‹ Nouveau traité élémentaire d'anatomie descriptive [electronic resource]Chapitre 425 sur 617 · PLÈVRE · texte numérisé non relu

PLÈVRE

La plèvre est une membrane séreuse, un sac sans ouverture qui tapisse les poumons et les parois du thorax; il y a deux plèvres,

(1) ni^aïul , Cours d'études anatomiqties. Paris , 1*30.

SPLÀNCHNOLOGiE.

l'une de chaque côté, séparées par deux espaces triangulaires : les j

média slins.

La plèvre qui tapisse les parois de la poitrine porte le nom do plèvre pariétale; celle qui tapisse le poumon, de plèvre viscérale. Le feuillet qui s'adosse au feuillet du côté opposé porte le nom c'e plèvre wéciiastine.

Comme la séreuse péritonéalc, la plèvre présente deux surfaces : une adhérente, une autre libre; les deux surfaces libres sont lisses, se touchent et circonscrivent la cavité des plèvres.

Pour décrire la plèvre, nous suivrons la même marche que pour le péritoine. Nous la ferons partir d'un point; nous la conduirons sur les parois de la poitrine, sur les viscères, et nous la ramènerons au point de départ.

De la partie antérieure du sternum, la plèvre se porte en dehors, tapisse les parois thoraciques, les nerfs et les vaisseaux mammaires, les côtes, les muscles intercostaux, la tète des côtes, le nerf grand sympathique ; en bas, elle tapisse la face supérieure du diaphragme ; en haut, elle se prolonge au-dessus de la première côte et forme un cul-de-sac dans lequel se loge le sommet du poumon. Sur les côtés de la colonne vertébrale, les deux plèvres se réfléchissent d'arrière en avant jusqu'à la racine du poumon Dans ce point, elles s'adossent; l'espace compris entre elles porte le nom de médiaslin postérieur qui renferme l'aorte descendante, l'œsophage, les nerfs pneumogastriques, le canal thoracique, la veine azygos, des ganglions lymphatiques, et en haut la trachée-artère.

Arrivée à la racine du poumon, la plèvre se réfléchit derrière ce pédicule, revêt une petite portion du péricarde, puis le bord postérieur, la face externe, le bord antérieur du poumon ; s'enfonce dans la scissure interlobaire, se réfléchit sur la face interne, gagne la face antérieure du pédicule pulmonaire, passe sur la face latérale du péricarde , se réfléchit de nouveau d'arrière en avant , et forme avec la plèvre du côté opposé le médiaslin antérieur. Celui-ci n'est pas vertical comme le médiaslin postérieur; oblique de haut en bas Qt de droite à gauche, il suit la même direction que le cœur. Il est étroit à sa partie moyenne , évasé en haut et en bas ; l'évasemcnt supérieur est rempli chez le fœtus par le thymus, chez l'adulte par du tissu cellulaire qui communique avec celui de la partie antérieure du cou ; l'évasemcnt inférieur contient le cœur, le péricarde, et dû tissu cellulaire qui communique avec le tissu cellulaire de la partie supérieure, et quelquefois avec celui de la paroi abdominale à travers l'espace triangulaire que le diaphragme présente derrière I sternum (fig, 85, 3),

THYMUS.

On donne ce nom à un organe glandulaire situé dans la partie supérieure du médiastin antérieur. Cet organe , très volumineux

chez le fœtus, disparaît le plus souvent complètement chez l'adulte.

Le thymus est formé de deux lobes souvent inégaux, enveloppés par uue membrane celluleuse assez lâche qui le divise en un grand nombre de lobules et de granulations. Chaque granulation est creuse et renferme un liquide blanc visqueux; ces cellules communiquent entre elles et versent leur produit dans une grande poche centrale qu'Astley Cowper a désignée sous le nom de réservoir du thymus. On n'a pas pu découvrir de conduit excréteur à cet organe.

APPAKEIIi UBMAIBË.

L'appareil urinaire se compose : d'un organe sécréteur, le rein; d'un canal excréteur dilaté en haut, constitué parles calices, le bassinet et l'uretère; d'un réservoir, la vessie; d'un canal excréteur définitif, Vurètre. Chez l'homme, le canal de l'urètre donne passage au liquide séminal, par conséquent se trouve faire partie des organes génitaux , chez la femme, le canal de l'urètre ne donne à la vérité passage qu'à de l'urine, mais il présente des rapports telle- ; ment intimes avec l'appareil de la génération, que nous croyons devoir le décrire, ainsi que celui de l'homme, avec les organes génitaux.

Page 1