HUITIÈME OBSERVATION
Des participes dû, pu, voulu, ayant pour complément direct un infinitif sous-entendu.
130. Quelquefois l'infinitif est sous-entendu à la suite des participes dû, pu, voxdu, et alors le participe est invariable, parce qu'il a pour complément direct cet infinitif. Exemples :
On a eu pour elle tous les égards qu'on a dû.
Nous avons fait tous les sacrifices que nous avons pu.
Il a obtenu toutes les grâces qu'il a voulu.
C'est-à-dire :
On a eu pour elle tous les égards qu'on a dû [avoir). Nous avons fait tous les sacrifices que nous avons pu {faire).
Il a obtenu toutes les grâces qu'il a voulu 'obtenir).
On a dû quoi ? avoir des égards ; — nous avons pu quoi? faire des sacrifices ; il a voulu quoi? ohtc-
(13 ) nir des grâces ; et comme les compléments directs avoir, faire , obtenir , viennent après le participe , point daccord,
131. Dans ce cas le relatif ^we, qui précède le participe, est le complément direct de linBnitif sous-entendu.
Citons quelques exemples à l'appui de ce qui précède :
Vous avez aimé votre prochain si vous lui avez rendu tous les services que vous avez pu , que vous avez dû{rendré). (Waillv)
Il a éié libre de mettre à cet abandon la condition qu'il à voulu {mellrej. 'Siiiey.)
Je lui ai lu mon épitre très posément, jelaul dans ma lecture toute la forceel tout l'agrément que \'d\pii (jeter) .
BoiL.;
N'est-il pas louable d'avoir cherché les plus noires couleurs qu'il a pu (chercher) pour donner de l'horreur d'un si détestable abus. 'Arnaulu}
On a eu pour son âge et pour sa faiblesse tous les égards.qu'on a dû (avoir). Beschek.