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PLÈVRE

serait nécessaire pour remplir les vides qui existeraient nécessairement (1).

Vaisseaux et nerfs pulmonaires.

Indépendamment des bronches que Ton peut considérer comme la charpente du poumon, ces organes reçoivent deux ordres d'artères, Vartère pulmonahe et Vartère bronchique, et émettent deux ordres de veines, la veine pulmonaire et la veine bronchique ; on y rencontre en outre des vaisseaux lymphatiques, des nerfs, du tissu cellulaire et une matière noire dite matière noire pulmonaire.

Vartère pulmonaire, très volumineuse, charrie du sang noir; elle part du ventricule droit et se porte jusque dans l'intérieur des cellules pulmonaires.

Vartère bronchique, qui vient de l'aorte, est peu volumineuse eu égard au volume du poumon. Elle paraît être destinée à la nutrition de l'organe.

Les veines pulmonaires sont au nombre de quatre, deux pour chaque poumon; elles sont dépourvues de valvule, charrient du sang rouge; elles se rendent des cellules pulmonaires à l'oreillette gauche.

Les veines bronchic[ues répondent aux artères bronchiques ; elles se rendent à droite dans la veine azygos, à gauche dans l'intercostale supérieure. Reissessen admet qu'une partie des veines bronchiques se jettent dans la veine pulmonaire.

Un fait remarquable à signaler est la facilité avec laquelle les injections même les plus grossières passent des artères dans les veines pulmonaires ; l'injection au contraire ne passe pas des veines dans les artères ; cette particularité avait fait admettre des valvules dans les veines pulmonaires.

• Les vaisseaux lymphatiques sont superficiels et profonds ; ils vont se rendre aux ganglions bronchiques et trachéens.

Les nerfs viennent du plexus pulmonaire formé par les fdets du pneumogastrique et du grand sympathique.

Le tissu cellulaire existe en petite quantité entre les lobules.

Madère noire pulmonaire. - Cette matière commence à se manifester vers l'âge de dix à vingt ans dans les ganglions bronchiques et à la surface du poumon, par plaques, par lignes ou par points plus ou moins foncés. Elle paraît due à du carbone déposé dans le tissu cellulaire sous-pleural et dans celui qui entoure les ganglions.

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