même une victoll qui lui assure une douce tranquillité sur la terre et son sal éternel après sa mort,
le pe
Hisrome, —Garde-toi de te rendre seupabi du sang de Jés ÿ
ue ja mort « la vie ne fai ent donc cède plaie mortel vrir à celui(
urd’hui au «
t-on en dérol
ou tard ou pé hés dévoi!ésat
s faire leur pi de se décou
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cette rémissi > pensent plus —Jes sacreme Jresque toujoil , toute leurt ux désespoir jusqu’à la mo Christ aux ul Dieu leur dir un aussi gra c toutes lesdi
tout entiert ble à s’éprout euve à laque st passé ; 1li
conscience},
aix règne dai
il bénira l’he 1e une victoil rre et son sal
a sang de "4
. = 233 — & t, se disait à lui-même un serviteur de Dieu qui craignait e profaner ; ce sang est d’un grand prix, c’est le sang du e par excellence, c'est le sang d’un Dieu, Ce sang adorable 6 versé pour ma rédemption. Ilest à mon usage ; je puis h servir au saint tribunal pour être purifié de mes péchés et able du Seigneur pour la nourriture de mon âme ; mais quel stre d’ingratitude je serais, si je le traitais comme celui qui oulerait aux pieds, en faisant une confession sans sincérité uns une véritable contrition et en communiant ensuite dans ht du péché ! Qu”'i mérite bien l’enfer celui qui ose commetce crime horrible ! —O mon Sauveur! ajoutait-il, ne pertez jamais que je me rende coupable de votre sang! Ah! ôt la mort......mille morts. —ÏLAsAUSSE.
Pendant la quinzaine de Pâques, un prêtre remit à un mire protestant une somme considérable à laquelle il ne s’atdait pas ct qu’on venait de lui restituer. Lorsque l’occasion présentait, celui-ci ne pouvait s'empêcher de dire : ‘‘Il avouer que la confession est une bonne chose.” $. Augustin à eu le courage d'écrire sa confession ; il puses erreurs et ses désordres, afin qu’on connût de toutes s la miséricorde que Dieu avait exercée à son égard en lui donnant ses crimes. Le courage qu'il eut de dévoiler ses juités attira sur lui de si abondantes bénédictions qu'il est enu un grand saint,
gRCICES.—1, Qu'arrive-t-il quan 1 on a eu le malheur de recevoir l’absolution les dispositions néces aires? 2. Quelles sont les principales causes d’un e si déplorable et à quoi faut-il penser pour l'éviter?3. Quelles sont les suites eureu ses d’une confession sacrilège ? 4 Quels sont les heureux effets qui réent, au contraire, d’une entière confession ?
ARTICLE VII De la manière de se confesser
Dn se met à genoux pour se confesser, afin d'exprimer par te posture humiliante qu’on est dans la confusion et péré de douleur d’avoir offensé Dieu, dent on reconnaît à le confesséur est le ministre, Il faut donc alors s’hulier intérieurement et se repentir véritablement de ce on a eu le malheur de pécher.
Un donne au prêtre le nom de Père : bénissez-moi, mon re. Votre confesseur est le père de votre âme ; sa fonch dans le saint tribunal est d'établir Jésus-Christ dans ro cœur, de ressusciter en vous Ja vie de la grâce si vous lez perdue, ou de l’augmenter si vous êtes vivant aux
youx do Dieu par la justice. Regarder-le comme un] tendre qui a du zèle pour votre salut : s’il est votrey spirituel, vous devez l’honorer, avoir en lui une grande embla fiance et être disposé à lui obéir, p iniq
Bénissez-moi, mon Père, parce que j'ai péché. Btro: ic
Ce n’est pas parce qu’on a péché qu’on mérite d’être bé un Di en péchant on s’est rendu indigne d’être béni de Dieu fn lui « le canal de son ministre. Ces paroles signifient : obtedeu de moi, mon Père, des grâces de conversion et celle de rece@h : il k l’absolution, étant bien disposé parce qu'ayant eu le malh@oute : de pécher, je m'en répens de tout mon cœur. l'inst
Le Confiteor est une excellente formule d’acte de conti: ile tion ; en le récitant, il faut entrer dans le sens de la pane et qui renferme cette prière: On s’y confesse en général @istère, ses péchés à Dieu, à Marie, à saint Michel, aux saints Afkroire « tres Pierre et Paul et à tous les saints, reconnaissant quBulgenc est coupable, très coupable, et qu’on ne peut imputer qérgerait soi-même les péchés dont on a souillé son âme ; on s'y@ent ur commande à la miséricorde de Dieu et on invoque les sai dispo afin de l’obtenir par leur intercession. C’est après cet atore el général de ses péchés qu’on en fait l'accusation détaillée @ceau c ministre du Seigneur, Il faut lui dire auparavant depxsrorr
quel temps on ne s’est pas confessé, si l’on a reçu l’absoluti, ne 8. et si ona accompli exactement et religieusement la péiit recot tence sacrementelle qui avait été imposée. ces péc
En disant ses péchés, on doit se souvenir qu’on s’acle. N k devant son juge et par conséquent parler d’un t cv | qui montre qu’on est humilié de ce qu’on s’est rendu d,; &@ pable devant Dieu et qu’on en gémit. Bb: en
Lorsqu'on a fait avec sincérité au prêtre l’accusation@Bondit « tière de ses péchés, on lui dit qu’on en demande pardoïle conf Dieu. Celui qui, dans le saint tribunal, n’a pas une vériFion ur ble douleur de ses péchés, ment donc à Dieu dans la perf À dr
ne de son ministre, en disant qu’il demande pardon à DS
et en mentant à Dieu, ne se moque-t-il pas de lui ? FRE T1 demande au ministre du Seigneur, à qui il a confessé pour
péchés, deux choses : 12 pénitence et l’absolution. End. ;
eu de se:
demandant une pénitence, le pénitent le prie de lui ordipniesio ner ce qu’il faut qu’il dise ou qu’il fasse pour se punir péchés qu’il a accusés et pour se préserver de retomber (
comme unr — 235 — il est votrer
une grande (
mblables fautes. Il sait ou il doit savoir qu'il faut que iniquité, sans exception, soit punie en ce monde ou en tro : ici-bas par le pécheur lui-même, ou, après cette vie, un Dieu vengeur.
n lui demandant l’absolution, il reconnaît que le prêtre eu de Jésus-Christ le pouvoir divin de remettre les pés ; il le prie de lui accorder cette inestimable faveur, mais oute: Si vous n'en jugez digne, et il achève le Confiteor. l'institution de Jésus-Christ, le confesseur est établi : il est obligé de suivre les règles d’une prudence chréne et raisonnable ; il ne peut jamais, sans trahir son istère, prononcer une sentence favorable lorsqu'il a sujet roire que Dieu ne la ratifiera pas ; cette douceur, cette ulyence criminelle ne déchargerait pas le pénitent et rgerait le confesseur, disait saint Ambroise. Non seuent une absolution qu’on donne à un pécheur qui n’est disposé suffisamment ne lui est d’aucun secours, mais st après cet aïliore elle lui est très nuisible : elle devient souvent le tion détaillée @ceau de £a réprobation, la vraie cause de sa perte. paravant depSxrorres, —Uno persofine, qui avait la réputation d'être déreçu l’absoluti e, ne 8e défiait pas assez d'elle-même et n'avait pas assez sousement la péiit recours à Dieu : elle eut la faiblesse de tomber dans un ces péchés dont l’aveu coûte tant aux personnes que le seul h du vice contraire à la pureté faitrougir. Elle se repentit de faute dès qu’elle l’eut commise. ‘‘Quoiqu'il puisse m'en oûter, dit-elle, j'irai m'en confesser et j'ouvrirai parfaitement on cœur.” Elle partit aussitôt. Comme elle y allait, il lui bla ententre le démon qui lui disait : ‘‘Où vas-tu ?”” elle lui ondit courageusement : ‘‘Je vais me couvrir de confusion et s confondre.” Lorsqu'on a eu le courage d'accuser en conion un péché qu’on avait beaucoup de peine à dire, on se t, aussitot après l’aveu qu'on à fait, dans l’état de celui qui
st enfin déchargé d'un lourd fardeau dont il était accablé.
