OMBILIC
première année, tous les éléments qui se réunissent pour fermer la cicatrice ombilicale, c'est-à-dire la peau qui adhère aux artères et à la veine, les faisceaux élastiques convertis en tissus fibreux, constituent un bouchon solide, résistant, qui ferme à peu près complètement l'espace laissé libre par les fibres aponévrotiques.
Les deux artères et l'ouraque contractent rapidement des adhérences soit entre elles, soit avec l'orifice abdominal sollicité vers la partie inférieure, la cicatrice ombilicale s'enfonce et est attirée en bas ; il n'en est pas de même de la veine, qui n'est point entraînée en haut par un mécanisme analogue, et qui ne se réunit pas d'une manière aussi intime au segment supérieur de l'anneau. Il en résulte qu'il reste à la partie supérieure de l'ombilic un petit espace dans lequel on peut même, chez l'adulte, faire pénétrer un stylet, et par lequel les viscères peuvent s'engager pour constituer la hernie ombilicale ; ce petit espace est généralement rempli par un peloton adipeux. Il résulte de cette disposition que dans les cas où l'abdomen prend un développement considérable par le fait de la grossesse, d'une hydropisie, etc., l'ombilic s'agrandit, le point qui cède le premier est celui où la cicatrice adhère le moins solidement, c'est-à-dire la demi-circonférence supérieure. Cet espace est encore augmenté par la traction que les artères et l'ouraque exercent sur la partie inférieure de l'anneau.
La face postérieure de l'ombihc est doublée, chez l'adulte, par une lame fibreuse à laquelle M. Richet donne le nom de fascia iimbilicalis. Cette aponévrose commence à 3 ou 4 centimètres au-dessus de l'anneau ombilical, recouvre la partie postérieure de la veine et descend bien rarement au-dessous delà cicatrice ombilicale: il en résulte que la veine ouïe cordon fibreux qui la remplace se trouve renfermé dans un véritable canal, canal ombilical constitué en arrière par la face postérieure de cette aponévrose, en avant par la face postérieure de la paroi abdominale. Cette lamelle existe surtout chez les individus forts, bien musclés; elle disparaît par suite de la distension de la cavité abdominale ; dans ce canal, la veine est entourée d'une grande quantité de tissu adipeux.
Rapports de la ligne blanche. — En avant, avec la peau, qui est très adhérente, surtout au niveau de l'ombilic ; en arrière, avec le péritoine. Intérieurement, ses rapports avec le péritoine varient suivant l'état de distension ou de plénitude de la vessie : en effet, lorsque la vessie est distendue, le péritoine est repoussé en arrière ; le réservoir de l'urine se met alors en contact avec la paroi abdominale, disposition qui permet d'arriver dans sa cavité par la ligne blanche, soit pour la ponction, soit pour la taille sus-pubiennes. En haut, la ligne blanche est en rapport avec l'appendice xiphoïde ; en bas, avec la symphyse pubienne.
La ligne blanche est formée par l'entre-croisement des fibres aponévrotiques dés muscles grand oblique, petit oblique et transverse,
232 MYOLOGIE.
entre-croisement qui a lieu non-seulement de droite à gauche, mais encore d'avant en arrière pour l'aponévrose du grand oblique, et d'arrière en avant pour l'aponévrose du transverse. Elle a pour tenseurs les muscles pyramidaux,