— LASAUSSE, ue FRCICES.—1, Dans quelle postrre doit-on se confesser et quel nom faut-il Lil a confessé ner au prêtre ? 2. Que signifient ces paroles : ‘“Bénissez-moi, mon Père, parce luti E j'ai péché ?” 8, Dans quels sentiments doit-on réciter le Confiteor et faire à ution. eu de ses péchés ? 4, Comhien de choses demande-t-on au prêtre en terminant ie de lui ordiontession et dans quel but ?
ur se punir ARTICLE VIII à retomber €
iché, érite d’être bé éni de Dieu ifient : obte celle de rece nt eu le mal
d’acte de conf sens de la pa e en général aux saints À onnaissant qu eut imputer q âme ; on sy voque les sai
r qu’on s’actt arler d’un t s’est rendu
l'accusation aande pardoi x pas une vér dans la per pardon à Di de lui ?
De la satisfaction
La satisfaction, qui est la troisième partie du sacrement pénitence, est une r'paratica de l’injure faite à Dieu et
LS
ADS RAS ni de
— 390 — j au prochain. Satisfaire à Dieu pour nos péchés, c’est ou souffrir quelque chose pour fléchir la colère de Die nous avons offensé et pour réparer le tort que nous à . causé à notre prochain. La satisfaction, du moins qu l'acceptation et au désir de l’accomplir, est absolumen cessaire pour que les péchés soient remis par le sacre de pénitence : quand on n’a point la volonté de satisfs Dieu, on ne peut obtenir la rémission de ses péchés, ( Dieu qui les remet; lui seul est le maître des condi auxquelles il veut en accorder le pardon. Dans le sacre de baptême il nous dispense -de la satisfaction: aus ministres de l'Eglise n’imposent-ils aucune pénitence à ( qu’ils baptisent, quelques péchés qu'ils aient commis vant. Il n’en est pas de même du sacrement de pénite Dieu, par la bouche des prêtres, remet bien la peine | nelle si on a les dispositions nécessaires ; mais il reste( nairement à souffrir une peine temporelle. Le péni doit accomplir avec fidélité la pénitence que lui prest confesseur et même s'appliquer à la pratique d’autres œ pieuses dans la vue de satisfaire à la justice de Dieu. Ceux qui meurent avant d’avoir subi cette peine ta relle la subissent dans l’autre vice; ils achèvent d'x leurs péchés dans le purgatoire. En effet, il convient justice de Dieu que ceux qui ont abusé de la première g reçue dans le baptême, qui en ont violé les promesses admis plus difficilement à la réconciliation ; il convié la justice de Dieu que ceux qui ont déshonoré les glorik qualités d'enfant de Dieu, de membre de Jésus Chris temple du Saint-Esprit, qui ont traité comme unet profane le sang adorable par lequel ils avaient été sant et qui ont fait outrage à l'Esprit de grâce, ne trouven la même facilité de pardon que ceux qui n’ont poni baptisés et dont les péchés, commis en grande partie ignorance, ne portent pas-le même caractère d’ingrati D'ailleurs, la miséricorde de Dieu fait trouver au pét pénitent un grand bien dans le châtiment même q punit : il y trouve un frein à ses passions, un remède tt ses mauvaises habitudes ; car la satisfaction que le co seur impose doit être propre non seulement à expier lep commis, mais encore à détruire le vice qui l’a fait con
EM, ER Lu af
Lu
péchés, c’est olère de Dix que nous à du moins q st absolumen s par le sacre nté de satisfs ses péchés, ( re des condi Dans le sacre faction : aus > pénitence à ( ient commis :
ent de pénite bien la peine | mais il reste( lle, Le péni que lui presc e d’autres œt ice de Dieu, cette peine tel achèvent d'e t, 1l convient la première g s promesses nn ; il convi 1oré les glorié * Jésus Chris comme une ient été sand , ne trouven ii n'ont poil rande partie ère d’ingratit uver au pétl ent même q an remède ct on que le ca à expier lep | l’a fait conil
tre, comme les humiliations pour l’orgueil, l’aumône pour l’avarice, le jeûne pour l’intempérance, la mortification des sens pour l'impureté ; et ces pénitences doivent avoir quelque proportion avec les péchés, c’est-à-dire qu’elles doivent être plus ou moins grandes selon que les péchés sont plus ou moins énormes ov. qu’ils ont été plus ou moins multipliés.
Les œuvres de pénitence sont principalement celles qui sont imposées par le prêtre : les plus ordinaires sont la prière, le jeûne et l'aumône. Par la prière, on entend tous les actes de religion, comme les bonnes lectures, l’assiduité aux offices divins ; par le jeûne, tout ce qui mortifie les sens ; et l’aumône comprend tous les secours temporels et spirituels donnés au prochain. Dieu veut bien encore accepter en satisfaction toutes les afflictions qui nous arrivent comme les maladies, les injures, les persécutions ; mais pour que toutes ces choses soient de quelque prix devant Dieu, il faut les souffrir dans un esprit de pénitence, les unir aux souf. frances et aux satisfactions de Jésus-Christ par lequel nous méritons et nous satisfaisons ; c’est Jésus-Christ seul qui donne à nos actions tout ce qu’elles ont de mérite et de valeur ; c’est lui qui les présente à Dieu : c’est en sa considération qu’elles sont acceptées par son père.
On est aussi obligé de satisfaire au prochain quand on lui a fait tort ou dans sa personne par de mauvais traitements, ou dans son honneur par des médisances et des calomnies, ou dans ses biens par des vols ou quelque autre dommage. On ne peut obtenir de Dieu le pardon de ses péchés qu’en se réconciliant avec le prochain si on l’a maltraité, en réparant son honneur si l’on a noirci sa réputation, en lui restituant ce qu’on lui a pris, en réparant le dommage qu'on lui a causé.
Histoire. —On vit autrefois un saint Paul, le premier des ermites, un saint Antoïne, une sainte Marie l’Egyptienne et tant d’autres qui marchèrent sur leurs traces, renonçant à tout ce qu’ils possédaient sur la terre, s’enfoncer dans de sombres déserts, se couvrir de cilices et ne vivre que de racines sauvages. C'était pour satisfaire à la justice de Dieu qu'ils agissaient ainsi.
| — LAsAUSsE.
Exenoices.—1. Quelle est la troisième partie du sacrement de pénitence et en quoi consiste-t-elle ? 2. Sous quel rapport la satisfaction est-elle absolument nécessaire ? 8. Quelle différence y a-t-il à l'égard de la satisfaction, entre le baptéœeatle péuitence! ; En lion achève:t-0a d'expier æs néchis, quand oa
À ; : 1 | ê à È Î L € Lg
æwart avant d'avoir subi la peine temporelle qu'ils méritent ? 5. Quels sont les avantages que procure la satisfaction ? 6 Par quelles œuvres doit-on satisfaire à Dieu et au prochain ?
ARTICLE IX Des indul gences
L’indulgence est la rémission de la peine temporelle due devant Dieu aux péchés actuels déjà remis quant à la coulpe. D'où il suit que l’indulgence décharge le pécheur, en tout ou en partie, des peines temporelles dues aux péchés déjà pardonnés, mais pour lesquels il est encore redevable envers la justice divine et devrait subir des peines temporelles en cette vie ou en l’autre, en cette vie par des œuvres satisfactoires, ou en l’autre par les peines du purgatoire.
L'indulgence ne remet donc point le péché ni la peine éternelle qu’il mérite, mais seulement la peine temporelle qui reste ordinairement à souffrir, quoique la tache en ait été effacée par le sacrement de pénitence : elle modère la rigueur de cet*. peine temporelle ou elle en abrège la durée.
Autrefois on imposait pour certains péchés des pénitences publiques qui duraient plusieurs années ; il fallait prier beaucoup, passer les jours dans le deuil et les nuits dans les veilles et les pleurs, coucher sur la dure, jeûner, faire beaucoup d’aumônes et d’autres bonnes œuvres. Quoique cette ancienne discipline ne subsiste plus, cependant la justice de Dieu est toujours la même ; le péché ne mérite pas moins de peines aujourd’hui que dans les premiers siècles,
C’est pour suppléer à l'insuffisance de nos satisfactions que l'Eglise toujours animée et conduite par l'Esprit de Dieu, accorde des indulgences. Jésus-Christ a donné ce pouvoir à !’ Église dans la personne des apôtres lorsqu'il leur a dit : “Tout 56 que vous lierez sur la terre sera lié dans le “ ciel, et tout ce que vous délierezsur la terre sera délié dans “le ciel.” Elle à donc le pouvoir d'imposer des peines pour l'expiation de nos péchés et celui de remettre ces peines lorsque la vue de la gloire de Dieu et le bien spirituel de ses enfants l'engagent à user d’indulgence à leur égard. L'Église, dans les premiers siècles avait égard à la recommandation des martys et à leur prière elle traitait aveo
relle due a coulpe.
, en tout chés déjà le envers brelles en satisfac-
la peine emporelle 1e en ait lère la ri- Ja durée.
pénitenait prier aits dans er, faire Quoique dant la > mérite
iers siè-
factions sprit de onné ce u’il leur dans je lié dans | peines s peines tuel de égard.
recom-
it avee
indulgencs les pécheurs auxquels ils s'intéressaient, fe abrégeait aussi le temps de la pénitence en faveur de ceux qui l’avaient commencée avec courage, lorsqu'un était menacé d’une perséoution, afin de les fortifier et de les mettre en état de résister à la violence des persécuteurs.
C’est avec les mérites surabondants de Jésus-Christ, dela tres sainte Vierge et des saints, qu’elle acquitte les dettes de ses enfants, en puisant dans ce trésor de mérites de quoi satisfaire pour eux à la justice divine,
Les indulgences ont été appelées par les saints Pères relaxations, rémissions, absolutions, paix, réconciliations.
I1 y en a de deux sortes : les indulgences plenières et les indulgences non plenières. |
L’indulgence plenière est la rémission générale de toute la peine temporelle qui est due pour tous nos péchés.
L'indulgence non plenière n’est que la rémission d’une partie de cette peine.
La plus célèbre des indulgences est celle du Jubilé.
Le Jubilé fut d’abord fixé à chaque siècle ; mais aujourd'hui il est fixé à tous les vingt-cinq ans, outre celui qui suit ordinairement l’exaltation de chaque souverain pontife,
Le pape, étant le chef de toute l'Eglise, peut accorder des indulgences à toute l'Eglise, et son pouvoir n'étant point borné, il peut les donner plenières ou non plenières, selon qu’il le juge à propos et utile pour le bien des fidèles.
Les évêques peuvent aussi accorder diverses indulgences dans leurs diocèses. Cependant leur pouvoir sur ce point est limité. |
Pour gagner les indulgences, soit plenières, soit partielles, il est nécessaire de remplir fidèlement les conditions auxquelles elles sont attachées.
Les indulgences n’exemptent, du reste, nullement de l’obligation de faire pénitence, car 1° la pénitence est commandée à tous les hommes sans exception ; 2° nous devons imiter Jésus-Christ et les saints, dont la vie à été une pénitence continuelle ; 3° l'indulgence ne s'accorde que sous des conditions onéreuses qui sont elles-mêmes, dans un sens, des œuvres de pénitence. L'indulgence est donc un moyen d'aider le pécheur dans les satisfactions qu’il doit à Dieu, en suppléant à son insuffisance, et non de le décharger de cette obligation.
Hrsrorrn.— Une personne pieuse qui avait commis de grandes fautes dans sa jeunesse, faisait exactement les différentes prières auxquelles les souverains pontifes ont attaché des indulgences. Chaque jour elle se condamnait à quelques mortifications, faisait l’aumône selon son pouvoir et répétait souvent ces belles paroles : ‘‘ Seigneur, ayez pitié de moi maintenant, à tous les instants de ma vie et surtout à l'heure de ma mort ; Je vous en conjure par les mérites de Jésus-Christ ct par l’intercession de Marie, des anges et des saints. Je vous offre en esprit de pénitence tout ce que j'aurai à souffrir et je ne veux me satisfaire en quoi que ce soit.” Lorsqu'on lui représentait que la vie mortifiée qu'elle menait abrégeait ses jours, elle répondait : ‘Il faut souffrir un peu dans cette vie pour ne pas souffrir beaucoup dans l’autre.” —Explication du cathéchisme de l'Empire.
ExeRCICES.—1, Qu'’entend-on par les indulgences et quelle est la peine qu’elles ne remettent point ? 2. A quoi doivent suppléer les indulgences dans l'intention de l'Église? 3 Dites combien il y a de sortes d'indulgences et quelle est la plus
célèbre. 4. Quels sont ceux qui peuvent accorder des indAgences et que fautil faire pour les ati 5. Pourquoi les indulgences ne dispensent-elles pas de
faire pénitence CHAPITRE V DU SACREMENT DE L'EUCHARISTIE ARTICLE PREMIER Institution de l’'Eucharistie —Transubstantiation
L’'Eucharistie est un sacrement qui contient réellement et en vérité le corps, le sang, l’âme et la divinité de Notre- Seigneur Jésus-Christ, sous les espèces du pain et du vin.
C’est le plus grand et le plus auguste de tous les sacrements, En effet, les autres sacrements nous donnent la grâce, mais l’Eucharistie nous donne l’auteur de la grâce, Dieu lui-même. Par elle, Jésus-Christ demeure en nous et nous demeurons en lui.
Notre-Seigneur en avait fait la promesse longtemps avant qu'il l'instituât ; nous la lisons au chapitre sixième de l'Evangile de saint Jean. Après avoir dit aux J'uifs : “Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel,” Notre-Seigneur ajouta : ‘“ Le pain que je donnerai, c’est ma chair que je livrerai pour la vie du monde.” Et comme les J'uifs en murmuraient, il insista de nouveau et plus fortement encore, en disant : ‘* En vérité, en vérité, je vous le dis:
de grandes ntes prières idulgences.
ations, faices belles à tous les Je vous en rcession de prit de pée satisfaire que la vie répondait :
as souffrir e «e l'Em-
peine qu’elles ns l'intention le est la plus , et que fautt-elles pas de
nation
éellement de Notret du vin.
les sacreonnent la la grâce, n nous et
nps avant
ième de ifs : “Je
otre-Seina chair les J'uifs ortement
s le dis :
* si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme et si vous “ ne buvez son sang, vous n'aurez point la vie en vous; ‘ celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en ‘ moi et je demeure en lui.”
Il a exécuté cette promesse la veille de sa passion dans la cène où il mangea l’agneau pascal avec ses disciples. Il prit le pain et après avoir rendu grâces à son père, il le rompit et le donna à ses disciples en disant: “Prenez et ‘ mangez : ceci est mon corps, qui sera livré pour vous; ‘“ faites ceci en mémoire de moi.” Puis prenant le calice, il dit : “ Buvez-en tous ; c’est mon sang, le sang de la nou- “ velle alliance, qui sera répandu pour vous et pour plu- ‘“ sieurs pour la rémission des péchés: faites ceci en mé- ‘ moire de moi toutes les fois que vous le boirez.”
Les espèces du pain et du vin que nous voyons et que nous goûtons sont le signe sensible qui nous fait connaître l'effet invisible de l’Eucharistie; elles signifient que le corps et le sang de Jésu:-Christ sont la nourriture spirituelle de nos âmes, comme le pain et le vin sont la nourriture de nos corps. Mais quoique ces apparences, comme la couleur, la figure et le goût, restent les mêmes après la consécration, il n’y a plus de pain ni de vin: toute-la substance du pain est changée en celle du corps de Jésus-Christ et toute la substance du vin est changée en celle de son sang, de sorte
‘que c’est alors le même corps qui a été attaché à la croix et
qui est maintenant dans le ciel. Et quoiqu’on-ne voie pas le corps de Jésus-Christ, mais seulement les espèces, il y est cependant réellement: on voit donc les apparences d’un pain qui n’existe plus et on ne voit pas le corps de Jésus- Christ, qui y est réellement.
Comme c’est un corps vivant et animé, il s'ensuit que Jésus-Christ est tout entier sous chacune des deux espèces et tout entier sous chaque partie des mêmes espèces : sous l'espèce du pain, le corps de Jésus-Christ est uni à son sang, à son âme et à sa divinité, et sous l'espèce du vin, son sang est uni à son corps, à son âme et à sa divinité ; car, maintenant que Jésus-Christ est glorieux et immortel, il ne peut plus être divisé, son sang ne peut être séparé de son corps. On recoit donc autant en communiant sous une seule espèce que si l’on communiait sous les deux espèces.
C'est par la vertu toute puissante des paroles de J'ésw Christ prononcées en son nom par le prêtre, que se fait le changement admirable du pain et du vin en son corps et en son sang. C’est Jésus-Christ lui-même qui opère toute TJ] ces merveilles par l’organe de ses ministres ; lui qui a chan hen gé autrefois l’eau en vin aux noces de Cana, lui qui derien a fait le ciel et la terre, peut tout ce qu’il veut et il lui est aussi facile de changer de substance en une autre substan i.) que de tirer du néant toutes choses par sa parole. Nousn
comprenons pas, à la vérité, comment toutes ces merveille dispc
s'opèrent, mais nous savons que rien n’est impossible à Dial L:
et nous croyons sur Ja parole de Jésus-Christ, qui nousaBBenc
pl aimés jusqu’à opérer en notre faveur des choses que nus l'apô ‘it ne pouvons comprendre. Dieu peut faire ce prodige, pis coup: 14}: qu’il est tout puissant : il le fait réellement puisqu'il no couri RTE assure que c’est son corps. Nous devons donc écouter all vic
| parole avec respect et avec docilité et ne pas raisonner sit il une chose qui surpasse notre raison, ni chercher l’ordre di | la nature. Croyons donc, croyons sur la parole de notn !
Dieu qu: est réellement présent dans l’eucharistie ; croyoi malgré le témoignage de nos sens qu’il n’y a plus de pail ni de vain ; quand Dieu parle, nous ne devons plus écouté nos sens.
Notre Seigneur, pour nous unir intimement à lui! voulu devenir notre nourriture ; il nous a ordonné de boitf ce même sang qu il a versé pour nous et de manger la vi time immolée pour nous sur la croix. Il a donc prodigil les miracles pour nous procurer ce bonheur.
Historre.—Saint Ambroise s'adressant dars un de ses di cours à saint Laurent martyr, s’écrie : ‘‘ D'où vous vient doi Ô illustre martyr, d’où vous vient donc ce courage inexplicall qui vous fait CRporer les plus affreux tourments comme vous étiez insensible ? Le feu consume vos membres et vol bravez le tyran et ses bourreavx! Ah! c'est que vous af reçu dans la sainte communion le Dieu fort et puissant, ce que son sang coule dans vos veines !” A | Exercices—1. Que contient le sacrement de l’Eucharistie, queile idée devoi Fee nous en avoir et pourquoi ? 2. Par quelles paroles notre Seigneur Jésus-Ch a-t-il fait la promesse de l'Eucharistie? Quand et comment l'a-t-il exécute, | 3, En quoi est changée la substance du pain ct celle du vin? 4. Reçit-onJéE
Christ tout entier sous l'espèce du pain et pourquoi? 6. Par quelle vertu soi
cet admirable changement et comment le nomme-t-on ? 6. Qu'est-ce qui nous aider à croire ce changement, quoique nous ne le comprenion, pas?
sil.
à 4 RARE NU NE Ar are DR PERD A A PRET Tr ne nee mm
ARTICLE II
oles de Jésus que se fait le Des dispositions pour recevoir l'eucharistie son corps th ai opère toute Il n’y a point de sacrement qui nous unisse plus étroite. Jui qui a chan ment à Dier que la divine eucharistie ; il n’y en a point, lui qui de riifS par conséquent, auquel nous devions nous préparer avec ut et il lui ef plus de soin. Plus ce sacrement est saint, plus on doit y utre substantl apporter de saintes dispositions. Ce n’est pas à un homme role. Nousn cest à un Dieu qu’on prépare une demeure. Parmi ces , ces merveilehS dispositions, les unes regardent l’âme et les autres le corps. possible à Du La première disposition de l’âme, c’est la pureté de consist, qui nowaBBrience. Il faut s’éprouver soi-même, selon le précepte de oses que nl apôtre, avant de manger ce pain céleste, et si l’on se sent > prodige, pütMScoupable de quelque péché mortel, il est nécessaire de re- 6 puisqu'il nWBB courir au sacrement de pénitence. L'eucharistie suppose once écouter la vie spirituelle dans ceux qui la reçoivent ; il faut être s raisonner vivant pour s’en nourrir : c’est le Dieu de pureté qui se cher l’ordre dfSdonne à nous ; il ne se plaît que dans un cœur pur. C’est parole de not pour faire entendre cette vérité à ses apôtres que J'ésusristie ; Croÿy Christ leur lava les pieds avant de leur donner son corps à a plus de pal manger et son sang à boire. (C'est pour la même raison ns plus écoutÆque, dans la primitive Eglise; le diacre se tournant vers le Mreuple avant la consécration des saints mystères, disait à haute voix: ‘Les choses saintes sont pour les saints.” L'innocence du baptême, ou conservée ou réparée par ia pénitence, est cette robe nuptiale sans laquelie on ne doit point paraître au festin du Pere de famille. Cette innocence, cette pureté est la principale disposition ; mais il faut y joindre une foi vive, unu ferme espérance et une hrdente charité.
L'Eglise appelle l’eucharistie un mystère de foi; celui jui s’en approche doit croire sans hésiter qu’en le recevant ‘est Jésus-Christ qu'il reçoit, le même qui est venu au monde, qui est mort pour nous sauver, qui est ressuscité lorieux et qui est maintenant dans le ciel, à la droite de on Père. La ferme espérance consiste à attendre avec onfiance de Jésus-Christ tout ce que nous lui demandons ar rapport à notre salut ; puisqu'il se donne Jui-même tout ntier, que pow:ait-il nous refuser! Il a déclaré quo celui ui mange sa chair et boit son sang aura la vie éternelle et
ement à lui!
rdonné de boitk manger la vi
donc prodigiis
s un de ses dif vous vient doi rage inexplicabl ments comme!
nembres et vo que vous af bb puissant, cé
, queile idée devoi Seigneur Jésus-Oh ent l'a-t-il exécui 7 4. Recçit-on JR kr quelle vertu 80!
B, Qu'est-ce qui prenion, pas?
qu’il ressuscitera au dernier jour ; après une telle promesse quelle confiance ne devons-nous pas avoir en sa bonté ! Allons donc à la sainte table dans la même disposition que cette femme de l'Évangile qui disait en elle-même : ‘ Si je touche seulement le bord de sa robe, je serai guérie” et qui effectivement le fut à l'heure inême.
L’eucharistie est un sacrement d'amour ; c’est par un amour incompréhensible que Jésus-Christ l’a instituée ; ne serait-ce pas une ingratitude monstrueuse de le recevoir dans un cœur froid et indifférent ? Mais cet amour doit être accompagné de profonds sentiments d’humilité, d’adoration et de reconnaissance,
Que recevons-nous dans l’eucharistie ? Dieu lui-même, le créateur et le souverain maître de l’univers, celui dont la puissance, la sainteté et toutes les perfections sont infinies. Que sommes-nous? Nous n'avons de nous-mêmes que le néant et le péché. Humilions-nous donc devant notre Dieu et reconnaissons avec le centenier de l'Évangile que nous ne sommes pas dignes de nous approcher de lui : adorons-le dans un saint tremblement et prosternons-nous à ses pieds, car quoiqu'il soit caché sous le voile des symboles eucharisques, il n’en est pas moins notre Dieu. Excitons dans notre cœur une reconnaissance sans bornes ; si elle doit se mesurer sur la grandeur du bienfait, quelle doit être la nôtre pour un don qui est infini !
Il faut aussi que le corps contribue à sa manière à honorer l'hôte divin qu’il doit recevoir. Il y a deux dispositions du corps : la première est d’être à jeun ; l'Eglise l’a aussi ordonné dès les premiers siècles, par respect pour cet auguste sacrement : elle n’en dispense que ceux qui, étant dangereusement malades, le reçoivent comme viatique. La
seconde est d’être à genoux et d’avoir l’extérieur le plus
modeste et ic plus recucilli qu’il soit possible. Cette posture du corps et et ce maintien annoncent les sentiments d’une âme qui s’abaisse profondément devant la majesté suprême.
HisrotRe.-—Dieu, irrité d- l’endurcissement de Pharaon et touché des justes plaintes de son peuple, résolut de punir ce rince opiniâtre et de délivrer son peuple de la servitude dans quelle il gémissait. Quand le temps marqué par ses décrets éternels fut arrivé, il envoya un ange oxterminatour qui tua
D D RM CUP AD DEPUD E Me 2 cvr n
promesse a bonté !
ition que : “€ Si je le” et qui
b par un ituée ; ne > recevoir doit être adoration
-même, le ai dont la t infinies.
es que le otre Dieu 1e nous ne adorons-le ses pieds, s eucharisdans notre t se mesue la nôtre
re à honospositions o l’a aussi ur cet auqui, étant tique. La r le plus Cette possentiments a majesté
haraon et e punir ce itude dans ses décrets ur qui tua
PTANS ER — 245 —
en ane nuit tous les premiers-nés des Egyptiens ; mafîs fl ordonna à son peuple de sacrifier la veille un agneau, de le manger dans chaque famille et de marquer de son sang la por.e de chaque maison, afin que l’ange ministre de ses vengeances épargnât les enfants de ce peuple choisi.
Peu après, il les nourrit de la manne, qu'il fit tomber du ciel pendant quarante ans.
Pourrait-on ne pas reconnaître dans ces deux figures la divine Eucharistie ? Les différents rapports qui se trouvent entre l'ombre et la vérité sont trop frappants pour pouvoir se trom-
er.
? Les Israélites qui étaient le peuple de Dieu furent les seuls auxquels 1! fût ordonné d’immoler cet agneau mystérieux : l'ange exterminateur épargna toutes les familles Israélites dont les portes étaient marquées de son sang. Rapprochons la figure de la réalité : les chrétiens sont les seuls qui aient le droit d immoler le divin agneau pascal : l’ange ministre des vengeances de Dieu épargne tous ceux qui sont marqués de sang et Jésus- Christ a commandé aux fidèles de renouveler ce sacrifice, en mémoire de leur délivrance de la tyranie du démon,
La manne, cette nourriture céleste, était encore une image bien naturelle de ce sacrement de nos autels. Elle est appelée le pain du ciel ; elle avait tous les goûts les plus délicieux ; les Israélites n’en mangèrent qu'après avoir été délivrés de la captivité de Pharaon. |
L'Eucharistie, comme nous le dit Jésus-Christ, est le pain vivant qui est descendu du riel : elle est la source féconde de
Atoutes sortes de grâces et l’on ne peut s’ea1 nourrir qu'après
avoir secoué le joug du démon, c’est-à-dire après être sorti de l'esclavage du péché.
ExeRcICES.—1. Avec quel soin e* pour quelle raison faut-il se dispenser À recevoir la sainte Eucharistie ? 2. Dites combien de sortes de dispositions sont re quises et en quoi elles consistent.
ARTICLE III Des effets de l'eucharistie
L’eucharistie produit des effets admirables dans ceux qui la reçoivent avec des bonnes dispositions.
Le premier effet de l’eucharistie est de nous unir intimement et de nous incorporer à Jésus-Christ par la foi, en croyant toutes les vérités qu’il a révélées ; on peut aussi s'unir à Jui par la charité, en l’aimant pa-faitement : la foi lui soumet notre esprit, la charité lui attache notre cœur.
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Mais il y a une union beaucoup plus intime et plus parfaite, c'est celle qui se fait par ja participation de sa chair sacrée et de son précieux sang ; cette union est l'effet propre de l'eucharistie, Jésus-Christ se donne à nous tout entier, il unit son corps avec le nôtre ; par cette union nous devenons un même corps et un même esprit avec lui. Cemmeles aliments que nous prenons nourrissent notre corps, de même la sainte eucharistie nourrit notre âme. Il y «a similitude parfaite ; car de mêmr que ‘+s aliments se changent en une substance, de même j: * :::munion nous transforme en Jésus-Christ. C’est ce qui i: : : dire à l’apôtre saint Paul: “Ce n'est plus moi qui vie c'est .‘ésus-Christ qui vit en moi.
Le second effet de l’eucharistie est d'augmenter, d’affermir et conserver en nous la vie spirituelle de la grâce. Notre divin Sauveur, devenu l'aliment de nos âmes, ny reste ras sans agir: il donne un nouvel accroissement à sa grâce : il nous affermit dans son amour et nous fait conserver ce précieux trésor avec une fidélité constante ; de là cette sincérité soutenue que nous admirons dans ceux “qui communient dignement. Voulez-vous savoir ce qui soutient ce jeune homme dans une piété qui édifie tout le monde, dans une régularité de conduite qui le rend le modèle de la maison où il se trouve ? C’est la sainte eucharistie qu'il reçoit souvent et avec de saintes dispositions.
La troisième effet de cet auguste sacrement, c’est d’ affaiblir en nous la concupiscence et de modérer la violence de nos passions. Nous naïissons tous avec une forte inclination au mal ; elle est comme un venin qui s’est répandu dans toute notre nature par le péché du premier homme. L’eucharistie ne nous en délivre pas entièrement, mais elle en affaiblit la mulignité ; c’est pour cette raison que les Pères de l’Église l'ont appelée un antidote, un contre-poison. . C’est en effet ce qu'éprouvent toujours ceux qui reçoivent souvent et dignement cet auguste sacrement ; ils sentent leurs forces augmenter et celles de leur ennemi s’affaiblir.
La quatrième effet de l’eucharistie est de nous donner le gage de la vie éternelle et de la résurrection glorieuse. C'est Jésus-Christ lui-mêrne qui rous enseigne cette consolanta vérité : “Celui qui mange ‘ma chair ct boit mon sang
CRE EEE EEE dés
parfaite, ir sacrée opre de entier, il levenons 1e les alile même similitungent en forme en nt Paul:
1 vit en
, d'afferla grâce.
mes, n’y neut à sa t conserte; de là ceux qui soutient e monde, lèle de la > qu'il re-
st d'affaiolence de iclination du dans e. L'eus elle en les Pères re-poison.
reçoivent |s sentent affaiblir.
donner le rlorieuse.
tte conso-
mon sang
,' a la vie éterneïle et je le ressusciterai au dernier jour.’ La vie que la sainte eucharistie communique à l’âme est le commencement et comme un avant-goût de la vie bienheureuse: et cette vie demeurera en nous et sera éternelle, si nous ne nous en privons pas volontairement. Ce divin sacrement agit même sur nos corps ; il y est comme une semence et un germe d’immortalité, qui les fera un jour renaître de la poussière du tombeau et les revêtira de toutes les qualités glorieuses.
La présence de Jésus-Christ en nous devient un gage assuré de notre immortalité, mais il n’y a que la communion faite dignement qui opère ces heureux effets, La >mmuniôn tiède diminue en nous la vie de Ja grâce, loin üe ! .ugmenter. Quant à la communion sacrilège, il suf.: de üire avec saint Paul que ceux qui ont le malheur de . n rendre coupables mangent et boivent leur propre condamnition,
HisTorRe.—Un jour que Jésus-Christ enseignai. us la synagogue de Capharnaum, ceux qui l’écoutaient lui firent cette question : ‘‘Que ferons-nous pour produire des œuvres de Dieu ?’ Jésus leur répondit : ‘‘L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en Celui qu'il a envoyé.” A ces mots, les Juifs lui répliquèrent : ‘ Quel miracle donc faites-vous, afin que le voyant, nous vous croyions ? Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon qu’il est écrit : Il leura donné le pain du ciel à manger.” Alors Notre-Seigneur, reprenant la parole, continua en ces termes : ‘ff En vérité, en vérite, je vous le dis, Moïse ne vous a point donné le pain du ciel, mais c'est mon Père qui vous donne le véritable pain du ciel, car le pain de Dieu est celui qui vient du ciel et qui donne la vie au monde. C’est moi qui suis le pain de vie; vos pères ont mangé la manne dans le désert et ils sont morts ; mais Voici le pain qui est descendu du ciel, afin quèé celui qu en mange ne meure point. Je suis le pain qui est descendu
u ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement et le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernhier jour, car ma chair est véritablement viande et mon sang véritablemeut breuvage ; celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi et moi en lui.
Quoi de plus clair que ces paroles : ‘‘Le pain que je donnerai c'est ma chair ;-ma chair est véritablement viande et mon sang véritablement breuvage ?” Et ne démontrent-elles pas invinciblement la présence réelle de notre Seigneur Jésus-Christ dans l'Eucharistie 1
LA
D D un ue
Exsacices.—1 combien d'effets produit Îa saince Eucharistie quand elle «j
reque dignement? 2 Expliquez par uhe comparaison la manière dont ce sacre!
ment nous unit à Jésus-Christ ? 3, En quoi consiste le second effet de cet augus. te sacrement ? 4. Quel est nous la troisième eflet de l’Eucharistie ? 5, Quel est la quatres effet de ce sacrement ? 6. Quand la communion opère-t-elle tou ces efle
ARTICLE IV
De la mauvaise communion
Ceux qui communient en état de péché mortel recoivent véritablement le corps et le sang de Jésus-Christ, mais ik ne reçoivent pas les grâces et les salutaires effets de ce sacre ment, Au,contraire, ils mangent et ils boivent leur juge ment et leur condamnation : c'est la terrible expressi dont se sert l’upôtre saint Paul: “Quiconque, dit-il, mans ra de ce pain et boira le calice du Seigneur indignemet, c'est-à-dire dans un état de péché qui l’en rend indigne, sen coupable de crime contre le corps et le sang du Seigneur Que l’homme donc s’éprouve lui-même, qu'après cela il mar: ge de ce pain et boive de ce calice: cur celui qui les boité mange iudignement, mange et boit sa condamnation, nt faisant pas de discernement qu’il doit du corps du Seigneur Ces paroles nous apprennent quel est le crime d’une mau vaise communion et quelles en sont les suites.
Ce crime est le plus horrible de tous les sacrilèges, c’est 1 profanation du plus auguste de tous les sacrements et dec qu'il ya de plus saint dans la religion. Celui qui sa rend coupable profane de la manière la plus outrageant l'humanité et la divinité de Jésus-Christ ; il unit, autan
ment arrêt se che
ient
D'ang
même ivre,
propre
esse 4 le la « Aus onbe espri vons t-1l r obscu jen ne le son espoir In ait u
qu’il esten lui, ce divin Sauveur avec l’iniquité, en faisant
couler son sang adorable dans des veines infectées par M
éché. Ce crime est une perfidie et une trahison semblé Etes à celles de Judas ; comme lui, celui qui a fait une cent munion sacrilège livre son divin maître à ses plus cruel ennemis ; comme lui, après avoir été comblé de ses bienfai il viole les droits les plus sacrés de l'amitié et de Ja recon naissance ; il le crucifie de nouveau, il en fait le jouet d
ses passions et il foule aux pieds le sang de la nouvelle af
liance ; ce sont encore les paroles mênies de l’apôtre. Quelles sont les suites d’un crime si énorme ? Les voici celui qui communie indignement niange et boit son jugf
D MA Jeu ni barbe éter ème 8 evèr ers,
stie quand où «iMment ot sa condamnation. Le profanatenr mangs st boit ère dont ce mer arrêt qui le condamne ; il se l’incorpore. La nourriture istie / 5, Quel atfe change au corps et au sang de celui qui l’a prise, elle deon opère-t-elle Qu i,1t une même chose avec lui ; de même le profanateur a L'angé son jugement, il l'a pour ainsi dire changé en luimême ; sa condamnation n’est pas seulement écrite sur un ivre, ni sur des tables de pierre ‘ou de marbre, mais sur son propre cœur ; elle a passé dans ses veines : il la porte sans Besse aveo lui. O punition terrible, qui ne peut venir que rtel reçoiventfSe la colère de Dieu indignement outragé |
hrist, mais il Aussi arrive-t-il souvent que celui qui a commis ce crime ts de ce satréeonbe dans un endurcissement de cœur et un aveuglement rent leur jugé prit qui le conduisent à l’impénitence finale. Nous en ble expressions un exemple effrayant dans le perfide Judas : à peine , dit-il, man +: reçu indignement la sainte eucharistie, que son esprit r indignemerobscurcit et que son cœur devient insensible ; désormais d indigne, snlen ne l’arrête ; il se lève brusquement de table et consomg du Seignett@he son crime. À quoi se termine son sacrilège ? Au dé-
rès cela il mnbspoir, à la mort, à la réprobation éternelle. qui les boitélS II ne faut cependant pas conclure de là que celui qui a idamnation, Bit une communion indigne doive désespérer de son salut : 3 du Seigneur D Dieu ne plaise ! quelque grand que soit son crime, il lui se d’une mate toujours une ressource, car la miséricorde de Dieu est S, finie ; s’il y a recours avec un cœur contrit et humilié, il rilèges, c’est ll sera point rejeté ; ce sang précieux qu'il a profané peut ements et deccore le purifier. Mais ce que nous devons en conclure, Celui qui selllest que nous devons prendre toutes les précautions possis outragean@es pour ne jamais tomber dans un si grand malheur et il unit, autel si l’on y était tombé, il faudrait promptement avoir
uité, en fais@cours au sacrement de pénitence. nfectées par Ïe ahison sembli
Danmmmmmess
ne tre
Hisrorre.- Les livres saints ne nous présentent qu’un exemk Me de communion indigne: c’est celle de Judas, qui reçut a fait une CCS, Dieu dans yne âme souillée par l’avarice et déjà agitée du ses plus crutl;jet de le trahir. Aussitôt Satan entra chez lui : il vend son de ses bienfait@Bn maître, il le livre à ses enriemis sans que le baiser du Fils de et de Ja recomiBeu ni le doux nom d’ami qu'il lui donne touchent le cœur de ait le jonet dl barbare. Quelle fut la fin de ce monstre, objet d’une juste L velle dl éternelle exécration ? Il tomba dans le désespoir et fut lui-
PTS ème son bourreau : il:se pendit et ses entrailles criminelles se
Papôtre. virent et se répandirent. Son âme horrible tomba dans les ah Les VO ers, où elle est depuis dix-huit cents ans. Hélas! ces siècles boit son ju$f
RE SL an
ontasséa les uns sure les autres ne sont pas même un point de l'éternité qu'il lui faudra passer dans ce lieu do tourmients |
Que cet exemple est terrible! Pedez-en attentivement toutes les circonstances ; voyez l'aveuglement de cet apôtre sacrilège, son endurcissement, son désespoir et concluez que c’est un crime bien détestable que de comniunier indignement, puisqu'il attire après soi des châtiments si épouvantables.
Exarcices.—1. Quel est le malheur de ceux qui communient indignement et que faut-il faire pour l'éviter ? 2. à Poe est l'énormité du crime d'une mauvaise
communion et quelles en sont les suites ? 8. Ne reste-t-il aucun espoir de salut à celui qui a fait une communion indigne ?
ARTICLE V
De là fréquente communion
L'apôtre saint Paul, après avoir exposé dans les termes les plus forts l’énormité d’une communion indigne, ne tire pas cette conséquence : Eloigrez-vous de la sainte Eucharistie ; mais il dit : ‘“ Que l’homme donc s’éprouve lui-mé- ‘ me et qu’ensuite il mange de ce pain et boive de ce cali- “ce.” La crainte de communier indignement ne doit pas nous détourner de la communion, mais elle doit nous engager à examiner sérieusement nos dispositions et à redoubler notre vigilance sur nous-mêmes pour pouvoir appro: cher souvent et dignement de la table sainte.
Communier indignement est un grand mal sans doute ; mais ne pas communier en est un autre: l’un et l’autre conduisent certainement à la mort éternelle. L’eucharistie est nécessaire pour entretenir et conserver la vie spirituelle de la grâce. Les forces de l’âme s’épuisent peu à peu comme celles du corps, si on n'a soin de les réparer. Le moyen que Jésus-Christ a établi pour entretenir ses forces spirituelles, c’est la divine eucharistie. ‘ Si vous ne ‘ mangez, nous dit-il lui-même, la chair du Fils de l’hom- ‘ me et si vous ne buvez son sang, vous n'aurez point la “ vie en vous.” Il a institué ce sacrement sous les espèces du pain et du vin pour nous faire sentir que nous devons le recevoir souvent : la sainte Eucharistie doit être la nourriture ordinaire de notre corps.
Dans les premiers jours du Christianisme, les fidèles comprenaient bien cette vérité ; ils regardaient l’eucharistie comme le pain quotidien des enfants de Dieu ; ils le
point de nts |
nt toutes sacrilège, c'est un puisqu'il gnement et
6 mauvaise ir de salut à
s termes
ne tire > Euchao lui-mé-
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3 doute ; t l’autre eucharisrie spirint peu à réparer.
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s fidèles eucharis- 1 ; ils le
mangeaïient en effet, tous les jours, et ils ne craignaient rien tant que d'en être privés. Nous devons nous eflorcer d'entrer dans les mêmes dispositions et d’imiter leur ferveur, Et qu'on ne dise pas que la fréquente communion était alors en usage, mais que la discipline de l'Eglise a changé. Avouons que les chrétiens ont changé et que lu ferveur s’est ralentie; mais l'esprit de l'Eglise est toujours le même. Le saint concile de Trente dit qu’il souhaiterait que les fidèles, toutes les fois qu'ils assistent au sacrifice de la messe, y participassent non seulement spirituellement, mais encore par la réception actuelle de l’Eucharistie. Un autre concile exprime en ces termes le dusir de l'Eglise tou: chant la communion fréquente : ‘“ Nous voyons avec dou- ‘ leur qu’il y à des chrétiens assez négligents pour ne com- ‘“ munier qu'une fois dans l’année ; c’est pourquoi nous or- “ donnons aux curés et à ceux qui exercent le ministère de ‘ la parole d'instruire les fidèles sur la fréquente commu- “ nion, qui était autrefois en usage, sur les fruits merveil- ‘ Jeux qu'elle produisait alors et de leur persuader qu’il “ n’y à point de moyen plus propre à ramener parmi nous ‘les beaux jours de l'Eglise naissante, que la fréquente ‘“ communion.”
Si donc l’Église n’oblige rigoureusement les fidèles qu’à une communion dans l’année, ce n’est pas qu’elle croie que cette communion annuelle suffise généralement pour entretenir dans ses enfants la vie spirituelle de la grâce ; elle n’a pas voululeurfaireun précepte de communier plus d’une fois, dans la crainte de multiplier les transgressions ou les sacrilèges ; mais elle désirerait qu’ils fussent assez purs pour communier souvent et ils doivent le faire aussi souvent que cela est nécessaire pour qu’ils conservent par la vertu de l’eucharistie la vie et la santé de l'âme. Si nous aimons Dieu, nous nous unirons souvent à lui; il nous invite à ce banquet sacré, ‘“ Venez à moi, nous dit-il, vous tous qui avez de ia “ peine et qui êtes chargés et je vous soulagerai ;” venez avec confiance et ne craignez rien; venez à moi, Gui suis votre père, et je vous donnerai le gage le plus touciant de mon amour; venez à moi, qui suis votre Dieu, et je vous enrichirai de mes grâces les plus précieuses. La conduite la plus assurée qu'un fidèle puisse tenir à cet égard, c’est
de se confesser souvent, au moins à l'approche des grandes
fêtes, et de suivre l'avis de son confesseur relativement ! l'usage plus ou moins fréquent de la sainte communion.
Une pratique extrêmement avantageuse, c'est de faire de : temps en temps la communion spirituelle ; pour cet effet, il faut se recueillir un instant, produire un acte de désir de la communion réelle, inviter Jésus-Christ à venir en nous et le prier de nous faire participants des mêmes grâces que si nous avions le bonheur de communier en réalité.
HisTorre.—Le jeune Albini n'ayant pas encore l’âge requis pour faire sa première communion, se contentait de soupirer sans cesse après l’heureux jour où il pourrait recevoir son Dieu, caché sous les voiles eucharistiques, et il n’oubliait rien pour
se préparer à une si sainte action. Il avait une si vive horreur
du péché qu'il évitait jusqu à l’apparence même du’ mal. 1l disait souvent qu’il ne souffrirait pas que le démon entrât dans son cœur avant Jésus-Christ ; il avait une application eonstante à s’instruire de tout ce qui concerne le sacrement adorable de nos autels. Il ne cherchait pas seulement à retenir les mots du catéchisme, il s’'attachait surtout à en pénétrer le sens. L'innocence de sa vie, le désir extrême qu'il montrait pour la communion et l'application avec laquelle il s'y préparait, engagèrent celui qui était chargé de la direction de sa consciente à l’'admettre à la table sainte plus tôt qu'on n'y reçoit communément les enfants. On ne pouvait lui annoncer une nouvelle plus agréable. Il remercia son directeur avec les plus vifs transports d’allégresse et depuis ce moment, il ne songea qu'à redoubler ses soins pour purifier son cœur de plus en plus et pour y préparer à Jésus Christ une demeure qui fût moins indigne de lui. C’est pour cela qu'avant de communier, il vou, faire une retraite pendant laquelle il fit une confession générale de toute sa vie. A voir le torrent de larmes qu’il répandit et la vive douleur dont il fut pénétré, on eût dit qu'il n'y pt re de plus grand pécheur que lui sur la terre. Cependant il n'avait jamais souillé par aucun péché mortel la précieuse robe de son innocence; mais les lumières de la grâce dont il était éciairé lui faisaient regarder les moindres fautes comme autant de monstres odieux et il ne pouvait se consoler d'avoir offensé un Dieu qui voulait bien devenir lui-même sa nourriture.
C'est dans ces sentiments qu’il joe le temps de sa retraite. L’heureux moment après Jequel il soupirait depuis si longtemps arriva enfin et il eut le bonheur de recevoir son Dieu, mais il serait impossible d'exprimer les vifs sentiments de. piété dont il fut animé pendant cette sainteaction. Ce n'était que soupirs, que larmes, que transports d'amour où de reconnaissance, ‘Oui,
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mon Dieu, s'écriait-il, puisque vous avez eu la bonté de vous donner à moi, je veux me donner entièrement à vous; puisque vous êtes uni s1 étroitement à moi, rien ne sera capable désormais de me séparer de vous. Je serais la plus ingrat dés créatures, si j'usais de quelque réserve envers un Dieu qui m'a aimé sans mesure,”
Ce ne fut point là une de ces ferveurs passagères qui s'évanouissent avec l’occasion qui les fait naître; Albini n'oublia jamais cet heureux jour ni les engagements qu'il avait contractés avec Dieu. La communion fut pour lui un aliment salutaire qui le fit croître sensiblement en vertu et en piété. Bien loin que cette nourriture céleste rassasiât sa faim, elle ne servit au contraire qu’à la redoubler ct depuis lorsilne manqua jamais de communier de quinze en quinze jours, sachant bien que la divine Eucharistie est aussi nécessaire à notre âme que les aliments terrestres à notre corps et comprenant de quelle importance est l'usage fréquent de ce sacrement pour se maintenir constamment dans les voics de l'innocence ct de la piété. — Les écoliers vertueux, |
ExrRCICRS.—1 Pourquoi la crainte de communier indignement ne doit-elle pas nous détourner de la communion? 2. Quelle était la pratique des premiers chrétiens à l'égard de la sainte communion ? 8. Pourquoi donc l'Eglise n'exiget-elle qu’une seule communion dans l’année? 4. Quelle conduite dot tenir un
fidèle à l'égard de la communion ? 6. Qu'est-ce que la communion spirituelle et comment faut-il la faire ?
ARTICLE VI Du sacrifice de la messe
L’Eucharistie n’est pas seulement un sacrement où J'ésus- Christ se donne à nous pour être notre nourriture spiri-
. tuelle, elle est encore un sacrifice où il s'offre à son Père
comme victime pour nous. Notre-Seigneur ne s’est pas contenté de souffrir une fois sur la croix pour nous racheter ; mais il a voulu laisser à son Eglise un sacrifice qui représentât celui de la croix, qui en fût la continuation, qui en perpétuât lamémoire jusqu’à la fin du monde et qui nous en appliquât les mérites ; c’est pour cet effet que dans la dernière cène, la nuit même qu’il fut livré, il offrit à Dieu son père sous les espèces du pain et du vin, son corps et son sang, qu’il donna à ses apôtres, les établissant alors prêtres du Nouveau Testament, et par ces paroles : Fantes ceci en memoire de moi, il leur commanda à eux et à leurs successeurs dans le sacerdoce, d'offrir ce même corps et ce
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même sang en sacrifice, comme l’Eglise catholique Pa ton jours entendu et enseigné.
Ce sacrifice est la figure commémorative et la continua. tion de celui de la croix ; la figure, parce que le sang de Jésus-Christ paraît séparé de son corps ; c’est une sépara. ti n réelle : la continuation et Île renouvellement, parce que c’est la même victime, la même hostie, lemême sacrificateur et par conséquent le même sacrifice, tant sur la croix que sur l’autel, Ce qu’il y a de différence n’est que dans la manière : sur la croix il s’est offert par lui-même, au lieu que sur l'autel il s’offre par le ministère des prêtres ; sur la croix il s’est offert d’une manière sanglante. Tel est le sa crifice de la religion chrétienne, sacrifice auguste qui réunit seul tous les avantages que les différents sacrifices ne mon: traient qu'en figure dans l’ancienne loi ; il est tout ensem: ble un sacrifice d’adoration, par lequel nous reconnaissons l'empire souverain que Dieu a sur toutes les créatures ; un sacrifice d'action de grâces par lequel nous le remercions de ses bienfaits ; un sacrifice d’impétration, par lequel nous en obtenons de nouveaux, et un sacrifice de propitiation, par lequel nous apaisons sa justice,
L’oblation que Jésus-Christ fait de lui-même à son père renferme l’hommage le plus parfait qui puisse être rendu à sa majesté infinie et rien ne peut le porter plus efficace:
ment à nous regarder d’un œil propice, en lui remettant !
devant les yeux la mort cruelle à laquelle son Fils bien: aimé s’est soumis volontairement pour concilier les pé: cheurs avec lui.
Instruits du mystère de l’Eucharistie, persuadés que Jésus-Christ est réellement présent sur l’autel et qu'il y renouvelle et perpétue la mémoire de sa mort, avec quelle piété et quelle reconnaissance devons-nous assister à ce sacrifice auguste ! Si nous avions été présents sur le Calvaire quand notre Sauveur s’est immolé pour nous, quels auraient été nos sentiments ! N’aurions-nous pas été pénétrés de douleur, de componction et d'amour à un spectacle si touchant? Puisque le sacrifice de la messe est le même que celui de la croix, nous devons y être animés des mêmes sentiments. Il faut avoir soin de nous unir au prêtre qui
. l'offre et de conformer nos intentions aux siennes. Il l'offre pour rendre à Dieu le culte souverain qui lui est dû, pour |
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obtenir la rémission de nos péchés, pour attirer les grâces qui nous sont nécessaires, pour remercier Dieu de toutes celles que nous avons reçues.
C’est à Dieu seul qu’on offre le sacrifice, parce que c’est un hommage de notre dépendance et de notre servitude. On y fait seulement mémoire des saints pour louer et remercier Dieu des victoires qu'il leur à fait remporter par sa grâce et de la gloire dont il les a couronnés, et pour leur demander qu'ils unissent leurs prières avec les nôtres.
On offre ce sacrifice non seulement pour tous les hommes vivants, mais encore pour ceux qui sont morts en état de grâce et à qui il reste quelques péchés à expier dans le purgatoire, L'Église demande pour eux, par le mérite de ce sacrifice que leurs âmes soient soulagées dans les peines qu’elles souffrent et qu’elles en soient délivrées pour rentrer dans la vie éternelle. Cet usage d'offrir le sacrifice pour les morts est de la première antiquité et vient de la tradition des apôtres,
Hisrorre.—Une mère de famille qui avait contracté l’heureuse habitude d’assister tous les jours à la sainte messe l’entendait le dimanche pour accomplir le précepte de l’Eglise; le lundi, pour les âmes du purgatoire ; le mardi, pour la conversion des pécheurs et la persevérance des justes; le mercredi,
| pour se mettre, elle et sa famille, sous la protection de saint
Joseph ; le jeudi, pour rendre ses devoirs à Jésus-Christ au très saint sacrement ; le vendredi, pour honorer sa passion ; et le samedi, pour se mettre, elle et sa famille, sous la protection de Marie. Elle assurait avoir retiré les plus grands avantages de cette pieuse pratique.
—Guillaume Rufin, jeune écolier dont la vie doit servir de modèle à la jeunesse chrétienne, trouvait son plus grand plaisir à servir la sainte messe, Il s’en acquittait avec une piété
} touchante et une ferveur angélique, de sorte qu’on ne pouvait
le voir sans se sentir porté à la dévotioin et l’on peut dire que c’est par ce saint exercice qu’il a obtenu de Dieu tant de grâces qui l’ont élevé à un très haut degré de sainteté.—Vie de Rufin, par l'abbé Caron.
Exr..CicR8.—1, L'Eucharistie n'est-elle autre chose qu’un sacrement? 2. Quel nom donne-t-on à l'Eucharistie, considérée comme sacrifice, et de uoi est-elle la figure aussi bien que la continuation ? 8. Combien de sortes de devoirs rendons-nous à Dieu par le sacrifice de la messe ? 4. Que renferme l'oblation que Jésus-Christ fait à son Père dans ce sacrifice? 6. Comment le sacrifice de la messe renouvelle-t-il et perpétue-t-il le sacrifice de la croix? @ A qui et pour qui offre-t-on le sacrifice ?
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er . | CHAPITRE VII |
DE L EXTRÊME-ONCTION | Dieu, qui est infiniment bon, ne nous à pas seulement
préparé des secours salutaires pour le cours de notre vie et dans l’état de la santé, il à encore établi un sacrement pour
nous soulager .dans le temps de la maladie et surtout aux.
approches dela mort, où les tentations sont plus violentes et plus dangereuses. Ce sacrement s’appelle l’extrême onction, parce que c’est la dernière des onctions que reçoit un chrétien, La première onction se fait dans le baptême, la seconde dans la confirmation et la troisième dans une maladie qui met en danger de mort.
Jésus-Christ a institué l'extrême onction pour le soulagement spirituel et corporel des malades. L’apôtre saint J'acques nous l'explique en ces termes: Quelqu’ un est-il ma- 4 Jade parmi vous, qu’il appelle les prêtres de l'Église et
“ qu'ils prient sur lui, l’oignant d'huile au nom du Seigneur ; ‘et la prière de la foi sauvera le malade ; le Seigneur le ‘ sou'agera, et s’il est coupable de péchés, il lui seront re- ‘ mis.”
Selon ces paroles, deux chosés sont essentielles à ce sacrement : l’onction et la prière qui l'accompagne. L’onction se fait avec l’huile d'olive que l’évêque béni’ !* jeudi saint, L'huile sainte s'applique à chacun des ci: ns pour le ur des péchés dont il a été l'organe et l'instrument,
oici la prière que le prêtre prononce en même temps : ‘ Que le Seigneur, par cette onction de l'huile sacrée et ‘ par sa très grande miséricorde, vous pardonne tous les
‘ péchés que vous avez commis par la vue, par l'adorat, “etc. ” Prière puissante et efficace, puisque Notre-N eigneur a promis, par la bouche de son apôtre, qu'il l'exaucerait toujours.
Il yatrois principaux effets de ce sacrement : le premier c’est de dourer de la force aux malades contre les tentations du démon et contre les horreurs de la mort ; il affermit leur foi eb je ur confiance en Diez et par là il les fortifie contre les a! taqnes du démon ; il excite dans leur cœur le désir et l'espérance de posséder Dieu et par là il les fortifie contre ia ::aïinte de la mort ; plus ce désir est
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Le second effet de l’extrême-onction est d'effacer les res-
LE ces du péché et les péchés mêmes, s’il y en a encore quel-
ques-uns à expier : c'est pour cela que les pères de l'Eglise l'appellent la perfection et le complément de la pénitence. On entend par les restes du péché une faiblesse et une lanmeur de l'âme qui restent après que le péché a été pardonné, qui fait que l’on conserve encore du penchant pour les choses de la terre, qu'on a peu de goût pour les choses spirituelles ; le sacrement ôte cette faiblesse, en nous détachant du monde et nous faisant désirer le ciel. Il remet encore les péchés véniels et même les péchés mortels dont on ne se souvient pas, ou que l’on est hors d’état de confesser, pourvu néanmoins qu'on en git une véritable contrition: mais il faut, s’il est possible, avoir recours au sacrement de pénitence auparavant, car l’extrême onction est
un sacrement des vivants que l’on doit recevoir en état de
grâce.
Le troisième effet de l'extrême-onction est de rendre la
L santé aux malades, si elle est nécessaire pour leur salut,
Il ne faut pas attendre, pour recevoir cesacrement, qu’on
D soit à l'extrémité ; il suffit q'on soit dangereusement mala-
de, et quand on le reçoit avec un jugement sain et libre,on s'y dispose mieux et l’on en tire plus de fruit. D'ailleurs,
| en différant jusqu’au dernier moment, on court risque de
mourir sans l'avoir reçu ; il arrive souvent que ceux qui
D retardent ainsi sont prévenus par la mort,
Quoique ce sacrement ne soit pas d’une nécessité absolue on est cependant obligé de le recevoir quand on le peut ; c'est le moyen ordinaire pour obtenir une bonne mort ; ceux qui le négligent désobéissent au précepte de Jésus- Christ ; ils se privent volontairement des grâces qui lui sont propres et se meitent en danger de mourir mal, ce qui est le plus grand de tous les malheurs.
Hisrorre. — Un père était très dangereusement malade. Il avait une fille âgée d'environ huit ans, qui avait bien Jrofité des instructions qu'elle avait entendues au catéchisme. Se trouvant seule avec son père, elle lui dit : ‘* Papa, papa, vous êtes bien malade, le médecin a dit que vous mourrez peut-être
D demain, Maman est dans sa chambre qui pleure : on la console,
Ta
J'ai entendu dire au catéchisme, à M. le curé, que c'est un très grand péché de laisser mourir les malades sans confession. Personne n'ose vous dire qu'il faut que vous vous confessiez.” —“" Je te remercie, lui dit-il : va, mon enfant, va tout de suite chercher M. le curé. Quo le seigneur te bénisse ; je te devrai mon salut.” Le curé vint et administra le malade, qui mourut le lendemain. : Il avait dit plusieurs fois, après avoir reçu les sacrements : ‘‘ Sans ma petite, sans ma chère enfant, qu'allaisje devenir ? ’-—LASAUSSE.
—-Saint Martin, évêque de Tours, saint Louis, roi de France et Louis le Gros, aussi roi de France, voulurent recevoir l’'extrême-onction et mourir couchés sur un cilice et ayant sur eux de la cendre, pour s’exciter par là à de grands sentiments dé
pénitence, ce qui inspira les mêmes sentiments à ceux qui les assistèrent en ces derniers instants,
ExKRoices.—1. Quel sacrement Jésus-Christ a-t-il établi pour nous souiager dans le temps de la maladie et aux approches de la mort? 2, Combien y at-il de choses essentiélies au sacrement de l’extrême-onction et en quoi consistentelles? 3. Quels sont les principaux effets de ce sacrement ? 4, Quand est-il à p'opos de recevoir l'extrême onction, de quoi se priverait-on en le négligeant ?